Charles Gabet

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Charles Gabet
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Décès
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Louis Charles Henry Joseph Onésime GabetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Enfant

Louis Charles Henry Joseph Onésime Gabet (1793-1861) est un peintre portraitiste et policier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Courbevoie, il était fils de Pierre-Charles-Laurent Gabet, maître de pension, et Charlotte Bobillier.

Peintre portraitiste en miniature et à l'aquarelle, il représenta nombre de membres de la bonne société : aristocrates, personnalités politiques, diplomates et militaires.

Il publia aussi en 1831 un monumental Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle qui s'imposa comme une référence bibliographique majeure sur les milieux artistiques de son temps, puis s'intéressa à la photographie.

Il mena en parallèle une carrière de fonctionnaire, comme chef de bureau au Ministère de l'Intérieur puis dans l'emploi de commissaire de police du quartier de la Porte Saint-Martin. À ce titre, il procéda entre autres à l'arrestation du socialiste François-Vincent Raspail accusé de conspiration. Il fut surtout occupé du maintien de l'ordre dans le quartier animé dont il avait la charge, caractérisé par la présence de nombreux théâtres du boulevard.

Il décéda le dans le 10e arrondissement de Paris[1].

Il ne doit pas être confondu avec son fils le librettiste Charles Gabet qui lui succéda comme commissaire de police.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale, Paris, Madame Vergne, , 710 p. (lire en ligne)
  • Musée daguerrien, album des célébrités théâtrale, portraits et biographie, avec des photographies de Malacrida (1850)
  • Un recueil de ses œuvres picturales est conservé par la Bibliothèque nationale de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, état-civil numérisé du 10e arrondissement de Paris, registre des décès de l'année 1861, acte No 4433 (vue 30/31 de la numérisation). L'ancien policier meurt à son domicile situé au no 204 Quai de Jemmapes.

Liens externes[modifier | modifier le code]