Paul Guigou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guigou.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (août 2016).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Paul Guigou
Self Portrait 1869 Paul Guigou.jpg

Paul Guigou, Autoportrait (1869),
Paris, musée d'Orsay.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 37 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Paul Camille Guigou, né le à Villars (Vaucluse), et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Guigou naît en 1834 à Villars (Vaucluse) dans une famille aisée d’agriculteurs et de notaires. Il va au collège à Apt où ses qualités ne passent pas inaperçues de son professeur de dessin.

Paul Guigou est ensuite clerc de notaire à Marseille de 1854 à 1861. La peinture de Gustave Courbet, qu'il découvre à l'occasion de l'Exposition universelle de 1855, l'influence fortement pendant toute sa période marseillaise. Il rencontre également Émile Loubon, qui lui donne accès aux Salons qu'il organise.

En 1863, à la mort de Loubon, Paul Guigou quitte définitivement Marseille pour Paris. Il y fréquente le Café Guerbois, lieu de réunion de nombreux impressionnistes. Il devient l'ami du peintre méridional Frédéric Bazille, d'Alfred Sisley et de Claude Monet. Cependant, ses peintures restent essentiellement des représentations d'une Haute-Provence calme et paisible qu'il retrouve chaque été. Ses paysages, très lumineux, il les met fréquemment en scène dans des panoramas tout en largeur qui donnent une part importante à un ciel bleu éclatant. Ces sujets de prédilection s'étendent des garrigues du Luberon aux bords de la Durance, du Plan-d'Orgon à Saint-Saturnin-lès-Apt, des collines d’Allauch à l’étang de Berre. Ses peintures sont régulièrement exposées de 1863 à 1870 au Salon de Paris.

Paul Guigou meurt le des suites d'une congestion cérébrale. Après sa mort, son œuvre tombe dans l'oubli pendant près de trente ans : c'est l'Exposition centennale de 1900 qui la fera redécouvrir. Au XXe siècle, quelques expositions à Paris et à Marseille permettent de le faire mieux connaître.

Ses toiles sont visibles, entre autres, en France au musée d'Orsay et au musée des beaux-arts de Marseille. La dernière exposition qui a réuni 118 de ses toiles, aquarelles et dessins a eu lieu du 28 octobre 2004 au 26 février 2005, au musée Marmottan-Monet à Paris.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armand Dayot, « Paul Guigou », L'Art et les Artistes, mars 1927, p. 268 disponible sur Gallica.
  • Claude Jeanne Bonnici, Paul Guigou, Edisud, 1989.
  • André Alauzen di Genova, La Merveilleuse Provence des peintres, Aubéron, NAEF, 2001.
  • Paul Guigou (1834-1871), Éditions Jeanne Laffitte, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :