Pierre Joseph Demongé Chardigny

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Pierre Joseph Demongé Chardigny
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Sculpteur, graveurVoir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Joseph Demongé Chardigny est un sculpteur et graveur en médailles français, né à Aix-en-Provence le 20 février 1794 et décédé à Paris le 20 avril 1866, âgé de 72 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils aîné de Barthélémy-François Chardigny et de Marie Rose Demongé, il est reconnu sous le nom de Pierre Joseph Demongé dit Chardigny[1]. Il suit l'enseignement de son père jusqu'en 1813 date du décès de celui-ci. Admis le 15 septembre 1814 à l'École Nationale des Beaux Arts de Paris[2], il est l'élève de Bosio et Cartellier. Élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de Paris le 2 décembre 1819[3], il expose régulièrement au Salon de Paris.

Il va se fixer en Espagne en 1831 à la suite de la commande de la statue de Ferdinand VII qui fut érigée à Barcelone la même année[4]. Une réplique de ce monument a été élevée à Grenade en 1835. Les travaux qu'il mène à bien en Espagne lui valent d'être nommé Chevalier de l'Ordre d'Isabelle la Catholique et de l'Ordre du Christ du Portugal et du lion néerlandais[5].

En 1833 il revient en France et est nommé secrétaire de la société libre des Beaux Arts de Marseille. Il propose en 1836 un projet de couronnement pour l'Arc de triomphe de l’Étoile de Paris[6],[7]. En 1838, à la suite d'un jugement de faillite, il part à Londres pour échapper à une condamnation. Pendant son séjour à Londres, il est professeur, directeur d'une école d'art et expose à la Royal Academy[5].

De retour en France en 1844, par la grâce de Louis-Philippe[8], il expose un buste de Junon et de l'Innocence. En 1847, il réalise le buste en bronze de Henri-Prudence Gambey[9] (ingénieur mécanicien) qui orne sa tombe au cimetière du Père Lachaise. En 1848, il réalise un médaillon en plâtre de Joseph Réattu[10], exposé au Salon. Trois exemplaires de ce médaillon ont été réalisés : ils se trouvent aujourd'hui au Musée du Louvre (réserves), au Musée Réattu en Arles et le dernier au Palais Longchamp à Marseille. En 1849, Pierre Joseph Demonge Chardigny est reçu à l’Élysée pour une audience lors des soirées données par le président Louis Napoléon Bonaparte[11]. Il travaille au Louvre à la restauration de la galerie d'Apollon sous les ordres de Félix Duban.

En 1855, nouveau séjour en Espagne, à Grenade d'où il envoie un buste en marbre de la Sainte Vierge pour l'Exposition universelle de Paris de 1855 qui a lieu au Palais de l'Industrie[12]. En 1866, il réalise pour le Salon de Paris deux groupes en terre cuite de Satyre et Bacchante et Mercure et Khione. Il décède à l'hôpital Necker le 22 avril 1866[13], des suites d'une variole hémorragique.

Œuvres et commandes diverses[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1821: médaille commémorative de la peste de 1720 représentant monseigneur de Belzunce et médaille de monsieur de Talleyrand -Périgord.
  • 1823 : sculpture d'une Leda, modèle en plâtre, demi nature et la médaille de Bernardin de Saint Pierre.
  • 1827 : Salon de Paris : buste de la Vierge. Elle fut exposée au Louvre.
  • Buste du roi René, buste de monseigneur de Belzunce[14], évêque de Marseille.
  • 1830 : buste du Roi dans les appartements du Palais Royal.
  • 1835 : Baigneuse statue en plâtre
  • 1847 : statue d'un magistrat en marbre, buste en bronze de Gambay qui orne sa tombe au cimetière du Père Lachaise
  • 1850 : deux bustes en marbre (Junon et l'Innocence).
  • 1851 : buste en plâtre de Coypel[15]
  • 1859 : buste en pierre de Berthereau, , ancien Président du Tribunal de 1re Instance. Le buste se trouve dans l'Atrium du 1er étage conduisant aux chambres civiles du Palais de Justice de Paris. Buste payé 1 300 F par le Préfet de Seine.

