Réacteur nucléaire d'Arak

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34° 22′ 24″ N 49° 14′ 26″ E / 34.373328, 49.240667

Vue sur les installations du réacteur IR-40. Photo prise en octobre 2012.
Autre vue sur les installations. Photo prise en octobre 2012.

Le réacteur d'Arak IR-40 est un réacteur nucléaire de recherche en construction situé à 60 km au nord-ouest d'Arak(Iran) dans la province de Markazi.

Ce réacteur doit fournir une énergie de moins de 40 mégawatts thermique et l'irradiation du combustible génèrerait 9 ou 10 kg de plutonium par an[1],[2]. Il s'agit d'un réacteur à eau lourde, modéré et refroidi avec l'eau lourde produite dans une usine située sur le même site en fonction depuis 2006[3].

Le combustible nucléaire pour ce réacteur de recherche IR-40 est constitué d'oxyde d'uranium naturel (non enrichi), il est assemblé à la Fuel Manufacturing Plant (FMP) d'Ispahan[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors du discours sur l’état de l’Union du 29 janvier 2002, le président George W. Bush dénonce l’Iran comme l’un des pays de l’axe du Mal, avec l’Irak et la Corée du Nord .

En août 2002, Alireza Jafarzadeh, représentant du Conseil national de la résistance iranienne en exil à Washington, dénonce la construction secrète d'une installation d'enrichissement de l'uranium à Natanz, et d'une usine d'eau lourde à Arak[5]. Cette révélation provoque une crise dans les relations entre les États-Unis et l'Iran. En décembre, les États-Unis accusent l'Iran de concevoir des "armes de destruction massive". L'Iran accepte alors que des agents de l'Agence internationale de l'énergie atomique viennent inspecter ses installations nucléaires[6].

Le projet du réacteur IR-40, qui devait à l'origine être construit dans le centre de technologie nucléaire d'Ispahan, a été officiellement annoncé le 5 mai 2003, et la construction a débuté sur un site situé à 8 km au sud-est du village de Khondab à proximité de la ville d'Arak en juin 2004[7],[8]. En août 2006, plusieurs sources indiquent que le réacteur serait opérationnel en 2009 ou 2011[9].

En juin 2013, alors que l'on installait la cuve du réacteur, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad visite le chantier[10] L'Iran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que le réacteur démarrerait en 2014[11].

En novembre 2013, selon l'organisme de presse israélienne Debka, une explosion aurait eu lieu dans le réacteur à eau lourde d'Arak[12]. L'organisation iranienne de l'énergie atomique a formellement démenti cette information[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre d’information no 115 du comité Stop-Nogent, octobre-novembre 2007
  2. L’atome entre le civil et la bombe - Le Temps, 15 octobre 2013
  3. Nucléaire:l’Iran inaugure l’usine d’eau lourde d’Arak - Le blog finance, août 2006
  4. Nuclear Threat Initiative - Fuel Manufacturing Plant (FMP)
  5. « L’Iran, la bombe : comment sortir du piège nucléaire ? », sur http://www.sortirdunucleaire.org/,‎ (consulté le 26 juin 2015)
  6. « L'évolution du programme nucléaire iranien depuis 1953 », sur http://www.lemonde.fr/,‎ (consulté le 26 juin 2015)
  7. L’Iran poursuit son programme pour un réacteur d’eau lourde - desinfos.com, 24 novembre 2003
  8. (en) Alexander, Yonah; Milton M Hoenig (2008). The New Iranian Leadership Ahmadinejad, Terrorism, Nuclear Ambition, and the Middle East. Greenwood Publishing Group. p. 344. ISBN 0-275-99640-9. (146)
  9. (en) Alexander, Yonah; Milton M Hoenig (2008). The New Iranian Leadership Ahmadinejad, Terrorism, Nuclear Ambition, and the Middle East. Greenwood Publishing Group. p. 344. ISBN 0-275-99640-9. (147)
  10. (en) « Ahmadinejad visits Iran heavy water reactor site », Houston Chronicle, Tehran, Iran,‎ june 9, 2013 8:14am (lire en ligne)
  11. (en) « Iran installs reactor vessel at heavy water site »,‎ (consulté le 9 juin 2013)
  12. (en) Mystery explosion at Iran’s Arak heavy water reactor - Debka, 3/11/2013
  13. Debka : L'explosion dans le réacteur d'Arak?!! - IRIB, 3 novembre 2013

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