Saint-Germain-de-Pasquier

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Saint-Germain-de-Pasquier
Saint-Germain-de-Pasquier
La mairie de Saint-Germain-de-Pasquier
(la plus petite mairie de France).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
Laurence Laffillé
2020-2026
Code postal 27370
Code commune 27545
Démographie
Population
municipale
123 hab. (2019 en diminution de 15,17 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 47″ nord, 1° 00′ 02″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 145 m
Superficie 1,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grand Bourgtheroulde
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Germain-de-Pasquier

Saint-Germain-de-Pasquier est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Village d'une centaine d'habitants, Saint-Germain-de-Pasquier est notamment connu pour sa mairie. D'une superficie d'environ 8 m2 (2,7 mètres sur 3), elle est en effet la plus petite mairie de France, inscrite au Livre Guinness des records.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Saint-Germain-de-Pasquier sont La Harengère, Saint-Cyr-la-Campagne, Le Bec-Thomas, La Saussaye et Saint-Didier-des-Bois.

Communes limitrophes de Saint-Germain-de-Pasquier[1]
La Saussaye, Saint-Cyr-la-Campagne
Le Bec-Thomas Saint-Germain-de-Pasquier[1] Saint-Didier-des-Bois
La Harengère

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de Saint-Germain-de-Pasquier est de 199 hectares (1,99 km2) avec une altitude minimum de 64 mètres et un maximum de 145 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de l'Oison[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 744 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Canappeville », sur la commune de Canappeville, mise en service en 1960[9] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,6 °C et la hauteur de précipitations de 744 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, dans le département de la Seine-Maritime, mise en service en 1968 et à 22 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,5 °C pour 1981-2010[14], puis à 11 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Pasquier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,9 %), forêts (42,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), zones urbanisées (0,1 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Paskier (charte de Garin, évêque d’Évreux) en 1191[23],[24]; Sanctus Germanus de Pasquerio (second p. d’Évreux) au XIIe siècle[23],[24].

Saint-Germain est un hagiotoponyme, l'église est dédiée à Saint Germain.

Pasquier, du bas-latin *pascuarium (non attesté), « pâturage »[24] (comprendre gallo-roman *PASCUARIU). L'appellatif pasquier, fréquent dans d'autres régions ne semble pas attesté ailleurs en Normandie[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1080, les dîmes de Saint-Germain furent données à l'abbaye Notre-Dame du Bec. La famille de Tournebu qui possédait la seigneurie fut remplacée par les barons du Bec-Thomas qui conservèrent le village jusqu'à la Révolution.

La fontaine Sainte-Clotilde a été pendant longtemps un lieu de pèlerinage très fréquenté, notamment le . On venait y invoquer la sainte pour guérir toutes sortes de maux, et pour donner des forces aux enfants que l'on plongeait dans l'eau très froide de la source. En 1851, afin de revaloriser son culte, l'église et la municipalité décident d'ériger au-dessus de la fontaine, à l’emplacement de l’ancien prieuré Saint-Germain-Gaillard, une petite chapelle de 3 m de long pour 2,70 m de large[25].

Cette chapelle, désaffectée de tout exercice de culte, fit partie des biens de la commune à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Le , le maire de Saint-Germain-de-Pasquier, décide donc d'utiliser le bâtiment en tant que mairie dont la commune était dépourvue, les réunions du conseil municipal se faisant jusqu'alors au domicile de l'édile. C'est ainsi que Saint-Germain-de-Pasquier peut aujourd'hui se vanter de posséder la plus petite mairie de France. Malgré sa petite taille, elle peut, grâce à un agencement judicieux, accueillir le conseil municipal dans sa totalité et la secrétaire de mairie, soit, au total, 12 personnes. Les jours de mariage, la famille des mariés est priée d'attendre sur le trottoir[25],[26].

Saint-Germain possède également une église d’origine romane du XIIe siècle, dont le mur ouest de la nef est construit en pans de bois et dont la charpente est en forme de coque de bateau retournée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Pasquier est rattachée à la communauté d'agglomération Seine Eure.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 février 2014 † Germain Leborgne    
mars 2014 En cours Laurence Lafillé    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2019, la commune comptait 123 habitants[Note 8], en diminution de 15,17 % par rapport à 2013 (Eure : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11813913213914312112590120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
133120113897674636556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403436213119313227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
303390133105139136138131
2019 - - - - - - - -
123--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Germain possède des éléments architecturaux qui datent du XIe siècle (portail)[31]. C'est une des rares églises de Normandie dont le mur gouttereau de la nef (nord) est construite en pans de bois[31].
  • La mairie a une superficie d'environ 8 m2 (2,7 mètres sur 3), elle est en effet l'une des plus petites mairies de France, inscrite au Livre Guinness des records[25],[26]. Elle est installée dans une chapelle abandonnée, désacralisée au début du XXe siècle siècle, aménagée par un architecte naval habitué aux petits espaces. Rien ne laisse penser que ce bâtiment est la mairie du village, à part le petit drapeau tricolore qui flotte sur le toit[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Oison (H5009000) ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Canappeville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Germain-de-Pasquier et Canappeville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Canappeville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Germain-de-Pasquier et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a et b Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 194.
  24. a b c et d François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 176
  25. a b et c « La mairie de Saint-Germain-de-Pasquier dans le Guinness », sur Paris Normandie (consulté le ).
  26. a et b « À Saint-Germain-de-Pasquier, la commune se gère dans 8 m² ! », sur Paris Normandie (consulté le ).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  31. a et b Observatoire du patrimoine religieux : église Saint-Germain (lire en ligne) [1]
  32. Romain Houg, « La mairie de Saint-Germain-de-Pasquier fait la fierté de ce village de l'Eure. », sur rtl.fr, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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