Spacetrain

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Spacetrain
logo de Spacetrain

Création
Fondateurs Emeuric Gleizes
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Emeuric Gleizes
Actionnaires Emeuric Gleizes, Kwantum Participations
Activité Recherche industrielle, transport
Filiales Orléans, Belfort
Effectif 10 ingénieurs
Site web https://space-train.fr/

Fonds propres 4 998 500 €

Spacetrain est une startup française fondée par Emeuric Gleizes et la société Kwantum Participations, active dans le domaine de la recherche industrielle.

Depuis 2016, Spacetrain développe une navette du même nom, inspirée de l'Aérotrain, capable de circuler sur coussins d'air à une vitesse moyenne de 540 km/h[1].

Les premiers tests sont prévus en 2020 sur la voie d'essai de l'aérotrain d'Orléans mais l’État refuse[2], ce qui compromet l'avenir de Spacetrain en région Centre-Val de Loire.

Historique[modifier | modifier le code]

Aérotrain de Jean Bertin

Le Spacetrain reprend les principes de l'Aérotrain de Jean Bertin en les modernisant. Le prototype i80-HV de l'Aérotrain avait atteint des records de vitesse sur rail avec 430 km/h en 1974. Ce projet est abandonné en 1977 au profit du TGV[3],[4].

En 2016, Emeuric Gleizes, un entrepreneur français de 34 ans, lance le projet Spacetrain. Son objectif est de tester un premier prototype en 2020 sur l'ancienne voie d'essais de l'Aérotrain d'Orléans, située entre Saran et Ruan, qu'il projette de rénover pour l'occasion[5]. Début 2020, la Direction de l'Immobilier de l’État rejette une demande d'essai grandeur nature entre Chevilly et Cercottes malgré un avis favorable du préfet du Loiret. En difficulté financière, Spacetrain espère encore pouvoir obtenir un accord pour un autre tronçon moins urbanisé entre Ruan et Artenay[2],[6],[7].

Le coût des travaux s’élèverait à 13 millions d'euros[8].

Dans un premier temps il était prévu que Spacetrain évolue dans un tube faiblement pressurisé, afin de limiter les frottements de l'air. Par la suite, cette idée est abandonnée, en raison des contraintes de refroidissement dans un environnement fermé[9].

Le coût de développement du Spacetrain est estimé à huit millions d'euros[10].

En 2019, la société présente une première maquette de sa navette définitive à l'occasion du salon Viva Technology 2019.

Quelques mois plus tard, elle dévoile au public du 53ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace de Paris Le Bourget, le démonstrateur conçu pour les tests prévus en 2020. 50 années auparavant, en juillet 1969, l'ingénieur Jean Bertin exposait sur le même événement son prototype d'Aérotrain i80-250.

Conception et fonctionnement[modifier | modifier le code]

De forme aérodynamique (Cx de 0,1), le Spacetrain est entièrement conçu en fibre de carbone. C'est un véhicule à effet de sol guidé et sustenté par des coussins d’air sur une voie en T inversé large de 3,40 m et haute de 90 cm[11].

La navette est propulsée par une série de moteurs à induction linéaires asynchrones alimentés par des batteries redox flow dotées d’électrodes au graphène et de supercondensateurs.

L'alimentation de la navette est assurée par une série de piles à hydrogène PEM (Proton Exchange Membrane), d’une puissance unitaire de 100 kW.

Le système est piloté par un logiciel d’intelligence artificielle, le H2S2E2, développé en interne, et permettant l’hybridation en temps réel des sources d’énergie[réf. nécessaire].

Deux systèmes de freinage sont utilisés : des freins carbone enserrant le rail vertical et une inversion de la propulsion à assistance magnétique[12].

Le Spacetrain évolue à une vitesse moyenne de 540 km/h (vitesse maximale possible sur la voie d'essais, en raison de sa longueur) mais pourra atteindre 740 km/h et plus à terme[13].

Le premier prototype, d'une longueur de 25 à 27 mètres[14],[15],[16], est prévu pour embarquer de vingt à soixante passagers dans une cabine pressurisée[11]. Spacetrain travaille également à l'élaboration d'une navette commerciale pouvant accueillir 140 passagers[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Choisnet, « Spacetrain : un train du futur à 720 km/h bientôt à l’essai », sur actu.fr, (consulté le 14 août 2019).
  2. a et b « Projet Space Train à Orléans : l'Etat dit non aux essais sur les vieux rails de l'aérotrain », sur francebleu.fr, (consulté le 3 avril 2020)
  3. a et b Philippe Renaud, « La start up SpaceTrain met sur les rails un nouveau projet d'aérotrain », L'Express, .
  4. Philippe Renaud, « Une start-up basée à Orléans souhaite redonner vie à l'aérotrain d'ici 2020 », La République du Centre, .
  5. Philippe Renaud, « Un SpaceTrain à l'essai au nord d’Orléans », L'Echo Républicain, .
  6. « En dépit d'un projet innovant, la société SpaceTrain pourrait être déclarée en situation de cessation des paiements », sur larep.fr, (consulté le 3 avril 2020)
  7. « Le projet de Space Train entre Paris et Orléans en passe de dérailler », sur leparisien.fr, (consulté le 3 avril 2020)
  8. Yohan Demeure, « Face à l’Hyperloop, des ingénieurs travaillent sur un train futuriste qui pourrait filer à plus de 700 km/h ! », SciencePost, .
  9. Sébastien Julian, « Le SpaceTrain entre en gare », L'Express, .
  10. Fabienne Marcel, « Le projet Space train présenté à Saran lors d’une réunion publique le 22 février », Franceinfo, .
  11. a et b Fabienne Marcel, « Space train : le projet fou d'une société pour relancer l'aérotrain en 24 mois ! », Franceinfo, .
  12. « SpaceTrain, la réponse française à l'Hyperloop », Batiactu, .
  13. « Ce TGV du futur pourrait rouler à 1000 km/h », Canal +, .
  14. « Paris-Le Havre en moins de 20 minutes ? », Batiactu, .
  15. Romain Pommier, « Spacetrain : le projet français qui va relier Paris au Havre en 17 minutes », TourMaG, (consulté le 14 août 2019).
  16. Jean-Luc Bouland, « Orléans-Paris en 15 minutes : Spacetrain, un projet qui ne manque pas d’air », Magcentre, (consulté le 14 août 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]