Institut de physique nucléaire d'Ulugbek

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L'Institut de physique nucléaire d'Ulugbek de la capitale Ouzbek, Tashkent, qui porte le nom du sultan Ulugh Beg, est le plus grand centre de recherche en Asie centrale, sur 1 500 employés on compte 350 scientifiques[1].

L'institut possède deux réacteurs de recherche : un réacteur nucléaire VVER-SM (10 MW) et un réacteur IIN-3M FOTON (20 kW), ainsi que 2 cyclotrons, une source de rayonnement gamma, un générateur de neutrons et un complexe radiochimique[2]. L'institut travaille à la production de radionucléides[1].

Le réacteur de recherche IIN-3M FOTON, d'une puissance de 20 kilowatts, diverge en décembre 1975[3].

En 2002, les États-Unis prévoient de racheter 70 kilos d'uranium enrichi pour que la Russie puisse récupérer ces matériaux fissiles pour les transformer en uranium non militaire dans le cadre d'une opération russo-américaine confidentielle[4].

En 2008, le réacteur VVR-SM est chargé d'assemblages de combustible à l'uranium faiblement enrichi (19,7 % d'uranium 235) à la place de l'uranium hautement enrichi (36% d'uranium 235) qui l'alimentait auparavant[5].

En avril 2012, le gouvernement ouzbek demande à l’AIEA de soutenir son programme de démantèlement du réacteur IIN-3M FOTON. Il est mis à l'arrêt en juin 2013[3]. En 2015 débute le déclassement de ce réacteur de recherche, qui doit s’achever mi-2017[6]. Après le retrait du combustible liquide irradié présent dans ce réacteur de recherche, et son acheminement en Russie, l’Ouzbékistan ne dispose plus d'uranium hautement enrichi[7].

En juillet 2016, le réacteur VVER, réacteur de recherche de type piscine[8] d'une puissance de 10 mégawatts est à son tour mis définitivement à l'arrêt, sur décision du gouvernement ouzbek, en étroite collaboration avec l’AIEA[6].

Références[modifier | modifier le code]