Philippe Le Guillou

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Philippe Le Guillou
Image dans Infobox.
Philippe Le Guillou au Salon du livre de Paris en 2011.
Fonctions
Doyen
Groupe Lettres de l'inspection générale de l'Éducation nationale (d)
jusqu'en
Paul Raucy (d)
Inspecteur général de l'Éducation nationale (d)
depuis
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Inspection générale de l'Éducation nationale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Francine Dugast-Portes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Philippe Le Guillou, né le au Faou dans le Finistère, est un écrivain et critique littéraire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Le Guillou est né au Faou, dans la maison de ses grands-parents maternels située au lieu-dit Kerrod, ce qui veut dire « maison de la mer »[1]. Après avoir passé son enfance dans les Côtes-du-Nord jusqu'en 1968, il grandit à Morlaix. C'est cette ville qui sert de modèle à la cité où déambule le héros de son premier roman, L'Inventaire du vitrail (1983).

Il obtient le baccalauréat en 1977 et entre en classes préparatoires au lycée Chateaubriand de Rennes[2]. Les épisodes les plus forts de son adolescence sont la matière du Passage de l'Aulne (1993), roman de formation autobiographique où est évoquée, notamment, la venue à l'écriture[3].

Son mémoire de maîtrise à l'université Rennes 2 porte, en 1980, sur La Voie royale[4], roman dont Philippe Le Guillou reparlera dans L'Inventeur de royaumes (1996), publié à l'occasion de la translation au Panthéon des cendres d'André Malraux.

Professeur de lettres, il enseigne jusqu'en 1995 à Brest puis à Rennes avant d'être nommé, au printemps de la même année, inspecteur pédagogique régional et affecté à l'académie de Versailles. Il s'installe alors à Paris, qui occupera désormais une place importante dans ses romans. Il publie d'ailleurs en 2001 un essai en forme de promenade consacré à ses lieux parisiens, Paris. Une porte derrière la Bretagne.

Devenu en 2002 inspecteur général, il partage son temps entre ses fonctions de doyen du groupe des lettres et son séminaire à l'Institut d'études politiques de Paris, qui porte notamment sur le roman moderne et contemporain. C'est à ce titre que le SNES notamment[5] l'accuse d'avoir favorisé en 2010 la mise au programme du baccalauréat des Mémoires de guerre de De Gaulle, à qui Le Guillou a consacré un ouvrage, justement réédité en juin de la même année[6].

Le , il est candidat au fauteuil de Pierre-Jean Rémy à l'Académie française. Avec successivement 1, 2 et 2 voix aux trois tours de scrutin[7], il n'est pas élu.

Philippe Le Guillou préside avec Claudine Glot le Centre de l'imaginaire arthurien basé au château de Comper-en-Brocéliande[8], et, depuis 2012, le jury du prix Breizh[9].

Le Stabat Mater qu'il a écrit pour le compositeur Éric Tanguy est créé à Aix le dans le cadre du vingt-cinquième festival de Pâques.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Inventaire du vitrail, Mercure de France, 1983
  • Les Portes de l'apocalypse, Mercure de France, 1984
  • Le Dieu noir, Mercure de France, 1987 Chronique imaginaire du pontificat d'un pape africain, Miltiade II.
  • La Rumeur du soleil, Gallimard, 1989
  • Le Donjon de Lonveigh, Gallimard, 1991 Un écrivain reclus en Irlande reçoit un jeune critique littéraire.
  • Le Passage de l'Aulne, Gallimard, 1993 Un jeune homme fait retour sur lui-même, notamment sur ses années d'études en Bretagne.
  • Livres des guerriers d'or, Gallimard, 1995
  • Les Sept Noms du peintre, Gallimard, 1997 — Prix Médicis 1997 L'histoire d'Erich Sebastian Berg, peintre imaginaire, lancé dans une quête folle de la beauté et de l'absolu.
  • L'Orée des flots. Rêverie tristanienne, suivi de Pour une poétique arthurienne, Artus, 1997
  • Douze années dans l'enfance du monde, Gallimard, 1999 Récit imaginaire des douze premières années de la vie du Christ.
  • Les Proximités éternelles (récits), Mercure de France, 2000
  • Le roi dort, Gallimard, 2001 — Prix Charles-Oulmont de la Fondation de France 2001
  • Les Marées du Faou, Gallimard, 2003 Récit autobiographique de son enfance en Bretagne.
  • Après l'équinoxe, Gallimard, 2005
  • La Consolation, Gallimard, 2006 ; suite d'Après l'équinoxe
  • Le Déjeuner des bords de Loire suivi de Monsieur Gracq, Gallimard, Folio, 2007 Récit de rencontres avec Julien Gracq.
  • Fleurs de tempête, Gallimard, 2008
  • Le Dernier Veilleur de Bretagne, Mercure de France, 2009 Dernières rencontres avec Julien Gracq.
  • Le Bateau Brume[10], Gallimard, 2010
  • L'Intimité de la rivière, Gallimard, 2011
  • Le Pont des anges, Gallimard, 2012
  • Le Chemin des livres, Mercure de France, 2013
  • Les Années insulaires, Gallimard, 2013
  • Paris intérieur, récit, Gallimard, 2015
  • Géographies de la mémoire, Gallimard, 2016
  • Novembre, Gallimard, 2017
  • La Sainte au sablier, Carnet d'un pèlerin, Éditions Salvator, 2017
  • La Route de la mer, Gallimard, 2018
  • Le Roman inépuisable, Gallimard, 2020
  • Le Vitrail de Thérèse, Peuples du monde/Éditions des Célestins, coll. « Epître », 2020

Essais[modifier | modifier le code]

  • La Main à plume, Artus, 1987
  • Julien Gracq. Fragments d'un visage scriptural, La Table Ronde, 1991
  • Le Songe royal. Louis II de Bavière, Gallimard, 1996
  • L'Inventeur de royaumes. Pour célébrer Malraux, Gallimard, 1996
  • « Figures et rituels initiatiques dans le roman et le récit français, 1970-1980 », thèse[11] université Rennes-II, 1997
  • Chateaubriand à Combourg. Une initiation chevaleresque, avec des photos de Jean Hervoche, Christian Pirot éd., 1997
  • Stèles à de Gaulle, Gallimard, 2000
  • Chateaubriand et la Bretagne, Blanc Silex, 2002
  • Stèles à de Gaulle, suivi de Je regarde passer les chimères, édition revue et augmentée, Folio, 2010
  • À Argol il n'y a pas de château, Pierre-Guillaume de Roux, 2014
  • Le Pape des surprises, Gallimard, 2015
  • Géographies de la mémoire, Gallimard, 2016
  • Le Passeur, Mercure de France, 2019
  • La Pierre et le Vent, Tallandier, 2019 — Prix Témoins de lumière 2019
  • Colombey. L'autre colline inspirée, Salvator, 2020

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

  • Immortels. Merlin et Viviane, avec des dessins de Paul Dauce, Artus, 1991
  • Un donjon et l'océan. La Bretagne de Chateaubriand, avec des photos de Jean Hervoche, Artus, 1995
  • Brocéliande, photos de Yvon Boëlle, Ouest-France, 1995
  • Arrée. L'Archange et le dragon, avec des photographies de Bernard Galeron et de Jean-Baptiste Grison, Artus, 1996
  • Îles, avec des photos de Jean Hervoche, Terre de Brume, 1999
  • Des Bretagne très intérieures, avec des photos de Yvon Boëlle et de Jean Hervoche, ainsi qu'une introduction de Marc Nagels, Hoëbeke/Artus, 2000
  • Louedin, en collaboration avec Patrick Grainville et Bertrand Duplessis, textes qui accompagnent le parcours du peintre, La Bibliothèque des arts, 2002
  • Theoria Sacra, textes sur des peintures de Richard Texier, Le Temps qu'il fait, 2009
  • Le Dieu cerf, avec des dessins de Loïc Le Groumellec, Fata Morgana, 2019 Récit inspiré par la vie de saint Eustache.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Marées du Faou, Gallimard, 2002, p. 29.
    Le livre est consacré à ce village et en célèbre « la ferveur des commencements », à laquelle le reste de l'œuvre fait régulièrement écho.
  2. Page sur les anciens du lycée Chateaubriand.
  3. Dans Le Passage de l'Aulne (Gallimard, 1993, p. 226), l'auteur évoque en ces termes le souvenir des incendies qui ravagèrent la forêt du Cranou durant l'été 1976 :

    « Les pages les plus inspirées que j'ai pu écrire par la suite […], je les ai données dans le souvenir aigu de ces journées de 1976. […] J'ai écrit pour retrouver cette rage, cette ardeur qui rongeait le monde, ce feu profond qu'on appelle la soif […] j'avais eu, à cette période, la révélation d'une ivresse, celle des flammes qui lacèrent la pierre, l'enchantement d'une grâce aussi, celle du feu, seule façon de refuser la pourriture. »

    Voir aussi la postface de l'édition Folio par Claude Ber, « Écriture d'une légende, légende d'une écriture ».
  4. Le Guillou, Philippe, « Esthétique et éthique dans l'œuvre d'André Malraux », mémoire de maîtrise de lettres, université Rennes 2, 1981, VIII-177 p. ; lieu de dépôt : Bibliothèque centrale, TmR 1981/65.
  5. La lettre ouverte du SNES au doyen de l'Inspection et la réponse de Le Guillou dans L'Humanité.
  6. Compte-rendu de la polémique sur la Lettrine.
  7. Voir sur academie-francaise.fr.
  8. « Présentation », sur centre-arthurien-broceliande.com.
  9. « Olivier Adam, des lisières de la ville à celle de la Bretagne », sur Bretagne Actuelle / Magazine culturel Breton en ligne, (consulté le ).
  10. Page du site des éditions Gallimard consacrée au Bateau Brume.
  11. Voir sur thèse.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]