GNU Debugger

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GNU Debugger
Description de l'image GDB Archer Fish by Andreas Arnez.svg.
Description de l'image GNU gdb 12.1 screenshot.png.
Informations
Développé par Projet GNUVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 14.1 ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt sourceware.org/git/binutils-gdb.gitVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en C et SchemeVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation GNU/Linux, BSD, Microsoft Windows et macOSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues AnglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Débogueur
Paquet GNUVoir et modifier les données sur Wikidata
Licence Licence publique générale GNU version 3 ou ultérieureVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.gnu.org/software/gdbVoir et modifier les données sur Wikidata

GNU Debugger, également appelé GDB, est le débogueur standard du projet GNU. Il est portable sur de nombreux systèmes type Unix et fonctionne pour plusieurs langages de programmation, comme le C, C++, Fortran, Ada, Objective-C, et le Go. Il fut écrit par Richard Stallman en 1988. GDB est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU GPL.

Histoire[modifier | modifier le code]

GDB a été écrit en premier par Richard Stallman en 1986 en parallèle de son système GNU, après que GNU Emacs ait été considéré comme "raisonnablement stable"[1]. GDB est un logiciel libre sorti sous Licence publique générale GNU (GPL). Il s'inspire du débogueur DBX, qui faisait partie de la distribution Unix de Berkeley.

De 1990 à 1993 il a été maintenu par John Gilmore. Maintenant, il est maintenu par le comité de direction GDB qui a été créé par la Free Software Foundation[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

GDB fonctionne sur de nombreuses architectures de processeur différentes, et permet le débogage distant (par l'intermédiaire d’une liaison série ou d’une connexion IP) d’applications tournant sur une plateforme cible distincte de la plateforme de développement. Ceci éventuellement sur deux types de processeurs différents.

GDB permet de déboguer un programme en cours d’exécution (en le déroulant instruction par instruction ou en examinant et modifiant ses données), mais il permet également un débogage post-mortem en analysant un fichier core qui représente le contenu d’un programme terminé anormalement.

Interfaces utilisateur[modifier | modifier le code]

L’interface de GDB est une simple ligne de commande, mais il existe des applications frontales qui lui offrent une interface graphique beaucoup plus conviviale. L’utilitaire ddd par exemple permet de cliquer sur une ligne de code directement dans le listing pour y placer un point d’arrêt alors que GDB seul nécessite la saisie du numéro de ligne. Notons également que GDB est souvent invoqué en arrière-plan par les environnements de développement intégré comme Eclipse[4].

Débogage à distance[modifier | modifier le code]

GDB offre un mode "distant" qui peut être souvent utilisé lors d'un débogage sur des systèmes intégrés. L’opération à distance correspond au moment où GDB s’exécute sur un ordinateur et que le programme en cours de débogage s’exécute sur un autre ordinateur. GDB peut également communiquer avec le "stub" distant qui comprend le protocole GDB via un périphérique série ou via le protocole TCP/IP. Un programme de remplacement peut être créé en liant aux fichiers de raccord appropriés fournis avec GDB, qui implémentent le côté cible du protocole de communication. Il est également possible d'utiliser gdbserver pour déboguer le programme à distance sans avoir à le modifier.

KGDB utilise également le même mode pour déboguer un noyau Linux en cours d’exécution au niveau source avec gdb. Avec KGDB, les développeurs de noyau peuvent déboguer un noyau de la même manière qu’ils déboguent des programmes d’application. Il permet de placer des points d'arrêt dans le code du noyau, de parcourir le code et également d'observer des variables. Sur certaines architectures où les registres de débogage matériel sont disponibles, il est possible de définir des points de contrôle qui déclenchent des points d'arrêt lorsque des adresses de mémoire spécifiées sont exécutées. KGDB nécessite un ordinateur supplémentaire connecté à l’ordinateur pour être débogué à l’aide d’un câble série ou Ethernet. Sur le système d'exploitation FreeBSD, il est également possible de déboguer en utilisant l'accès direct à la mémoire Firewire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Richard Stallman lecture at the Royal Institute of Technology, Sweden (1986-10-30) » (consulté le ) : « Then after GNU Emacs was reasonably stable, which took all in all about a year and a half, I started getting back to other parts of the system. I developed a debugger which I called GDB which is a symbolic debugger for C code, which recently entered distribution. Now this debugger is to a large extent in the spirit of DBX, which is a debugger that comes with Berkeley Unix. »
  2. Joel Brobecker, « GDB 14.1 released! », (consulté le )
  3. (en) « GDB Steering Committee » (consulté le )
  4. (en) Norman Matloff et Peter Jay Salzman, The Art of Debugging with GDB, DDD and Eclipse, No Starch Press, , 264 p. (ISBN 978-1-59327-174-9, lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]