Famille de Saboulin Bollena

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Armoiries des Saboulin Bollena

La famille de Saboulin Bollena (ou Sebolin, ou Sabolin) est une maison d'ancienne extraction (1472 - ANF)[1], de noblesse immémoriale[2] (maintenues de noblesse, en 1668, par Belleguise[3]), ayant toujours eu ses attaches en Provence dans le Var, à Signes[4], jusqu'en 1620, puis à Marseille.

Ils occupèrent à Signes à de nombreuses reprises les fonctions de consuls, viguiers et capitaines généraux[5], tout au long des XVe et XVIe siècle, et s'allièrent avec les familles d'Amalric, d'Artigues, de Beausset, de Glandevès de Cujes, d'Espinassy, de Ferrier de Riez, de Gardiolle, de Geoffroy d'Entrechaux. Pendant les guerres de religion, Bertrand de Saboulin Bollena reçu le commandement de 200 hommes de pied par commission du Comte de Tende en 1520, et Balthazard de Saboulin Bollena fut chargé par commission du gouverneur général de Provence Henri d'Angoulême d’organiser la défense de Signes contre La Ligue soutenue et armée par Charles Emmanuel de Savoie. François de Saboulin Bollena, seigneur de La Motte-du-Caire, avocat au parlement, fut 1er Consul d'Hyères[6] et représenta les états de Provence comme député[7] aux états généraux de 1614[8].

Ils s'établirent ensuite à Marseille. Vincent de Saboulin Bollena, officier-écrivain sur la galère "La Seguirane" du Président de Séguiran, fut reçu le 2 décembre 1639 Conseiller du Roi - Auditeur en la Chambre des Comptes, Aides et Finances[9]. Son frère cadet Pierre de Saboulin Bollena fut juge consul de Marseille en 1668[10], puis échevin[11] en 1682[12]. Il fit bâtir en 1694 l'Église des Capucins. Il participa à la fondation de l'Hospice des Incurables et se distingua par l'aide qu'il apporta aux œuvres de Terre Sainte, notamment la restauration de l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem[13]. François de Saboulin Bollena, dont descend la branche subsistante de la famille, fut 1er échevin-maire[14] (élections du 28 octobre 1702[15]) et conseiller-notaire-secrétaire du Roi en la Grande Chancellerie, maison, couronne de France et de ses finances[16]. Il acquit au début du XVIIIe siècle, l'hôtel de Noailles, où il accueillit lors de leurs visites à Marseille le maréchal de Villars en 1716[14], et Charlotte-Aglaé d'Orléans, duchesse de Modène, en 1720[14]. L'actuel Musée du Vieux Marseille, également appelé Maison Diamantée[17] et considéré comme l'une des plus vieilles demeures de Marseille, fut l'Hotel de Saboulin Bollena[17].

Ils participèrent à l'essor du négoce maritime en commerçant[18] avec les échelles du Levant - Chios[19], Constantinople[20](actuelle Istanbul) et Seyde[21](actuelle Sidon) -, mais aussi avec le Maroc (Tetouan)[22]. Ils furent par ailleurs les premiers à lancer des expéditions vers les îles des Amériques (Caraïbes)[23].

Une branche s'est établie durant le XVIIe siècle[24] et le XVIIIe siècle[25] à Bayonne[26], laquelle compta plusieurs corsaires[27], dont Michel de Saboulin qui partit s'installer à la fin du XVIIIe siècle en Martinique. Jean de Saboulin, écuyer, fut représentant de la noblesse à l'assemblée générale du pays des basques et labour en 1789[28].

Ils vivent depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle[29] à Nice et à Aix-en-Provence[30]. Ils ont également pris racines en Lozère, à Barjac[31], ainsi qu'en Bretagne, à Vannes.

