Réserves de pétrole en Iran

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Champs de pétrole et de champs de gaz iranien et infrastructures.
Réserves prouvées de pétrole en Iran
Article détaillé : Industrie pétrolière en Iran.

Les réserves prouvées de pétrole en Iran, selon son gouvernement, le classe au quatrième rang dans le monde avec environ 150 milliards de barils (24 × 109 m3) en 2014 et même au troisième rang si les réserves canadiennes de pétrole non conventionnel sont exclues[1]. Ceci représente environ 10 % des réserves totales de pétrole prouvées mondiales. En considérant le volume de production de 2006, les réserves de pétrole de l'Iran dureraient 98 années si aucun nouveau champ de pétrole n’était trouvé.

Selon la National Iranian Oil Company (NIOC), les réserves d'hydrocarbures liquides récupérables en Iran, à la fin de 2006, s’élevaient à 138,4 milliards de barils[2]. Des débuts de l'industrie pétrolière en Iran en 1908 à la fin de 2007, l'Iran a produit quelque 61 milliards de barils de pétrole[2].

L'Iran a derrière lui plus d'un siècle d'histoire de l'exploration et de la production de pétrole ; le premier puits d'exploration humide était Masjid Suleiman-1, le 26 mai 1908. Depuis lors, sur la base des derniers rapports pétrolier et gazier, 145 champs d'hydrocarbures et 297 réservoirs de pétrole et de gaz furent découverts en Iran, avec des champs disposant de multiples zones de production. Au total de 102 champs sont des champs pétroliers et le reste 43 sont des champs gazier, et il y a 205 gisements de pétrole et 92 réservoirs de gaz naturel. Selon un rapport de l’énergie en Iran (de 2009, en perse), 78 de ces champs sont actuellement actifs, avec 62 champs terrestres et 16 au large, laissant 67 champs inactifs à l'heure actuelle. Quelque 23 champs d'hydrocarbures se trouvent dans les zones frontalières et sont partagées entre l'Iran et les pays voisins, dont le Koweït, l'Irak, le Qatar, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et le Turkménistan[3].

La production iranienne culmina à 6 millions de barils par jour (950 000 m3/j) en 1974[4], mais l’Iran fut incapable de maintenir ce rythme de production depuis la révolution iranienne de 1979 en raison d'une combinaison de troubles politiques, de la guerre avec l'Irak, d’investissements limités, des sanctions américaines, et d’un taux élevé de déplétion naturel[4]. Les champs pétroliers matures de l'Iran ont besoin de techniques d’amélioration de la récupération du pétrole telles que l'injection de gaz pour maintenir la production[4], qui décline au taux annuel d'environ 8 % pour les champs terrestres et 10 % pour les champs au large[4]. Avec la technologie actuelle, il n’est possible d'extraire que 20 % à 25 % du pétrole[4] des réservoirs carbonatés fracturés de l'Iran, soit 10 % de moins que la moyenne mondiale[4]. On estime que 400 000 à 700 000 barils par jour sont perdus en raison du déclin des champs pétroliers matures[4].

Réserves additionnelles[modifier | modifier le code]

Les réserves de pétrole iranien au début de 2001 furent évaluées à environ 99 milliards de barils. Mais, en 2002, le résultat de l'étude de la NIOC ré-estima les réserves en ajoutant environ 31,7 milliards de barils de réserves récupérables aux précédentes estimations.

La révision des réserves de la NIOC de 2002 provenait des sources suivantes[5]:

  • Révision du volume des champs de pétrole originel qui ajouta 14,3 milliards de barils de pétrole aux réserves de pétrole de l'Iran.
  • Révision des facteurs de récupération de pétrole qui augmenta le taux de récupération moyen des champs de pétrole de 29 % à 36 %.
  • Réserves de gaz de pétrole liquéfié du champ gazier de South Pars (C3 et C4) évalué à environ 3,2 milliards de barils récupérables.
  • Nouvelles découvertes d’environ 700 millions de barils récupérables.

En plus d’importantes réserves, l'Iran a encore un énorme potentiel pour de nouvelles découvertes importantes de gaz dans des zones comme la mer Caspienne, le Nord-Est, en Kavir centrale et en particulier les zones à partir de gisements de gaz de Aghar et Dalan dans la province de Fars jusqu'au le détroit d'Ormuz et au centre du golfe Persique qui pourrait recelait des quantités considérables de ressources de gaz non encore découvertes[6]. Selon la direction de l’exploration de la NIOC, il y a environ 150 anticlinaux inexplorées en Iran[7].

Depuis 1995, la NIOC a fait d’importantes découvertes de pétrole et de gaz, estimées à quelque 84 milliards de barils (1,34 × 1010 m3) de pétrole et au moins 5 400 km3 de gaz, qui sont énumérés ci-dessous[8].

Dans les bassins de Zagros et du golfe Persique, les roches carbonatées du Crétacé et du Tertiaire très poreuses sont des réservoirs de pétrole très importants, tandis que les carbonates du Permo-Trias, en particulier les formations de Dalan et de Kangan, sont les principaux réservoirs de gaz et de condensat.

Il est rapporté que 38 réservoirs de gaz / condensats ont été découverts dans les formations de Dalan et de Kangan. La formation du mi-Crétacé de Sarvak est importante pour le volume de pétrole récupérable qu'elle contient, tandis que la formation de l’Oligo-Miocène d’Asmari est le meilleur producteur actuel[3].

Découvertes de la NIOC depuis 1995[9].
Nom du champ Volume de pétrole total Volume de pétrole récupérable Année de découverte
Milliards de barils Milliards de barils
Azadegan 33,2 5,2
Yadavaran (Kushk+Hosseinieh) 17 3
Ramin [10] 7,398 1,11 2007
South Pars Oil Layer 6 NA
Band-E-Karkeh [11],[12] 4,5 NA 2007
Mansour Abad 4,45 NA 2007
Changoleh [13] 2,7 NA
Azar[14],[13] 2.07 NA 2007
Paranj 1,6 NA 2007
Andimeshk (Balaroud)[15] 1,1 0,233 2007
Binalood[16] 0,776 0,099 2008
Mansouri-Khami layer[14] 0,760 NA
Jofeyr-Fahliyan layer[17],[18] 0,750 NA 2008
Asaluyeh[19] 0,525 NA 2008
Arvand[20] 0,500 NA 2008
Sumar[21] 0,475 0,070 2010
Tusan 0,470 NA 2006
Arash 0,168 NA
Total 84,442 NA

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2178rank.html
  2. a et b OPEC Annual Statistical Bulletin 2006
  3. a et b Persia Land of Black Gold, Retrieved 2012-4-14.
  4. a, b, c, d, e, f et g « Iran Oil », Country Analysis Briefs, US Energy Information Administration, (consulté le 27 avril 2008) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « EIAIran » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  5. The 8th IIES International Conference “Energy Security and New Challenges”, held in 29–30 November 2003, IRIB Conference Center, Tehran, Iran [1]
  6. Undiscovered Oil and Gas Resources of Lower Silurian Qusaiba-Paleozoic Total Petroleum Systems [2]
  7. Farsnews.com 17 Apr 2008 [3]
  8. Iran Oil Ministry Annual Bulletin, 5th Edition, pages 190-193 (available in persian)(كتاب نفت و توسعه).[4] and Iran Energy Balance Sheet (ترازنامه انرژی ایران ) (available in Persian), Pages 132 & 175, Published by; Iran’s Energy Ministry, Secretariat of Energy and Electricity,2006 [5]
  9. Iran Oil Ministry Annual Bulletin, 5th Edition, pages 190-193 (available in persian)(كتاب نفت و توسعه).[6] and Iran Energy Balance Sheet (ترازنامه انرژی ایران ) (available in Persian), Page 132, Published by; Iran’s Energy Ministry, Secretariat of Energy and Electricity,2006 [7]
  10. NIOC Official News Agency,(www.Shana.ir), April 23, 2005, [8]
  11. NIOC Official News Agency,(www.Shana.ir),25/4/2009, [9]
  12. NIOC Official News Agency,(www.Shana.ir),25/4/2009[10]
  13. a et b NIOC Official News Agency,(www.Sahan.ir), October 15, 2007,[11]
  14. a et b NIOC Official Web Site,(www.NIOC.ir),[12]
  15. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [13]
  16. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [14]
  17. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [15]
  18. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), July 02, 2008, [16]
  19. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [17]
  20. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [18]
  21. NIOC Official News Agency, (www.Shana.ir), [19]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]