Constance de Moncade

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Constance de Moncade
Titres de noblesse
Vicomtesse de Marsan
-
Prédécesseur
Successeur
Comtesse de Bigorre
-
Prédécesseur
Comtesse titulaire de Bigorre
-
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Mère
Fratrie
Marguerite de Béarn
Mathe de Montcade (d)
Guillaume de Montcade (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Blason du Béarn.svg

D'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre

Constance de Montcade († 1310), est une vicomtesse de Marsan et une comtesse titulaire de Bigorre, fille de Gaston VII de Moncade, vicomte de Béarn et de Mathe de Matha, vicomtesse de Marsan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et mariages[modifier | modifier le code]

Constance, née vers 1245, est la fille aînée de Gaston VII de Moncade, vicomte de Béarn[1] et son épouse son Mathe de Matha, vicomtesse de Marsan.

Elle est mariée au prince Alphonse d’Aragon[2], qui meurt trois jours après le mariage. Après de nouvelles négociations de mariage avec le futur roi Henri Ier de Navarre, elle est mariée en 1269 à Henri d'Almayne, fils de Richard de Cornouailles[2]. Il est assassiné à Viterbe deux ans plus tard.

Le roi d'Angleterre, Édouard Ier intervient dans une lettre adressée à Constance de Moncade en l'engageant à épouser son « cousin », le comte Aymon II de Genève[3]. Le mariage est contracté à Paris, le [4],[2]. Les deux époux se marient au mois de septembre[2],[5]. Le comte de Genève apporte à sa femme « la moitié de ses terres, et [lui assignant] en garantie ses châteaux et mandements d'Annecy, de La Roche, d'Alby et de la Balme », au cas où il meurt avant elle[4]. Le comte Aymon se rend auprès de sa femme à Marsan où il reste, semble-t-il, jusqu'à sa mort, sans avoir eu d'enfant[5].

Contestation de succession[modifier | modifier le code]

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Le testament de sa grand-mère maternelle Pétronille de Comminges († 1251), comtesse de Bigorre et vicomtesse de Marsan, précisait que la Bigorre revenait à sa fille aînée Alix de Montfort, tandis que le pays de Marsan revenait à sa fille cadette Mathe de Matha. Alix meurt en 1255, laissant la Bigorre à son fils Eschivat IV de Chabanais, et Mathe meurt entre 1270 et 1273, laissant le pays de Marsan à Constance. Gaston VII soutient Eschivat à conserver son comté face aux ambitions de Simon V de Montfort, mais conteste le testament de Pétronille à la mort d’Eschivat, et dispute la Bigorre, qu’il revendique au nom de Constance, à Laure de Chabanais, la sœur d’Eschivat.

Mais le roi Édouard Ier d’Angleterre n’accepte pas cette union entre le Béarn et la Bigorre, qui rend Gaston trop puissant à son goût, et fait occuper le comté de Bigorre en 1284 par son lieutenant Jean de Grailly, obligeant Gaston à rappeler ses troupes. Il prend possession de tous les châteaux du comté en 1284[6]. Constance en appelle à Philippe IV le Bel, roi de France, qui ordonne la saisie du comté, se basant sur un acte du comte Bernard II de Bigorre, qu’il interprète comme une donation.

En cette fin de siècle, la vicomtesse adresse également son mécontentement au duc d'Aquitaine face aux agissement de ses représentants dans sa seigneurie, notamment « les difficultés que lui créent les officiers royaux pour tenir sa cour des Sehrs »[1]. En 1189, Édouard Ier intervient pour que la cour puisse se tenir librement[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Constance de Moncade épouse en premières noces le Alphonse d'Aragon († ), fils de Jacques Ier le conquérant[2], roi d'Aragon, et d'Eléonore de Castille.

Elle se remarie en secondes noces le avec Henry de Cornouailles (1235 † 1271), fils de Richard de Cornouailles[2], comte de Cornouailles, puis roi des romains et d'Isabelle Maréchal.

Enfin, en troisièmes noces, elle épouse en 1279 Aymon II, comte de Genève († 1280)[2].

Elle n’eut aucun enfant de ses trois mariages.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Hélène Débax, Vicomtes et vicomtés dans l'Occident médiéval, Presses universitaires du Mirail, coll. « Tempus (Médiévale) », , 337 p. (ISBN 978-2-85816-942-9, lire en ligne), p. 118-120.
  2. a, b, c, d, e, f et g Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 190-191.
  3. Lettre non-datée publiée dans le Régeste genevois (1866) (REG 0/0/1/1162).
  4. a et b Contrat du publié dans le Régeste genevois (1866) (REG 0/0/1/1163).
  5. a et b Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 271.
  6. Prise de châteaux forts en Bigorre au nom du roi d'Angleterre (1284), p. 10-11, Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, année 1951.