Anglo-Persian Oil Company

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L'Anglo-Persian Oil Company (APOC) a été fondée en 1909 à la suite de la découverte d'un vaste gisement pétrolier à Masjed Soleiman, en Iran, le 26 mai 1908[1]. Elle a été la première société à exploiter les réserves pétrolières du Moyen-Orient. L'APOC a été renommée en Anglo-Iranian Oil Company (AIOC) en 1935, et finalement en British Petroleum Company (BP) en 1954.

La concession D'Arcy[modifier | modifier le code]

L'homme d'affaires britannique William Knox D'Arcy entreprend en 1901 de financer la recherche de gisements pétrolifères en Perse. Les premières prospections sont conduites par Sir Henry Drummond Wolff, Antoine Kitabgi et Édouard Cotte. D'Arcy, sûr de son fait, envoie à Téhéran son homme de confiance Alfred Marriott qui négocie le 28 mai 1901 avec le shah de Perse Mozaffaredin Chah une concession cédant au Royaume-Uni le contrôle des réserves pétrolières iraniennes pour une durée de 60 ans contre la somme de 10 000 £ sur une zone de 480 000 km2. Une équipe de forage conduite par George B. Reynolds se mit alors à l'œuvre.

Dans les années 1920, l'explosion de la production de pétrole[2] au Texas, à la suite des découvertes de la Yount-Lee Oil Company à 800 mètres sous terre le 13 novembre 1925, débouche sur une production record de 21 millions de barils en 1927, et place la Standard Oil en position de force face à la Royal Dutch et à l'Anglo Persian Oil (négociations entre les « Big Three » lors des découvertes de réserves, également immenses, en Iran)[3].

Mohammad Mossadegh, premier ministre d'Iran en 1951, obtient la nationalisation de la compagnie anglaise. Fait sans précédent, mais qui précipita sa chute lors du coup d'Etat organisé par les USA qui porte au pouvoir Reza Chah (voir crise d'Abadan).

Flotte marchande[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, cette société a 93 pétroliers océaniques. À la fin de la guerre, près de la moitié de ces navires ont été perdus et 657 hommes ont été perdus à cause des actions de l'ennemi[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R. W. Ferrier, J. H. Bamberg,The History of the British Petroleum Company, vol.1, Cambridge University Press, 1982 (ISBN 0-521-24647-4) p.114
  2. http://penseespolitiques.over-blog.fr/article-la-voiture-electrique-une-alternative-necessaire-69066498.html
  3. "1900-2000, un siècle d'économie", page 137, aux Editions Les Echos, coordonné par Jacques Marseille
  4. (en) « The War Years », sur Dukes Wood Oil Museum (consulté le 4 juillet 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]