Accord franco-italien de Rome (1935)

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L'Accord franco-italien de Rome est un traité conclu entre la France et le Royaume d'Italie, signé à Rome en 1935, concernant les possessions coloniales des deux pays en Afrique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 7 janvier 1935, le ministre des affaires étrangères français Pierre Laval et le Président du Conseil italien Benito Mussolini signent les accords franco-italiens à Rome.

Pierre Laval succède à Louis Barthou en tant que ministre des Affaires étrangères après son assassinat à Marseille au côté du roi Alexandre Ier de Yougoslavie, le 9 octobre 1934. Il a emprunté à son prédécesseur l'idée d'un système de sécurité collective destiné à contenir la menace de Hitler en Europe.

Le 4 janvier 1935, Pierre Laval se rend à Rome, capitale de l'Italie fasciste, pour rencontrer Mussolini. Ce fut le début d'une offensive diplomatique destinée à enfermer l'Allemagne d'Adolf Hitler dans un réseau d'alliances.

Il a proposé à Benito Mussolini un traité qui définissait les parties contestées de Côte française des Somalis (aujourd'hui Djibouti) comme une partie de l'Érythrée, redéfinissait le statut officiel des Italiens en Tunisie française, et principalement laissait les mains libres aux Italiens en Abyssinie (cf. Crise en Abyssinie). L'Italie devait également recevoir la bande d'Aouzou qui devait être transférée du Tchad français à la Libye italienne (cette question aura certaines implications dans la Seconde Guerre mondiale et dans les relations post-coloniales entre la Libye et le Tchad).

En échange de toutes ces concessions, la France espérait - cet espoir s'est avéré en vain - le soutien italien contre l'agression allemande.

Voir aussi[modifier | modifier le code]