Pierre Joseph Demongé Chardigny

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Pierre Joseph Demongé Chardigny, né le à Aix-en-Provence et mort le à Paris, est un sculpteur et médailleur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre-Ange de Tayllerand-Périgord, archevêque de Paris (1821), médaille.

Fils aîné de Barthélémy-François Chardigny et de Marie Rose Demongé, il est reconnu sous le nom de Pierre Joseph Demongé dit Chardigny[1]. Il suit l'enseignement de son père jusqu'en 1813 date de la mort de celui-ci. Admis le à l'École des beaux-arts de Paris[2], il est l'élève de François Joseph Bosio et Pierre Cartellier. Élu membre de l’Académie des beaux-arts de Paris le [3], il expose régulièrement au Salon de Paris.

Il va se fixer en Espagne en 1831 à la suite de la commande du Monument à Ferdinand VII qui fut érigée à Barcelone la même année[4]. Une réplique de ce monument a été élevée à Grenade en 1835. Les travaux qu'il mène à bien en Espagne lui valent d'être nommé chevalier de l'ordre d'Isabelle la Catholique et de l'ordre du Christ du Portugal et du Lion néerlandais[5].

En 1833, il revient en France et est nommé secrétaire de la Société libre des beaux-arts de Marseille. Il propose en 1836 un projet de couronnement pour l'arc de triomphe de l’Étoile de Paris[6],[7]. En 1838, à la suite d'un jugement de faillite, il part à Londres pour échapper à une condamnation. Pendant son séjour à Londres, il est professeur, directeur d'une école d'art et expose à la Royal Academy[5].

De retour en France en 1844, par la grâce de Louis-Philippe[8], il expose les bustes de Junon et L'Innocence. En 1847, il réalise le buste en bronze de l'ingénieur mécanicien Henri Gambey[9] qui orne sa tombe au cimetière du Père-Lachaise. En 1848, il réalise un médaillon en plâtre de Joseph Réattu[10], exposé au Salon. Trois exemplaires de ce médaillon ont été réalisés : ils sont conservés à Paris au musée du Louvre, au musée Réattu d'Arles et au palais Longchamp à Marseille. En 1849, Pierre Joseph Demonge Chardigny est reçu au palais de l’Élysée pour une audience lors des soirées données par le président Louis Napoléon Bonaparte[11]. Il travaille au palais du Louvre à la restauration de la galerie d'Apollon sous les ordres de Félix Duban.

En 1855, il effectue un nouveau séjour en Espagne, à Grenade d'où il envoie un buste en marbre de la Sainte Vierge pour l'Exposition universelle de 1855 à Paris au palais de l'Industrie[12]. Il envoie ses deux groupes en terre cuite, Satyre et Bacchante et Mercure et Khione, au Salon de 1866.

Pierre Joseph Demongé Chardigny meurt des suites d'une variole hémorragique à Paris à l'hôpital Necker le [13].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres non localisées[modifier | modifier le code]

  • Léda, 1823, statue demi-nature en plâtre.
  • Buste du roi René.
  • Buste de Monseigneur de Belzunce, évêque de Marseille[16].
  • Junon, 1850, buste en marbre.
  • L'Innocence, 1850, buste en marbre.
  • Antoine Coypel, 1851, buste en plâtre[17]

Médaille[modifier | modifier le code]

Salons et expositions[modifier | modifier le code]

  • Salon de 1819 : Homère et Bélisaire, bas-reliefs ; deux médailles.
  • Salon de 1822 : Le Cardinal de Talleyrand-Périgord, buste (no 1375) ; M*, buste (no 1376)[18].
  • Salon de 1824 : Le Duc d'Angoulême et SAR Monsieur, bustes en bronze ; Jeune Nymphe jouant avec un cygne.
  • Salon de 1827 : Vierge buste (exposé au Louvre[Quand ?]).
  • Salon de 1835 : Baigneuse, statue en plâtre.
  • Salon de 1847 : un magistrat, statue demi-nature en marbre ; Figure de Vierge en marbre.
  • Salon de 1848 : Joseph Réattu, médaillon en plâtre ; Gambey, buste en plâtre.
  • Salon de 1850 : Saint Augustin, évêque d'Hippone, statue colossale en plâtre.
  • Salon de 1866 : Satyre et Bacchante, groupe ; Mercure et Khione.
  • Exposition universelle de 1855 à Paris : Vierge, buste en marbre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence, registre naissances, année 1794.
  2. Archives nationales, AJ52 234.
  3. Registre des délibérations de l'Académie, séance du 2 décembre 1819.
  4. Guyot de Fere, Annuaire des Artistes Français, 1re année, 1832.
  5. a et b Archives du Louvre, S30, lettre du 12 octobre 1843.
  6. Bibliothèque d'Angers, catalogue des manuscrits, no 1042.
  7. Nouvelles archives de l'Art français, tome 4[réf. incomplète].
  8. Archives du Louvre, S30, lettre d'avril 1844.
  9. Nouvelles archives de l'Art Français, 1897, p. 119.
  10. Joseph Réattu était un ami de son père Barthélemy-François Chardigny.
  11. Archives du Louvre, S30, lettre du 28 février 1857.
  12. Balteau, Dictionnaire de Biographie française.
  13. Registre des décès[Où ?], 3Q 2/53.
  14. « Gambey Henry (1787-1847) », notice sur appl-lachaise.net.
  15. Pratique du marbre par Captier.
  16. Série des Hommes célèbres, no 411.
  17. Archives nationales, Arcade (F/21/0070 ; dossier 1, série 1).
  18. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure, 1822.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Balteau, Dictionnaire de biographie française.
  • Dictionnaire Bénézit.
  • Stanislas Lami, Dictionnaire de la sculpture de l'École française.
  • Guyot de Fere, Annuaire des artistes français, 1835.
  • Gabet, Dictionnaire de l’École française, 1831.
  • De Champeaux, Dictionnaire des fondeurs, 1886, p. 273.
  • Livrets des salons de Paris : 1822, p. 152 ; 1824, p. 190 ; 1827, p. 158 ; 1835, p. 214 ; 1847, p. 235 ; 1848, p. 346 ; 1850, p. 263 ; 1855, p. 465 ; 1866, p. 348.
  • Inventaire général des richesses d'arts de la France, monuments civils.
  • Nouvelles archives de l'art français, 1888 et 1897.

Liens externes[modifier | modifier le code]