Centrale nucléaire de Beloïarsk

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Centrale nucléaire de Beloïarsk
Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Beloïarsk
Bâtiment principal de la centrale nucléaire de Beloïarsk (vu ici en 2005 à partir du lac-réservoir de Beloïarskoïe) près de Zaretchny
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Oblast Oblast de Sverdlovsk
Coordonnées 56° 50′ 30″ nord, 61° 19′ 21″ est
Date de mise en service 1964 (pour le 1er réacteur)
Statut 2 réacteurs AMB-100 et AMB-200, arrêtés
Réacteurs
Type Réacteur à neutrons rapides
Réacteurs actifs 2 réacteurs BN-600 et BN-800
Puissance nominale 1 400 MW
Production d’électricité
Divers
Source froide Pychma

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La centrale nucléaire de Beloïarsk (en russe : Белоярская АЭС, Beloïarskaïa AES) est la deuxième centrale de Russie. Elle est située à Zaretchny, dans l'oblast de Sverdlovsk.
Cette centrale a été la première à utiliser un réacteur à neutrons rapides (RNR) pour une production commerciale d'électricité : le BN-600. Un nouveau réacteur à neutrons rapides, le BN-800, en construction depuis juillet 2006, vient d'être relié au réseau en décembre 2015[1]

La ville de Zaretchny est une ville champignon construite pour les besoins de la centrale nucléaire à laquelle on a donné le nom du district de Beloïarsk. La ville importante la plus proche est Iekaterinbourg.

Description des réacteurs[modifier | modifier le code]

  • Les deux premiers réacteurs (au graphite) ont été mis en service en 1964 et en 1967. Ces deux réacteurs du type AMB-100 et AMB-200 correspondent aux premières versions des réacteurs RBMK ; ils ont été arrêtés en 1983 et en 1989.
  • Le réacteur BN-600, réacteur à neutrons rapides (RNR), est en service depuis 1981 avec une capacité électrique brute de 600 MW.
  • Depuis décembre 2015, le réacteur BN-800 produit de l'électricité sur le réseau de distribution électrique, il s'agit du plus puissant réacteur à neutrons rapides en fonctionnement dans le monde.

BN-800 : Historique[modifier | modifier le code]

La construction d'un nouveau réacteur à neutrons rapides plus important (dit BN-800) fut lancée en 1987, mais les travaux furent suspendus en 1988. En 1992, le président Boris Ieltsine décida de le terminer, mais en raison d'un manque de financement cela ne fut pas possible. La construction avait déjà coûté environ 1000 milliards de roubles. Selon un responsable local (Michaël Bakanov cité par l'OPECST[2]), les travaux ont été relancés en 2010, en visant une fin de construction en 2014, pour une mise en service vers 2020-2022. La durée de vie des réacteurs BN-600 était programmée pour une fermeture en 2010. Le nouveau réacteur ne pouvant être achevé avant 2014-2015 avec le financement en cours, les autorités russes ont été conduites à autoriser la prolongation de durée de vie du réacteur BN-600.

Le réacteur BN-800 a été connecté au réseau en décembre 2015[3].

Un rejet conséquent de ruthénium 106 compris entre 100 et 300 térabecquerels s'est produit, à la fin du mois de septembre 2017 ; au moyen d'une analyse des vents dominants à partir des données météorologiques de Météo France et des résultats des mesures des autres pays européens, l’IRSN a réalisé des simulations afin de localiser et de quantifier le rejet. Il en ressort que « la zone la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural, sans qu’il soit possible de préciser la localisation exacte du point de rejet ». La présence de ce radionucléide dans l’atmosphère ne peut avoir pour origine un accident sur un réacteur nucléaire, car il aurait été dans ce cas accompagné d’autres produits de fission, en particulier d’isotopes radioactifs du césium, qui n’ont pas été détectés ; reste comme seule possibilité un accident dans une installation du cycle du combustible nucléaire, telle qu’une usine de retraitement de combustibles usés, ou dans une unité de fabrication de sources radioactives, le ruthénium étant notamment utilisé dans le domaine médical[4],[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) PRIS : Power Reator Information System, IAEA, dec. 2015
  2. Assemblée nationale & Sénat, OPECST, Rapport sur l'évaluation du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs 2010-2012 (19 janvier 2011), rapporteurs : Christian Bataille et Claude Birraux, PDF, 347 pages ; Voir cahp. A. La centrale de Beloyarsk, pages 86-87/347 de la version PDF du rapport
  3. « Russia connects BN-800 fast reactor to grid », sur world-nuclear-news.org,
  4. « Détection de ruthénium-106 en France et en Europe : Résultat des investigations de l’IRSN », sur www.irsn.fr (consulté le 11 novembre 2017).
  5. « Un mystérieux accident nucléaire se serait produit fin septembre en Russie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).