Spacetrain

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Spacetrain
logo de Spacetrain

Création avril 2017
Fondateurs Emeuric Gleizes
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Emeuric Gleizes
Activité Recherche industrielle, transport
Société mère Jacques Vaucanson
Filiales Orléans, Munich, Sydney, Casablanca[1]
Effectif 12 ingénieurs
Site web https://space-train.fr/

Spacetrain est une startup française, filiale de Jacques Vaucanson, active dans le domaine de la recherche industrielle.

Depuis 2016 Spacetrain développe une navette du même nom, inspirée de l'Aérotrain, capable de circuler sur coussins d'air à une vitesse moyenne de 540 km/h pouvant ainsi réduire les temps de trajet entre les villes.

Les premiers tests sont prévus en 2020 sur la voie d'essais de l'Aérotrain d'Orléans.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Aérotrain en 1974.

Le Spacetrain reprend les principes de l'Aérotrain de Jean Bertin en les modernisant. Les prototypes de l'Aérotrain avaient atteint des records de vitesse sur rail avec 430 km/h en 1974. Ce projet est abandonné en 1977 au profit du TGV[2],[3].

En 2016, la startup Jacques Vaucanson crée le projet Spacetrain, avec comme objectif annoncé de tester un premier prototype en 2020 sur l'ancienne voie d'essais de l'Aérotrain d'Orléans, située entre Saran et Ruan, rénovée pour l'occasion[4]. Le coût des travaux s’élèverait à 13 millions d'euros[5].

Dans un premier temps il était prévu que Spacetrain évolue dans un tube faiblement pressurisé, afin de limiter les frottements de l'air. Par la suite, cette idée est abandonnée, en raison des contraintes de refroidissement dans un environnement fermé[6].

Le coût de développement du Spacetrain est estimé à 8 millions d'euros[7].

Conception et fonctionnement[modifier | modifier le code]

De forme aérodynamique, le Spacetrain est entièrement conçu en fibre de carbone. C'est un véhicule à effet de sol guidé et sustenté par des coussins d’air sur une voie en T inversé large de 3,40 m et haute de 90 cm[8].

La navette est propulsée par des turbines à hydrogène et moteurs à induction alimentés grâce à des batteries au graphène. L'hydrogène est stocké sous forme d'hydrure. L'alimentation des coussins d'air est assurée par des piles à combustible disposées sur le toit de la navette.

Deux systèmes de freinage sont utilisés : des freins graphène-carbone enserrant le rail vertical et une inversion de la propulsion à assistance magnétique[9].

Le Spacetrain évolue à une vitesse moyenne de 540 km/h (vitesse maximale possible sur la voie d'essais, en raison de sa longueur) mais pourra atteindre 740 km/h et plus à terme[10].

Le premier prototype, d'une longueur de 27 mètres[11] est prévu pour embarquer 20 à 40 passagers dans une cabine pressurisée. Spacetrain travaille également à l'élaboration d'une navette commerciale pouvant accueillir 140 passagers[2].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]