Parlement sicilien

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Le Parlement sicilien, créé en 1097 par le Comte Roger Ier de Sicile est considéré comme un des premiers parlements de l'histoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Parlement sicilien est considéré comme un des plus anciens parlements du monde au même titre que le parlement de l'Île de Man (le Tynwald), de l'Islande (l'Althing) et des îles Féroé (le Løgting) bien que ceux-ci n'avaient pas de pouvoir délibératif ce qui rend le Parlement sicilien le premier au sens moderne[1],[2],[3].

La première séance du Parlement sicilien, convoqué par le Comte Roger Ier de Sicile, se tint en 1097 à Mazara del Vallo. À l'origine, le Parlement était itinérant.

Le Parlement sicilien était constitué de trois branches : la Féodale (Feudale), l’Ecclésiastique (Ecclesiastico) et la Domaniale (Demaniale).

  • La branche féodale était composé de nobles représentant les comtés et les baronnies siciliennes.
  • La branche ecclésiastique était composée d'archevêques, d'évêques, d'abbés et d'archimandrites.
  • La branche domaniale était constituée des représentants des 42 cités domaniales siciliennes (città demaniali en italien)[3],[4],[5].

Roger II de Sicile avec les assises ont eu lieu à Palerme dans le palais des Normands. Roger passa à Palerme la première moitié de l'année 1140 à préparer soigneusement les Assises d'Ariano.

En 1282, au cours de la Vêpres siciliennes, il était le parlement qui offrit la couronne à Pierre III d'Aragon. Au cours de la domination espagnole, le Parlement a été convoqué à Palerme, Catane, Messine et Taormina.

Pendant le règne des Bourbons, le parlement sicilien a été le premier, en 1812, à approuver une constitution. Les nobles siciliens se montrent habiles à tirer profit de l'occasion pour obliger les Bourbons à promulguer une nouvelle constitution pour la Sicile basée sur la Constitution espagnole de Cadix de gouvernance parlementaire, ce qui est, pour l'époque, une constitution libérale. Elle a été abrogée en fait en 1817 par Ferdinand Ier.

Pendant la révolution sicilienne de 1848 les nobles siciliens relancent immédiatement la constitution de 1812, qui reprend les principes de la démocratie représentative et la position centrale du Parlement sicilien dans la gouvernance de l'État. La Sicile déclare la déchéance de Ferdinand IIer et son indépendance le 13 avril[6],[7]. Un nouveau royaume est ainsi proclamé avec Ruggero Settimo qui en devient Président du Conseil et Vincenzo Fardella di Torrearsa président du Parlement. Il a été dissous par les Bourbons mai 1849.

Le Parlement sicilien est l'ancêtre de l'Assemblée régionale sicilienne[3].

Liste des cités domaniales siciliennes[modifier | modifier le code]

Les cités domaniales siciliennes étaient, à l'époque de la domination normande de la Sicile, des villes relevant directement de l'administration de l’État et non d'un noble, d'un comte, d'un abbé ou d'un évêque.

Les cités domaniales étaient au nombre de 42[8] :

Vallo di Mazara

Vallée de Mazara

Val di Noto Val Demone

Vallée de Demenna

Castronovo Augusta Castroreale
Corleone Calascibetta Cefalù
Erice Caltagirone Jaci
Girgenti Castrogiovanni Linguaglossa
Licata Catania Messine
Marsala Lentini Milazzo
Mazara Mineo Mistretta
Naro Noto Nicosia
Palerme Piazza Patti
Polizzi San Filippo d'Agira Randazzo
Salemi Siracusa Rometta
Sciacca Vizzini Santa Lucia
Sutera Taormine
Termini Troina
Trapani Tortorici

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Salvo Di Matteo, Storia della Sicilia, 2007, Palermo, p. 134
  2. Enzo Gancitano, Mazara dopo i Musulmani fino alle Signorie - Dal Vescovado all'Inquisizione, Angelo Mazzotta Editore, 2001, p. 30
  3. a b et c cf. Crédit d'auteurs (Assemblea regionale siciliana) et (Parlamento)
  4. Parlement - Histoire du Parlement (en italien)
  5. Enzo Gancitano, Mazara dopo i Musulmani fino alle Signorie - Dal Vescovado all'Inquisizione, Angelo Mazzotta Editore, 2001., p. 30
  6. « Statuto Fondamentale del Regno di Sicilia » (consulté le 27 août 2011)
  7. Peruta, 2000, p. 19
  8. cf. Crédit d'auteurs (Città demaniale)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Studi Garibaldini : Il 1848 in Italia de Franco Della Peruta, t. 1, Marsala, Centro Stampa Rubino,

Crédit d'auteurs[modifier | modifier le code]