Salons de Paris et Expositions[modifier | modifier le code]

  • Salon 1819 : deux bas reliefs: Homère et Bélisaire et deux médailles
  • Salon de 1822: buste du cardinal de Talleyrand-Périgord (no 1375) et buste de M* (no 1376)[16]
  • Salon de 1824: deux bustes en bronze, le Duc d'Angoulême et SAR Monsieur et Jeune Nymphe jouant avec un cygne
  • Salon de 1827: buste de la Vierge. Elle fut exposée au Louvre
  • Salon de 1835 : statue en plâtre Baigneuse
  • Salon de 1847: un magistrat statue demi nature et Figure de Vierge en marbre
  • Salon de 1848: médaillon en plâtre de Joseph Réattu, modèle en plâtre du buste de Gambey
  • Salon de 1850: statue colossale en plâtre de Saint Augustin, évêque d'Hippone
  • Salon de 1866: statue de Satyre et Bacchante et Mercure et Khione
  • 1855 : Exposition universelle de Paris au Palais de l'industrie : buste en marbre de la Vierge

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville de Paris : statue de Jean Goujon
  • Église Saint Augustin de Paris: statue en pierre du prophète Daniel (façade latérale droite)
  • Musée Réattu à Arles: médaillon en terre de Jacques Réattu
  • Musée du Louvre: département sculpture, médaillon de Jacques Réattu
  • Musée des Beaux-arts de Troyes: bustes en bronze de Louis Ulbach et Bérenger
  • Opéra de Paris : buste de Habeneck en marbre, copie de Captier d'après le buste en terre cuite de PJ Chardigny (galerie du glacier)
  • Musée des Beaux-Arts de Marseille: buste d'Habeneck en terre cuite et médaillon de Jacques Réattu
  • Musée Granet à Aix-en-Provence: médaillon de Jacques Réattu
  • Palais de Justice de Paris: statue de Berthereau
  • Musée de Périgueux: buste de Dante
  • Cimetière du Père Lachaise: buste en bronze de Gambey
  • Musée de Pau : buste en bronze d'Henry IV
  • Musée national du château de Compiègne: bustes en bronze de l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Balteau, Dictionnaire de biographie française.
  • Bénézit, Dictionnaire des sculpteurs.
  • Lamy, dictionnaire de la sculpture de l'École française.
  • Guyot de Fere, annuaire des artistes français, 1835.
  • Gabet, dictionnaire de l’École française, 1831
  • De Champeaux, dictionnaire des fondeurs, 1886, p. 273
  • Livrets des salons de Paris, 1822 page 152, 1824 page 190, 1827 page 158, 1835 page 214, 1847 page 235, 1848 page 346, 1850 page 263, 1855 page 465, 1866 page 348.
  • Inventaire général des richesses d'arts de la France, monuments civils.
  • Nouvelles archives de l'art français, 1888 et 1897
  • Ministère de la culture : base Joconde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AD13, Aix-en-Provence, registre naissances, année 1794
  2. Archives nationales, AJ52 234
  3. Registre des délibérations de l'Académie, séance du 2 décembre 1819
  4. Guyot de Fere : annuaire des Artistes Français, 1re année, 1832
  5. a et b Archives du Louvre, S30, lettre du 12 octobre 1843
  6. Bibliothèque d'Angers, catalogue des manuscrits, no 1042
  7. Nouvelles archives de l'Art français, tome 4
  8. Archives du Louvre, S30, lettre d'avril 1844
  9. Nouvelles archives de l'Art Français 1897, page 119
  10. Joseph Réattu était un ami de son père Barthélemy-François Chardigny
  11. Archives du Louvre, S30, lettre du 28 février 1857
  12. Balteau, Dictionnaire de Biographie française
  13. Registre des décès, 3Q 2/53
  14. Série des Hommes célèbres, no 411
  15. Archives nationales, Arcade (F/21/0070 ; dossier 1, série 1)
  16. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure, 1822