Philippe Le Guillou

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Philippe Le Guillou
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Philippe Le Guillou au Salon du livre de Paris en 2011.

Naissance (57 ans)
Le Faou, Finistère
Activité principale
Écrivain
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
roman, essai, critique

Philippe Le Guillou, né le au Faou dans le Finistère, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Le Guillou est né au Faou, dans la maison de ses grands-parents maternels située au lieu-dit Kerrod, ce qui veut dire « maison de la mer »[1] (Les Marées du Faou, en 2002, sont consacrées à ce village et en célèbrent "la ferveur des commencements", à laquelle le reste de l'œuvre fait régulièrement écho). Après avoir passé son enfance dans les Côtes-du-Nord jusqu'en 1968, il grandit à Morlaix. C'est cette ville qui sert de modèle à la cité où déambule le héros de son premier roman, L'Inventaire du vitrail (1983).

Il obtient le baccalauréat en 1977 et entre en classes préparatoires au lycée Chateaubriand de Rennes[2]. Les épisodes les plus forts de son adolescence sont la matière du Passage de l'Aulne (1993), roman de formation autobiographique où est évoquée, notamment, la venue à l'écriture[3].

Son mémoire de maîtrise porte, en 1980, sur La Voie royale, roman dont Philippe Le Guillou reparlera dans L'Inventeur de royaumes (1996), publié à l'occasion de la translation au Panthéon des cendres d'André Malraux. Professeur de lettres, il enseigne jusqu'en 1995 à Brest puis à Rennes avant d'être nommé, au printemps de la même année, inspecteur pédagogique régional et affecté à l'académie de Versailles. Il s'installe alors à Paris, qui occupera désormais une place importante dans ses romans. Il publie d'ailleurs en 2001 un essai en forme de promenade consacré à ses lieux parisiens, Paris. Une porte derrière la Bretagne.

Devenu en 2002 inspecteur général, il partage son temps entre ses fonctions de doyen du groupe des lettres et son séminaire à Sciences Po, qui porte notamment sur le roman moderne et contemporain. C'est à ce titre que le syndicat national des enseignements de second degré notamment[4] l'accuse d'avoir favorisé en 2010 la mise au programme du baccalauréat des Mémoires de De Gaulle, à qui Le Guillou a consacré un ouvrage, justement réédité en juin de la même année[5].

Le 8 décembre 2011, il est candidat au fauteuil de Pierre-Jean Rémy à l'Académie française. Avec successivement 1, 2 et 2 voix aux trois tours de scrutin[6], il n'est pas élu.

Philippe Le Guillou préside avec Claudine Glot le Centre de l'imaginaire arthurien basé au château de Comper-en-Brocéliande[7], et, depuis 2012, le jury du Prix Bretagne[8].

Le Stabat Mater qu'il a écrit pour le compositeur Éric Tanguy a été créé à Aix le 25 avril 2014 dans le cadre du vingt-cinquième festival de Pâques.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Inventaire du vitrail (Mercure de France, 1983)
  • Les Portes de l'apocalypse (Mercure de France, 1984)
  • Le Dieu noir (Mercure de France, 1987). Chronique imaginaire du pontificat d'un pape africain, Miltiade II.
  • La Rumeur du soleil (Gallimard, 1989)
  • Le Donjon de Lonveigh (Gallimard, 1991). Un écrivain reclus en Irlande reçoit un jeune critique littéraire.
  • Le Passage de l'Aulne (Gallimard, 1993). Un jeune homme fait retour sur lui-même, notamment sur ses années d'études en Bretagne
  • Livres des guerriers d'or (Gallimard, 1995)
  • Les Sept Noms du peintre (Gallimard, 1997). L'histoire d'Erich Sebastian Berg, peintre imaginaire, lancé dans une quête folle de la beauté et de l'absolu – prix Médicis 1997
  • L'Orée des flots. Rêverie tristanienne, suivi de Pour une poétique arthurienne (Artus, 1997)
  • Douze années dans l'enfance du monde (Gallimard, 1999). Récit imaginaire des douze premières années de la vie du Christ.
  • Les Proximités éternelles (récits, Mercure de France, 2000)
  • Le roi dort (Gallimard, 2001) Prix Charles Oulmont de la Fondation de France 2001
  • Les Marées du Faou (Gallimard, 2003). Récit autobiographique de son enfance en Bretagne.
  • Après l'équinoxe (Gallimard, 2005).
  • La Consolation (Gallimard, 2006). La suite d'Après l'équinoxe.
  • Le Déjeuner des bords de Loire suivi de "Monsieur Gracq" (Gallimard, Folio, 2007). Récit de rencontres avec Julien Gracq.
  • Fleurs de tempête (Gallimard, 2008).
  • Le Dernier Veilleur de Bretagne (Mercure de France, 2009). Dernières rencontres avec Julien Gracq.
  • Le Bateau Brume (Gallimard, 2010).
  • L'Intimité de la rivière (Gallimard, 2011).
  • Le Pont des anges (Gallimard, 2012).
  • Le Chemin des livres (Mercure de France, 2013).
  • Les Années insulaires (Gallimard, 2013).
  • Paris intérieur, récit (Gallimard, 2015).
  • Géographies de la mémoire (Gallimard, 2016).
  • Novembre (Gallimard, 2017).
  • La sainte au sablier, Carnet d'un pèlerin (Éditions Salvator, 2017).

