Mistretta
| Mistretta | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Mistritta |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Sebastiano Sanzarello 13-10-2021 |
| Code postal | 98073 |
| Code ISTAT | 083052 |
| Code cadastral | F251 |
| Préfixe tél. | 0921 |
| Démographie | |
| Gentilé | mistrettesi (ou, plus traditionnellement, amastratini) |
| Population | 4 150 hab.[1] (2026) |
| Densité | 33 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 55′ 47″ nord, 14° 21′ 46″ est |
| Altitude | Min. 950 m Max. 950 m |
| Superficie | 12 750 ha = 127,5 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Sebastiano |
| Fête patronale | 20 janvier et 18 août |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Messine. | |
| Liens | |
| Site web | Comune di Mistretta |
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Mistretta est une commune de la province de Messine en Sicile (Italie).
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom actuel de la ville dérive du nom latin Amestratus qui dériverait à son tour du nom phénicien Am’Ashtart (peuple de la déesse Astarté) ou Mete’Ashtart (hommes de la déesse Astarté).
Géographie
[modifier | modifier le code]La ville est située sur une montagne, entre 850 et 1 100 mètres d'altitude, dans les monts Nebrodi[3], une région riche en forêts et en faune sauvage.
Elle est également connue sous le nom de « Sella dei Nebrodi » (Selle des Nebrodi) en raison de sa forme particulière et se trouve à mi-chemin entre Palerme et Messine.
Les communes limitrophes sont Capizzi, Caronia, Castel di Lucio, Cerami, Nicosia, Pettineo, Reitano et Santo Stefano di Camastra.
Histoire
[modifier | modifier le code]L'origine de Mistretta est très ancienne et aurait été fondée par les Cyclopes selon la légende. Certains historiens attribuent sa fondation aux Phéniciens, bien que ses origines remontent plus probablement aux Sicanes, peuple qui a habité en premier la Sicile, avec les Sicules[4].
Les Grecs arrivent sur la côte Tyrrhénienne de la Sicile autour de -700. À Mistretta, un temple est dédié au chef grec Leukapsis. Il est probable que l'église la plus importante de la ville, l'église Madre di S. Lucia, ait été construite sur les ruines de ce temple.
Plusieurs peuples la contrôle jusqu'au Moyen Âge. Parmi ceux-ci, on compte les Romains qui, après l'avoir dévastée, la transforment en un centre de grande importance militaire et économique, notamment avec la culture du blé. La ville, devenue romaine, se voit accorder le droit de frapper des monnaies de bronze après la première guerre punique.
À la chute de l'Empire romain, la ville est occupée par les Vandales, puis par les Goths et enfin par les Byzantins après leur conquête de la Sicile en 535. Une période de vols et de saccages appauvrit la ville.
L'arrivée des Arabes en 827 et leur domination jusqu'en 1070, marque une nouvelle renaissance pour la ville. Le chef Ibrahim Ibn Ahamed favorise le commerce et l'introduction de nouvelles méthodes agricoles et de construction. Les Normands succèdent aux Arabes et poursuivent la consolidation économique et architecturale de la ville. L'agrandissement du château construit par les arabes et aujourd'hui en ruine, remonte à cette période. Le roi Frédéric II de Hohenstaufen lui donne même le titre de « Ville impériale ».
À la domination normande succède celle des Angevins à caractère purement militaire. Charles Ier d'Anjou importe un système féodal archaïque ayant des effets néfastes sur l'économie locale, notamment aux niveaux agricole et commercial, ce qui a pour conséquence une insurrection de la population en 1282. Les habitants de Mistretta rejoignent ainsi la révolte des Vêpres siciliennes.
Pour son rôle déterminant dans la lutte contre la domination française, la ville assume une importance particulière au parlement du royaume de Sicile sous les Aragonais qui dominent jusqu'au XVIIe siècle. Pendant cette période, malgré son importance initiale et son progressif enrichissement artistique, Mistretta, comme le reste de la Sicile, perd au fur et à mesure son poids politique.
