Stefano Della Bella

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bella.
Stefano Della Bella
Wenceslas Hollar - Stephano della Bella (State 1).jpg

Portrait de Stefano Della Bella gravé par Wenceslas Hollar pour Het Gulden Cabinet de Cornelis de Bie (1662)

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Cavalier polonais

Stefano Della Bella ou Étienne de la Belle (à la cour de France), né le à Florence où il est mort le (à 54 ans), est un graveur aquafortiste italien de l'école florentine de la Renaissance, de style maniériste et baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stefano Della Bella naît dans une famille de peintres, de sculpteurs et d'orfèvres. Il est le fils du sculpteur Francesco di Girolamo Della Bella (mort en 1613). Il apprend avec Giovanni Benedetto Castiglione et le médailleur et ciseleur Gasparo Mola, puis s'oriente ensuite vers le dessin et la gravure auprès de Remigio Cantagallina. Il devient ensuite membre de l'atelier d'Orazio Vanni, puis vers 1625, de celui de Giovan Battista, fils du précédent, et enfin de celui de Cesare Dandini.

Son œuvre de jeunesse consiste à reproduire les eaux-forte de Jacques Callot qui avait été présent à Florence entre 1612 et 1621, venu suivre les enseignements de Cantagallina.

Sous la protection Don Lorenzo de Médicis, fils cadet du grand-duc Ferdinand Ier de Médicis, Della Bella a l'opportunité d'accomplir des voyages d'étude à Rome, où il séjourne de 1633 à 1636 (gravure de la cavalcade célébrant l'entrée à Rome de l'ambassadeur de Pologne le ). Il y copie les antiquités et dessine d'après Raphaël, mais il étudie aussi les contemporains, en particulier les peintres de bambochades.

Il y rencontre des graveurs français et des imprimeurs comme Israël Henriet (oncle d'Israël Silvestre, peintre de la cour) et François Langlois, qui influeront sur sa décision de partir à Paris, quatre ans après la mort de Callot.

De retour à Florence, il exécute pour son mécène Laurent de Médicis, une de ses rares peintures aujourd'hui connue, L'Incendie de Troie où l'on retrouve les éléments de la Rome classique[1].

En 1639, il quitte Florence pour une dizaine d'années et se rend à Paris, grâce aux gravures commandées par le cardinal de Richelieu (gravures du siège et de la prise d'Arras). Il y fréquente des courtisans, des artistes de théâtre et des hommes de lettres.

Il rencontre probablement Rembrandt à Amsterdam en 1647.

Son goût pour la nature se manifeste dans ses tableaux : ses gravures d'animaux, ses paysages révèlent un style vif et plein de fantaisie, maintenant détaché de l'inspiration initiale de Callot. Il étudie aussi la figure humaine et aborde de nouveaux thèmes : les cartes topographiques, les caprices, la décoration (frises et ornements), les sujets militaires (carrousels, ballets de chevaux, exercices militaires).

Rentré à Florence en 1649, il obtient le poste de maître de dessin du prince héréditaire Cosme, le fils du grand-duc Ferdinand II[1]. Il exécute des frontispices, des illustrations de fêtes et des vues qui exaltent les splendeurs médicéennes. Il voyage plusieurs fois à Rome, où il grave quelques vues des ruines antiques en continuant à envoyer ses plaques et des feuilles à ses éditeurs parisiens.

Stefano de la Belle aura ainsi laissé plus de mille gravures dont les collections de Windsor Castle, du Louvre et des Offices sont particulièrement importantes.

Il est enterré dans l'église Sant'Ambrogio.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • La perspective du Pont Neuf de Paris (1646), Blanton Museum of Art at the University of Texas, Austin[2]
  • Paysages maritimes, musée des beaux-arts de Rennes[3]
  • Frontispice des œuvres complètes de Paul Scarron[4]
  • Bandeaux pour le livre Les Triomphes de Louis-le-Juste, Paris, Imprimerie royale, 1649.
  • Entrée à Rome de l'ambassadeur de Pologne en l'année 1633, département des Arts Graphiques, musée du Louvre :
Wjazd poselstwa Jerzego Ossolinskiego do Rzymu.jpg
  • L'Incendie de Troie, huile sur pierre de touche (jaspe noir), 43 × 58 cm, musée des Offices, dépôts. Pièce unique dans sa carrière de graveur et dessinateur, ce tableau avait pour pendant L'Enfer ou le Rapt de Proserpine dû à Vincenzo Mannozzi[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Riccardo Spinelli, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 642
  2. Fiche de La perspective du Pont Neuf de Paris sur le site du Blanton Museum of Art.
  3. Fiche de Paysages maritimes sur le site du musée des beaux-arts de Rennes.
  4. Frontispice sur textesrares.com.
  5. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 401

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 560
  • Charles Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes, tome I, 1854, (réédition Amsterdam, 1970)
  • (de) Thieme-Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Lepizig, vol. 3, 1909, p. 228-230.
  • T. Kamenskaya, L’art graphique d’Etienne de la Belle, dans Annuaire du musée de l’Ermitage, tome I, 1er fascicule, Leningrad, 1936.
  • (en) Anthony Blunt, The Drawings of G.B. Castiglione and Stefano Della Bella in the Collection of her Majesty the Queen at Windsor Castle, Londres, 1954, p.89-124.
  • Ph. D. Massar, Stefano Della Bella. Catalogue raisonné Alexandre De Vesme, New York, 1972
  • Françoise Viatte, Dessins italiens du musée du Louvre. Les dessins de Stefano Della Bella, Paris, 1974.
  • E. Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976.
  • Stefano Della Bella, Musée des Beaux-Arts de Caen, 1998
  • (en) J. Talbierska, Stefano Della Bella - Etchings from the Collection of the Print Room of the Warsaw University Library, Varsovie, 2001
  • Reflets d’Italie, catalogue d’exposition, Liège, Collections artistiques de l’Université, 2006, notice 7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :