Abbaye Saint-Florentin de Bonneval

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Abbaye Saint-Florentin-et-Saint-Hilaire
Entrée de l’ancienne abbaye
Entrée de l’ancienne abbaye

Ordre Ordre de Saint-Benoît
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 10′ 40″ N 1° 23′ 05″ E / 48.177891, 1.38468548° 10′ 40″ Nord 1° 23′ 05″ Est / 48.177891, 1.384685  

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Abbaye Saint-Florentin-et-Saint-Hilaire

L’abbaye Saint-Florentin-et-Saint-Hilaire est une ancienne abbaye bénédictine de France fondée en 857, située à Bonneval dans le département d’Eure-et-Loir, dépendante du diocèse de Chartres. Le bâtiment abrite aujourd’hui un hôpital psychiatrique[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère bénédictin de Bonneval fut fondé en 857 par un chevalier nommé Foulques sous les auspices de Charles de Provence. En 861, l’évêque de Chartres Gislebert de Chartres ratifie la fondation.

Primitivement dédiée aux saints Pierre et Marcellin, l’abbaye prit le nom de Saint-Florentin suite au transfert des reliques de saint Florentin et saint Hilaire, martyrisés à Suin en Bourgogne, en hommage aux services rendus par des moines de Bonneval à l’abbé Aurélien, de Saint-Martin d’Ainay. Durant le voyage de retour des religieux, de Roanne à Orléans, il s’opéra tant de miracles sur leur passage et les saints devinrent si populaires que l’abbaye ne fut plus connue que sous le nom de Saint-Florentin.

En l’an 911, l’abbaye de Bonneval eut à souffrir des invasions normandes et fut incendiée. Il faudra attendre une cinquantaine d’années pour assister à sa renaissance, œuvre d’Eudes, fils de Thibaut le Tricheur. En l’an 1110, Louis VI, par politique, prit l’abbaye sous sa protection. Les XIIe et XIIIe siècles marquent l’apogée de l’abbaye de Bonneval. Au XIIe siècle, son abbé Arnaud (ou Ernald) de Bonneval laissa son nom à la postérité comme biographe de saint Bernard de Clairvaux.

La guerre de Cent Ans n’épargna pas l’abbaye. En l’an 1420, Henri V d’Angleterre est sous les murs de Bonneval et l’abbaye est une nouvelle fois pillée et incendiée. Elle ne se relèvera de ses ruines qu’à la fin du XVe siècle sous le gouvernement de René d’Illiers, évêque de Chartres. Il fit construire le logis abbatial sur des soubassements du XIIIe siècle.

En l’an 1568, le grand Condé, à la tête des protestants, attaqua le monastère qui fut en grande partie incendié. La Congrégation de Saint-Maur la réforma à partir de 1660, reconstruisant une partie des bâtiments claustraux.

À la Révolution, le domaine fut déclaré bien national et vendu à un négociant qui y installa une filature puis une fabrique de tapis. Devenu propriétaire de l’abbaye en 1828, le conseil général y établit en 1845 une colonie agricole pour enfants abandonnés qui fit place, en 1861, à l’asile d’aliénés départemental. Le logis abbatial a été restauré à la fin du XIXe siècle dans son style primitif des premiers temps de la Renaissance sous l’impulsion du médecin directeur Vincent Bigot.

L'abbaye a été en grande partie détruite au moment de la Révolution, il en reste malgré tout la porte d'entrée fortifiée et un beau logis abbatial du XVe siècle. Aujourd'hui, elle abrite un hôpital psychiatrique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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