Famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut

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de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4, d'or, au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules (qui est de Pechpeyrou) ; aux 2 et 3 : de gueules, à quatre otelles d'argent adossées en sautoir (qui est de Comminges)
Devise Ut fata trahunt (Ils vont vers leur destin)
Période XIVe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Quercy
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Demeures Château de Pechpeyrou (Quercy)
Château d'Époisses (Bourgogne)
Charges Gouverneur général des Antilles française
Ambassadeur de France
Récompenses militaires Ordre du Saint-Esprit
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour XVIIIe siècle

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est une famille de la noblesse française subsistante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est originaire de Pechpeyrou en Quercy (deuxième moitié du XIIe siècle ou citée 1233 (Pechpeyrou)[réf. nécessaire] avec preuves de noblesse de 1346.

Le château de Pechpeyrou[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, durant la croisade contre les Albigeois, le chef des croisés Simon de Montfort donne en récompense une terre à un personnage nommé Gaillard. A charge pour celui-ci de fortifier le lieu[1]. Ce personnage était-il noble et est-il à l'origine de l'actuelle famille de Pechpeyrou ? Régis Valette fait remonter la filiation noble de la famille de Pechpeyrou à la première moitié du XIVe siècle soit quelques générations après ce personnage et au début du XVe siècle le propriétaire du château est Gaillard de Pechpeyrou, IVème du nom.

Le château de Pechpeyrou sera pris par les anglais durant la guerre de Cent Ans puis rasé en 1408 durant le conflit qui opposa les armagnacs aux bourguignons[1]. Le propriétaire du château était à cette époque Gaillard IV de Pechpeyrou. Le château ne sera pas relevé mais au début du XVIe siècle la famille de Pechpeyrou sera encore propriétaire de la moitié de la seigneurie[1].

Une alliance avec une branche de la Maison de Comminges[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, la famille de Pechpeyrou contracte une alliance avec une branche de la Maison de Comminges-Peguilhan :

En 1593, Pons de Pechpeyrou épouse Françoise de Comminges, fille de François de Comminges, et de Catherine de Noalhan, de la branche des Comminges-Péguilhan, seigneurs de Guitaut, qui s'éteindra avec la mort en 1712 de Louis de Comminges, seigneur de La Réole, gouverneur de Saumur, veuf de Françoise-Thérèse de Voyer d'Argenson.

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut n'est pas à confondre avec la famille de Comminges, branche subsistante de l'ancienne Maison des comtes de Comminges, qui est de noblesse d'extraction chevaleresque sur preuves de 1385 et qui porte : De gueules à 4 otelles d'argent posées en sautoir[2].

Au service du prince de Condé[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, leur petit-fils, Guillaume de Pechpeyrou, ajoutera à son patronyme et à ses armes ceux de sa grand-mère Françoise de Comminges de Guitaut. Guillaume de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut combattra dans les troupes du grand Condé et sera décoré de l'Ordre du Saint-Esprit.


Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est admise aux honneurs de la Cour au XVIIIe siècle.

Une autre branche de la famille de Pechpeyrou continua toutefois à subsister jusqu'au XIXe siècle avec le titre de marquis de Beaucaire[3] (titre régulier ?).

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis le XIXe siècle la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut compte parmi ses membres un général de brigade, un ambassadeur de France[réf. nécessaire], etc.

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF).

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

XIXe siècle et XXe siècle

Principaux fiefs[modifier | modifier le code]

  • Château de Pechpeyrou, en Quercy
  • Château d'Époisses : en 1661, la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut s'établit en Bourgogne, après avoir acquis par mariage, le "marquisat" d'Époisses. La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut possède encore de nos jours le château d'Époisses :
Article détaillé : Château d'Époisses.


Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut sont : 1593 de Comminges, d'Eygua, de La Grange d'Arquien, de Verthamon, de Chamillart, Durey de Mesnières, du Champ d'Assaut, de Thomassin de Bienville, Le Cornu de Balivière, Soult de Dalmatie, 1892 de Solages, d'Ursel, Gilormini, Féris, de l'Épine, Doué, etc.

Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

Les Pechpeyrou-Comminges de Guitaut portent :

Écu écartelé :

  • au premier et quatrième d'or au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules (Pechpeyrou)
  • au deuxième et troisième de gueules à quatre otelles d'argent adossées en sautoir (Comminges)

Supports :

  • un léopard lionné d'or à dextre (Pechpeyrou)
  • une licorne d'argent à senestre (Comminges)

Couronne : marquis ("marquisat" d'Époisses)

Cimier : un lion issant de sable, armé, lampassé et couronné de gueules (Pechpeyrou)

Devise : Ut Fata Trahunt (Ils vont vers leur destin)

Titres de noblesse[modifier | modifier le code]

La famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut porte les titres de courtoisie suivants depuis le XVIIe siècle :

  • comte de Guitaut
  • marquis d'Époisses

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Châteaux en Quercy. Pechpeyroux..
  2. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 66.
  3. Bulletin archéologique et historique, Volumes 26 à 27, Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1898.
  4. Charles de Courbon, comte de Blénac, 1622-1696, gouverneur général des Antilles françaises, 1677-1696 ...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, année 2002, page 149
  • Jougla de Morenas, Grand armorial de France
  • Armorial de l'Association d'entraide de la noblesse française
  • Bottin mondain
  • Généalogie de la maison de Pechpeyrou, extraite des "Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France": publiées par M. Lainé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]