Elle est alliée aux familles d'Adaoust, d'Astorg, Baboin-Jaubert, Borély, de Bec, de Bonnecorse de Lubières, de Boisgelin, de Bouquier de Seillans, Burin des Roziers, de Carbonel de la Motte, de Chautard de Turris, de Clapiers-Collongues, Colin de Janet, de Courson de La Villeneuve, d'Espinassy, de Fauris de Saint Clément, de Félix de La Ferratière, de Ferron, de Galbert, de Gardiolle, de Garidel-Thoron, de Glandevès, de Guerrier de Dumast, de La Borderie, de La Poeze d'Harambure, de Mengin-Fondragon, de Michel d'Hyères, de Montdésir, d'Ortigues, de Paule, de Pontevès-Maubousquet, de Robineau de Beaulieu, de Valavoire, Vernet, de Venel, de Viguerie, Thomassin de Montbel, du Plessis de Grenedan, de Tressemanes-Simiane, de Varax.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française contemporaine, Éditions Robert Laffont, Paris, 1977
  2. Louis Ventre d'Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, volume 2 p. 352 et volume 3 (supplément) p. 307-309, 1776,
  3. Baron du Roure, Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669), 1923, Tome 2, p.583/584
  4. Abbé Dominique Robert de Briançon, L'État de la Provence, tome 3, Paris 1693
  5. Abbé V. Saglietto : La Commune de Signes. Étude archéologique et historique, 1935
  6. Louis-Pierre Anquetil, L'Intrigue du cabinet sous Henri IV et Louis XIII, terminée par la Fronde, tome IV, Paris 1809
  7. Augustin Thierry, Essai sur l'histoire de la formation et des progrès du tiers état, Paris 1853
  8. Duval et Lalourcé, Recueil de pièces originales et authentiques concernant la tenue des états-généraux, tome 5, Paris 1789
  9. Archives municipales de la ville de Toulon antérieures à 1790 - II Finances, impôts et comptabilité, versées aux Archives départementales du Var
  10. Léon Magnan, Histoire des juges consuls et du tribunal de commerce de Marseille, Marseille, [impr. Barlatier] (Marseille), (lire en ligne), p. 168
  11. Paul Masson, Les Bouches-du-Rhône : encyclopédie départementale, 1932
  12. Louis-E. Méry, Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille, depuis le Xe jusqu'à nos jours, tome V, 1847, p. 18
  13. Syndic et Trésorier perpétuel à Marseille de l'Hospice de le Terre Sainte du Couvent des Cordeliers, cf: Lettre écrite de Jérusalem le 11 juin 1698 au sujet du rétablissement de l'église du Saint Sépulcre, accordée aux religieux de Saint François sur la demande de l'Ambassadeur du Roy à la Cour Ottomane - extrait du Mercure galant, octobre 1698 in "Archives des voyages ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres, mémoires, itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages, suivies d'analyses d'anciens voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs" Henri Ternaux-Compans, 1840, p.207
  14. a, b et c Revue de Marseille et de Provence, volume 16, Marseille 1870, p.6
  15. Grosson, Almanach historique de 1779, p. 1094
  16. Abraham Tessereau, Histoire chronologique de la grande Chancellerie de France, tome 2, Paris 1706, p.475
  17. a et b « La Maison Diamantée ou l'Oustau Bigarrado pouncho de diamant », sur Site Officiel de la ville de Marseille
  18. Gabriel-Joseph Lavergne-Guilleragues, Correspondance, 1976
  19. Philip Pandely Argenti, Diplomatic archive of Chios, 1577-1841, Volume 1, University Press, 1954
  20. Edhem Eldem, French trade in Istanbul in the eighteenth century, 1999
  21. Maurice H. Chéhab, Documents diplomatiques et consulaires relatifs à l'histoire du Liban et des pays du Proche-Orient du XVIIe siècle à nos jours, volume 1, numéro 2, éditions des œuvres politiques et historiques, 1975
  22. Henri Marie de La Croix Chastries (comte de), Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845, Volume 1 et 4, E. Leroux, 1931 et travaux du Professeur Penz, lettre du 15 juillet 1684 du consul Jean Peillet
  23. Charles Carrière, Négociants marseillais au XVIIIe siècle : contribution à l'étude des économies maritimes, volume 1, Institut historique de Provence, 1973 p. 68
  24. Société des sciences, lettres & arts de Bayonne, bulletin numéros 114 à 119, p. 460/461
  25. Recueil de documents relatifs à la convocation des États Généraux de 1789, bailliage de Labourd
  26. Mercure de France, novembre 1746
  27. Édouard Ducéré, Histoire maritime de Bayonne : les corsaires sous l'Ancien Régime, 1895
  28. Louis de la Rocque et Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes en 1789, 1866
  29. René Borricand, Les Hôtels particuliers d'Aix-en-Provence, 1971
  30. Antoine C. Sfeir, Le Domaine de Lanfant, mémoire sous la direction du professeur Éric Mension-Rigau, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne 2009. (extrait de)
  31. http://www.francedusud.com/languedoc-roussillon/lozere/vallee-du-lot/barjac.html

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Articles connexes[modifier | modifier le code]