SimCopter

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SimCopter
Éditeur Electronic Arts
Développeur Maxis
Concepteur Will Wright (série des SimCity)

Date de sortie 15 octobre, 1996 (USA)
Genre Simulation
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Windows 95, Windows 98
Média 1 CD-Rom
Contrôle Clavier et Souris ou Joystick

SimCopter était un jeu vidéo de simulation aérienne lancé en 1996 par Maxis. Il s'agissait d'un jeu plaçant le joueur dans une ville en 3D. Comme Streets of SimCity, SimCopter donnait également la possibilité à l'utilisateur d'importer ses propres villes de SimCity 2000 dans le jeu.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le nom SimCopter est une contraction des mots anglais "Simulation" et "Helicopter" et place le joueur dans le rôle d'un pilote d'hélicoptère civil devant effectuer des missions diverses aux commandes de sa machine.

Il existe deux modes de jeu :

Le mode libre permet au joueur d'importer ses propres villes et de voler au-dessus de celles-ci. SimCopter fournit également 30 villes par défaut. Cependant, les villes réalisées par le joueur ont parfois besoin d'être construites avec le principe de SimCopter à l'esprit, et la plupart du temps le joueur doit augmenter le nombre de commissariat de police, de casernes de pompiers et d'hôpitaux pour permettre des interventions et des évacuations plus rapides.

Le second mode, le mode carrière, est le cœur du jeu. Il met le joueur dans la peau d'un pilote effectuant diverses missions dans la ville. Ces missions sont :

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le joueur démarre avec un hélicoptère léger. En accumulant des missions et donc de l'argent, il devient possible d'améliorer son hélicoptère existant ou bien acheter un modèle plus gros et plus performant. Certaines missions nécessitent des équipements particuliers pour les accomplir et une plus grosse machine offre une plus grande vitesse, plus de puissance et de capacité et permet donc de répondre plus efficacement aux missions demandées et de plus en plus complexes. Quand le joueur a accumulé assez de points, le jeu le fait passer à la ville suivante. Il est alors possible de choisir une nouvelle ville de la même difficulté ou bien d'avancer au niveau supérieur : un total 10 niveaux de difficulté sont proposés. De nouveaux types de missions sont introduits et la difficulté des anciennes missions est ainsi augmentée.

Le joueur est assisté par une aide médicale d'urgence et des policiers peuvent être transportés à bord (si le type de machine le permet), pouvant être déployés quand le besoin s'e fait sentir. Le joueur peut aussi guider des voitures de police, des camions de pompier et des ambulances sur les lieux d'intervention.

Il est également possible d'écouter cinq stations de radio virtuelles à bord de l'hélicoptère : classique, rock, jazz, techno et une station "mix" regroupant toutes les musiques des autres radios. Le format du fichier de musique est en basse qualité wav mais si l'utilisateur le souhaite, il peut importer sa propre musique dans le jeu tant que celle-ci utilise le même format audio.

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Les hélicoptères disponibles ou visibles dans le jeu sont :

Équipement[modifier | modifier le code]

Les équipements disponibles dans le jeu sont :

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Un des graphistes du jeu, Jacques Servin, avait inséré des images d'hommes quasi nus et s'embrassant. Celles-ci ont été découvertes par des joueurs peu de temps après le lancement du jeu et ont disparu des rééditions. Le graphiste fut, lui,licencié. Il expliqua que son acte constituait une rébellion contre les conditions de travail chez Maxis et une critique des Bimbos également présentes dans le jeu [1],[2].

Suite à cela, un membre de AIDS Coalition to Unleash Power (ACT UP), avait appelé à boycotter tous les produits de Maxis, proposition qui fut rejetée par Servin[3]. Ce n'est que plusieurs mois plus tard que le collectif RTMark, pionnier en matière d'activisme anti entreprise, revendiqua l'insertion des "himbos" (pétassons) dans SimCopter ainsi que seize autres actions de "subversion créative"[4]. RTMark avait fait transférer 5000 dollars en provenance d’un propriétaire d’un magasin à New York pour permettre à Servin d'agir. Les projets de RTMark visent souvent à saboter les biens fabriqués par des grandes sociétés tout en proposant une réflexion critique et politique[5]. Il s'agissait ici de montrer que l’homosexualité demeure un des tabous indépassables dans les jeux vidéo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The First Hot Coffee », PC Gamer, Future Publishing,‎ March 2007, p. 62
  2. (en) « An Interview with Jacques Servin », rtmark (consulté en 2007-02-17)
  3. (en) Silberman, Steve, « Boycott Maxis? 'Absurd,' Fired Programmer Says », Wired,‎ 1996-12-11 (consulté en 2008-09-12)
  4. (en) Frauenfelder, Mark, « Secret Prankster Fund Goes Public », Wired,‎ 1997-04-08 (consulté en 2008-09-12)
  5. cf. Rachel Greene, L'Art Internet, Paris, Thames & Hudson, 2005, pp. 95-97.