Essais[modifier | modifier le code]

  • La Main à plume (Artus, 1987)
  • Julien Gracq. Fragments d'un visage scriptural (La Table Ronde, 1991)
  • Le Songe royal. Louis II de Bavière (Gallimard, 1996)
  • L'Inventeur de royaumes. Pour célébrer Malraux (Gallimard, 1996)
  • Chateaubriand à Combourg. Une initiation chevaleresque (avec des photos de Jean Hervoche, Christian Pirot ed., 1997)
  • Stèles à de Gaulle (Gallimard, 2000)
  • Chateaubriand et la Bretagne (Blanc Silex, 2002)
  • Stèles à de Gaulle, suivi de Je regarde passer les chimères (édition revue et augmentée, Folio, 2010)
  • À Argol il n'y a pas de château (Pierre-Guillaume de Roux, 2014)
  • Le Pape des surprises (Gallimard, 2015)
  • Géographies de la mémoire (Gallimard, 2016)

Albums[modifier | modifier le code]

  • Immortels. Merlin et Viviane (avec des dessins de Paul Dauce, Artus, 1991)
  • Un donjon et l'océan. La Bretagne de Chateaubriand (avec des photos de Jean Hervoche, Artus, 1995)
  • Brocéliande (photos de Yvon Boëlle, Ouest-France, 1995)
  • Arrée. L'Archange et le dragon (avec des photographies de Bernard Galeron et de Jean-Baptiste Grison, Artus, 1996)
  • Îles (avec des photos de Jean Hervoche, Terre de Brume, 1999)
  • Des Bretagne très intérieures (avec des photos de Yvon Boëlle et de Jean Hervoche, ainsi qu'une introduction de Marc Nagels, Hoëbeke/Artus, 2000)
  • Louedin (en collaboration avec Patrick Grainville et Bertrand Duplessis, textes qui accompagnent le parcours du peintre, La Bibliothèque des arts, 2002)
  • Theoria Sacra (textes sur des peintures de Richard Texier, Le Temps qu'il fait, 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Marées du Faou, Gallimard, 2002, p. 29.
  2. Page sur les anciens du lycée Chateaubriand
  3. Dans Le Passage de l'Aulne (Gallimard, 1993, p. 226), l'auteur évoque en ces termes le souvenir des incendies qui ravagèrent la forêt du Cranou durant l'été 1976 : « Les pages les plus inspirées que j'ai pu écrire par la suite (...), je les ai données dans le souvenir aigu de ces journées de 1976 (...) J'ai écrit pour retrouver cette rage, cette ardeur qui rongeait le monde, ce feu profond qu'on appelle la soif (...) j'avais eu, à cette période, la révélation d'une ivresse, celle des flammes qui lacèrent la pierre, l'enchantement d'une grâce aussi, celle du feu, seule façon de refuser la pourriture. » Voir aussi la postface de l'édition Folio par Claude Ber, « Écriture d'une légende, légende d'une écriture ».
  4. La lettre ouverte du SNES au doyen de l'Inspection et la réponse de Le Guillou dans L'Humanité
  5. Compte-rendu de la polémique sur la Lettrine
  6. http://www.academie-francaise.fr/actualites/election-blanche-au-fauteuil-de-m-pierre-jean-remy-f40
  7. http://centre-arthurien-broceliande.com/presentation/association/
  8. http://www.bretagne-actuelle.com/olivier-adam-des-lisieres-de-la-ville-a-celle-de-la-bretagne/livres/roman/434-1-26