Surin (Vienne)

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Surin
Surin (Vienne)
La mairie de Surin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Claudie Memin
2014-2020
Code postal 86250
Code commune 86266
Démographie
Gentilé Surinois
Population
municipale
130 hab. (2016 en augmentation de 16,07 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 44″ nord, 0° 22′ 19″ est
Altitude Min. 138 m
Max. 188 m
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.surin86.fr/

Surin est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Surin
Asnois
Genouillé Surin Chatain
Le Bouchage
(Charente)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Surin présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[1], sur les plateaux du Seuil du Poitou, d'argile à silex peu profonde pour 64 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 36 %.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 2 km de cours d'eau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait du latin surrigo qui signifie « lever », « naitre », « commencer », « jaillir ». Il évoquerait l'abondante source qui alimente le ruisseau du Cibioux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Joël Racofier    
mars 2008   Claudie Memin    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 130 habitants[Note 1], en augmentation de 16,07 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
332434336398393394360410385
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360393423393403422403419386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
390387391369357328336322309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
332265254192151172149112130
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 12 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 22 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont stagné et sont passées de 1 152 hectares en 2000 à 1 137 hectares en 2010 dont 229 sont irrigables[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

49 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi un peu de maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 20 % pour le fourrage et 1 % reste en herbe. En 2000, 3 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[9].

5 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins (715 têtes en 2010 contre 483 têtes en 2000). Les élevages de caprins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[9].

La disparition des élevages de caprins est révélatrice de l’évolution qu’a connue, en région Poitou-Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[11].

La disparition des élevages d'ovins est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[12].

Culture local et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Cibioux se situe sur la commune de Surin. Il date des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Il a été construit sur des vestiges d'une ancienne place forte du XIe siècle dont subsistent les tours de défense. Il présente un fort caractère défensif avec ses mâchicoulis et ses tours féodales. Des fenêtres ornées de sculptures de style Renaissance donnent sur une belle terrasse à balustres du XVIIIe siècle. En 1651, l'édifice est acquis par Jean de Reclus, maitre d’hôtel du roi de France Louis XIV(1638-1715). Il transforma la toiture du corps principal à la Mansart. Le château est dévasté lors de la Révolution française. Il cesse d'être habité à partir de 1945. Depuis 1979, il fait l'objet de campagnes de restauration. La terrasse, la toiture, le mur de soutènement et la balustrade sont inscrits comme monument historique depuis 1983.
  • Il est possible de voir sur la commune de Surin l'un des rares pigeonniers-porches du Loudunais. Il est en très mauvais état. Il date des XVe-XVIIe siècles. Le pigeonnier-porche permettait d'accéder à une cour entourée de bâtiments d'exploitation. Ce site fut le siège d'une seigneurie importante attestée dès le XIVe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  12. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013