Famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut

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de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4, d'or, au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules (Pechpeyrou) ; aux 2 et 3 : de gueules, à quatre otelles d'argent adossées en sautoir (Comminges)
Devise Ut fata trahunt (Ils vont vers leur destin)
Période XIVe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Quercy
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Pechpeyrou, Beaucaire, Guitaut, Époisses...
Demeures Château de Pechpeyrou (Quercy)
Château d'Époisses (Bourgogne)
Charges Gouverneur général des Antilles française
Ambassadeur de France
Fonctions militaires Maréchal de camp, général, officiers
Récompenses civiles Ordre du Saint-Esprit
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour XVIIIe siècle

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est une famille subsistante de la noblesse française.

Origines[modifier | modifier le code]

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est la branche subsistante de la famille de Pechpeyrou, originaire du Quercy. Régis Valette, dans son Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, donne pour preuves de noblesse à la famille de Pechpeyrou l'année 1346[1], mais les premières mentions de la famille la font remonter au XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, durant la croisade contre les Albigeois, le chef des croisés Simon de Montfort donne la terre dite du Capmas del Cros, à quelques lieues de Montcuq, à un personnage nommé Gaillard de Pechpeyrou, à charge pour celui-ci de fortifier le lieu[2].

Au début du XVe siècle le propriétaire du château est Gaillard de Pechpeyrou, quatrième du nom. Alors que le château de Pechpeyrou est pris par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, il est rasé en 1408 durant le conflit qui opposa les Armagnacs aux Bourguignons[2]. Le château ne sera pas réédifié, mais au début du XVIe siècle la famille de Pechpeyrou conserve encore la moitié de la seigneurie[2].

À la fin du XVIe siècle, la famille de Pechpeyrou se scinde en deux branches :

  • la branche aînée, de Pechpeyrou-Beaucaire, fixée à Lauzerte, est issue de Bernard de Pechpeyrou (1564-1622), baron de Beaucaire et seigneur de Pechpeyrou, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, dont la descendance se perpétue jusqu'au début du XIXe siècle, avec le titre de marquis de Beaucaire[3] ;
  • la branche cadette, de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut, fixée à Guittaut puis à Époisses, est issue de Pons de Pechpeyrou (1565-?), seigneur de Montbarla, marié en 1593 avec Françoise de Comminges, fille de François de Comminges, seigneur de Guitaut, et de Catherine de Noailhan. Le contrat de mariage entre Pons et Françoise stipule que leurs enfants à naître ajouteraient à leur nom et à leurs armes ceux de la famille de Comminges.

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut n'est donc pas à confondre avec la branche subsistante de l'ancienne maison de Comminges, qui est de noblesse d'extraction chevaleresque sur preuves de 1385 et qui porte de gueules à quatre otelles d'argent posées en sautoir[4]. La branche de Comminges-Guitaut, dont est issue l'épouse de Pons de Pechpeyrou, ne s'éteint qu'en 1726, par la mort de François de Comminges-Guitaut, chevalier de l'ordre de Malte, enseigne de vaisseaux, capitaine de cavalerie, à la tête de plusieurs commanderies de son ordre en Flandres, en Anjou et à Coulommiers, ainsi que de l'abbaye Notre-Dame du Louroux.

Au XVIIe siècle, le petit-fils de Pons de Pechpeyrou et de Françoise de Comminges, Guillaume de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut, combat sous les ordres du Grand Condé, dont il devient proche, et est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Par son mariage avec Madeleine de La Grange d'Arquien, héritière du marquisat d'Époisses, il fixe sa famille en Bourgogne.

Au XVIIIe siècle, la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est admise aux honneurs de la Cour.

Depuis le XIXe siècle la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut compte parmi ses membres un général de brigade, un ambassadeur de France[réf. nécessaire], etc.

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) depuis 1939.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Principaux fiefs[modifier | modifier le code]

  • Château d'Époisses, en Bourgogne : en 1661, la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut s'établit en Bourgogne, après avoir acquis par mariage, la terre d'Époisses. La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut possède toujours le château.

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut sont : 1593 de Comminges, d'Eygua, de La Grange d'Arquien, de Verthamon, de Chamillart, Durey de Mesnières, du Champ d'Assaut, de Thomassin de Bienville, Le Cornu de Balivière, Soult de Dalmatie, 1892 de Solages, d'Ursel, Gilormini, Féris, de L'Épine, Doué, etc.

Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

Les Pechpeyrou-Comminges de Guitaut portent :

Écu écartelé :

  • au premier et quatrième d'or au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules (Pechpeyrou)
  • au deuxième et troisième de gueules à quatre otelles d'argent adossées en sautoir (Comminges)

Supports :

  • un léopard lionné d'or à dextre (Pechpeyrou)
  • une licorne d'argent à senestre (Comminges)

Couronne : marquis

Cimier : un lion issant de sable, armé, lampassé et couronné de gueules (Pechpeyrou)

Devise : Ut fata trahunt (Ils vont vers leur destin)

Titres de noblesse[modifier | modifier le code]

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut porte les titres de courtoisie suivants depuis le XVIIe siècle :

  • comte de Guitaut
  • marquis d'Époisses

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 149.
  2. a, b et c Châteaux en Quercy. Pechpeyroux..
  3. Bulletin archéologique et historique, Volumes 26 à 27, Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1898.
  4. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 66.
  5. Charles de Courbon, comte de Blénac, 1622-1696, gouverneur général des Antilles françaises, 1677-1696 ...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 149
  • Jougla de Morenas, Grand armorial de France
  • Armorial de l'Association d'entraide de la noblesse française
  • Bottin mondain
  • Généalogie de la maison de Pechpeyrou, extraite des "Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France": publiées par M. Lainé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]