Opto-électronique

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Ne doit pas être confondu avec Optronique.

L'opto-électronique est à la fois une branche de l'électronique et de la photonique. Elle concerne l'étude des composants électroniques, appelés aussi composants photoniques[1], qui émettent ou interagissent avec la lumière. Parmi eux, se trouvent les capteurs ou les diodes permettant la conversion de photons en charge électrique ou inversement, les systèmes permettant la gestion d'un signal optique dans les télécommunications par fibre optique ou encore les systèmes d'optique intégrée.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Le terme « électro-optique » est parfois utilisé à tort comme synonyme. En français, le terme « électro-optique » n'est pas utilisé comme substantif (tel que l'anglais electro-optics) mais uniquement comme un adjectif (electro-optical en anglais). L'adjectif « électro-optique » caractérise des interactions entre la lumière et un champ électrique, via la modification des propriétés optiques, on parle ainsi de « cristal électro-optique », d'« effet électro-optique » comme l'effet Pockels par exemple.

Théorie[modifier | modifier le code]

Domaine spectral[modifier | modifier le code]

Les composants opto-électroniques sont conçus pour une gamme de longueurs d'onde. Ils sont souvent monochromatiques. Dans le domaine des télécommunications, les composants utilisés comme relais travaillent dans le proche infra-rouge. Il est toutefois possible de parler d'opto-électronique pour des composants fonctionnant dans le domaine Térahertz[2].

Composants opto-électroniques principaux[modifier | modifier le code]

Vue rapprochée d'une photodiode
Vue rapprochée d'une photodiode

Applications[modifier | modifier le code]

Prospective[modifier | modifier le code]

D'après des tests faits avec de la péniciline, puis de l'ampicilline (publication 2019), des antibiotiques peuvent être utilisés pour doper certains composant opto-électroniques courants de type diodes électroluminescentes organiques (OLED) afin d'améliorer leur efficacité quantique. Les charges se distribuent alors sur la structure moléculaire particulière de l'antibioique en facilitent la production d'un dipôle interfacial, de grande ampleur dans le cas de l'ampicilline[4]. Une fusion optimale du matériau avec l'antibiotique permet un alignement de bande interdite amélioré, un équilibre de charge et des excitons agrégés J/H. Les auteurs de cette expérience jugent que l'ampicilline a des propriétés optoélectroniques lui donnant un haut potentiel d'amélioration des OLED et du photovoltaïque[4].

voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Lévy, Physique et technologie des semiconducteurs, PPUR presses polytechniques, (ISBN 9782880742720, lire en ligne), p. 367
  2. Optoélectronique terahertz sur Google Livres - Jean-Louis Coutaz
  3. Interrupteurs optiques, p. 11-13.
  4. a et b Hassan Hafeez, P. Justin Jesuraj, […]Seung Yoon Ryu,& al. (2019) The effect of introducing antibiotics into organic light-emitting diodes |Nature Communications Physics |volume 2, Article n°130 |URL:https://www.nature.com/articles/s42005-019-0228-3 ; et correctif : https://www.nature.com/articles/s42005-019-0246-1