Le XVIIIe siècle se caractérise par une importante prospérité économique reposant sur l'exportation de produits agricoles et l'exploitation forestière. Cette prospérité permet l'émergence de riches familles bourgeoises qui bâtissent de remarquables palais seigneuriaux[4].
En 1713, le Traité d'Utrecht sanctionne le passage des territoires espagnols du sud de l'Italie à l'Autriche. Toutefois, le prince Victor-Amédée II de Savoie, à qui revenait la Sicile, échange cette dernière avec la Sardaigne, la Sicile étant cédée à Charles VII de Habsbourg. En 1738, la Sicile passe aux mains des Bourbon. Malgré la mauvaise gouvernance des Bourbon, les barons locaux assurent la gestion de Mistretta et lui redonnent le poids politique et économique d'antan. La ville devient rapidement un point de référence commercial et culturel et atteint une population d'environ 20 000 habitants.
Le régime autoritaire de Ferdinand II des Deux-Siciles et le climat de mécontentement généralisé, pousse la ville à s'insurger contre les Bourbons. En 1860, elle participe activement au Risorgimento en étant la première ville sicilienne après Palerme à se révolter contre la domination espagnole[4].
La dépression économique et l'émigration massive ont progressivement réduit sa population à 5 000 habitants.
Monuments
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Mistretta compte 22 églises riches en œuvres d'art et des palais seigneuriaux[5].
- Église Sainte-Lucie (Mistretta) - Église mère - Sanctuaire Notre-Dame des Miracles.
- Église de la Sainte-Trinité, connue sous le nom de Saint Vincent « diacre de Saragosse ».
- Oratoire du Très Saint Sauveur (adoration eucharistique perpétuelle).
- Église Saint-Joseph.
- Église Saint-Antoine-de-Padoue.
- Église Sainte-Sophie/Notre-Dame des Miracles.
- Église Notre-Dame du Mont-Carmel.
- Église Saint-Blaise.
- Église Saint-Luc.
- Église Notre-Dame de Tagliavia.
- Église Saint-François-d'Assise-en-Prison.
- Église patronale de Saint-Sébastien-Martyr. * Église paroissiale Sainte-Catherine d'Alexandrie [6]
- Église Saint-Jean-Baptiste.
- Église paroissiale Saint-Nicolas.
- Église du Très Saint Rosaire.
- Église de l'Annonciation.
- Église des Saints Côme et Damien.
- Église Sainte-Marie-de-Jésus.
- Église Notre-Dame-de-Grâce-et-Saint-Pie de Pietrelcina.
- Église Saint-Pierre.
- Église Sainte-Rosalie.
- Église du Sanctuaire Notre-Dame-de-Lumière.
- Église du Purgatoire.
- Église nobiliaire privée de la Sainte-Croix[5].
Palais seigneuriaux
[modifier | modifier le code]- Palais Tita: Situé dans le quartier de SS. Trinité, en face de l'église homonyme, le Palais Tita a été reconstruit en 1885 avec une façade en style bugnato dont les balcons sont décorés avec des angelots sculptés par Noé Marullo. Le nom du palais est celui d'une ancienne famille seigneuriale de la ville.
- Palais Salamone-Giaconia: Construit au XVe siècle, il est restructuré en 1865. Il est orné de sculptures et de bas-reliefs[5].
- Palais Scaduto: Édifié en 1660 en style baroque, c'est l'un des plus anciens palais de Mistretta.
- Palais Russo: Il a été restauré et agrandi en 1775.
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]Habitants recensés

Culture
[modifier | modifier le code]Éducation
[modifier | modifier le code]Écoles
[modifier | modifier le code]La ville possède l'établissement scolaire polyvalent « Tusa - Mistretta », qui regroupe des écoles maternelles, primaires et des collèges, ainsi qu'un lycée, le lycée « Mistretta - Manzoni », proposant les filières suivantes : lycée classique, lycée scientifique et lycée scientifique avec option sciences appliquées[7].
Musées
[modifier | modifier le code]- Musée civique polyvalent (Largo dei Vespri, Palazzo Mastrogiovanni Tasca) : Exposition de peintures et de statues provenant de sites monastiques locaux et de parchemins aragonais de la ville de Mistretta – découvertes dans le quartier du château et le centre historique[5].
- Musée régional des traditions forestières et pastorales « Giuseppe Cocchiara » (Via Libertà, 184 – Ancien palais de justice)[8].
- Musée diocésain (Via Anna Salamone, 1) : Conserve des vêtements liturgiques, des peintures, des sculptures, de l’argenterie et de précieuses mosaïques provenant des églises de Mistretta.
- Musée de la faune (Strada Tommaso Aversa) : Situé dans le palais Loiacono-Portera, il abrite des centaines de spécimens naturalisés, provenant pour la plupart de la collection historique « Giambona », acquise au fil des ans par l’Autorité du parc Nebrodi. L'exposition débute par une présentation de quelques espèces fossiles et des espèces les plus importantes de Sicile, et se concentre ensuite sur l'avifaune caractéristique de la zone protégée. À côté des vitrines, de nombreux panneaux permettent aux visiteurs d'acquérir les informations scientifiques nécessaires sur chaque espèce[9].
- Museo dello Scalpellino (Strada Tommaso Aversa)
Bibliothèques
[modifier | modifier le code]- Bibliothèque municipale (Piazza Vittorio Veneto, 1 - Tél. 0921.383840)
- Bibliothèque « Sedes Sapientiae » (Via Arco Matrice)[5]
Traditions et folklore
[modifier | modifier le code]Depuis 2022, la ville fait partie du projet « First World Mediterranean Lifestyle Park », aux côtés de 103 autres villes du centre de la Sicile[10].
Médias
[modifier | modifier le code]La chaîne de télévision qui diffuse dans la commune depuis 1989 est Telemistretta, visible sur le canal 90 de la TNT et en streaming sur son site web[11]. La station de radio locale est Radio 3M inBlu, qui émet sur les fréquences FM 99,3 et 106,0 MHz et est également disponible en streaming sur le site web de Telemistretta[12]. Elle fait aujourd'hui partie du réseau inBlu 2000, qui regroupe une centaine de stations diffusant leur signal sur toute la péninsule[13].
Infrastructures et transports
[modifier | modifier le code]Routes
[modifier | modifier le code]Mistretta est traversée par la route nationale 117, qui relie San Stefano di Camastra à Leonforte (En) et permet de rejoindre en seulement 15 minutes l'échangeur autoroutier et la route nationale 113, reliant Trapani à Messine. Les quatre routes qui traversent le territoire municipal sont les suivantes :
- Route provinciale 172 Romei : de la route nationale 117 Centrale Sicula au quartier de Romei à Mistretta.
- Route provinciale 173 di Motta d'Affermo : de la route nationale 117 Centrale Sicula à la route nationale 176.
- Route provinciale 174 Vecchia Statale vers Mistretta : de la route nationale 173 à la route nationale 176.
- Route provinciale 176 Castelluzzese : de la route nationale 113 Settentrionale Sicula à la route nationale 117 Centrale Sicula.
Chemins de fer
[modifier | modifier le code]La gare la plus proche est Gare Santo Stefano di Camastra-Mistretta, qui est reliée à la ville de Mistretta par bus.
Autoroutes
[modifier | modifier le code]Depuis 2005, Mistretta est reliée, via un échangeur près de Reitano, à l'autoroute A20 qui relie Palerme à Messine.
Bus
[modifier | modifier le code]Mistretta est desservie par Interbus et reliée à Messine, Nicosie, Santo Stefano, Motta d'Affermo, Reitano et Pettineo. La liaison avec Tusa est assurée par Sberna, et celle avec Castel di Lucio par Matasso.
Administration
[modifier | modifier le code]La commune de Mistretta fait partie des organisations supramunicipales suivantes : région agricole n° 1 (montagnes intérieures des Nebrodi du Nord-Ouest)[14].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ Mistretta su parcodeinebrodi.it
- (it) « Storia di Mistretta », sur comune.mistretta.me.it (consulté le )
- (it) « Luoghi », sur comune.mistretta.me.it (consulté le )
- ↑ Page 561, Tommaso Fazello, « De l'histoire de la Sicile - Deche Due » [1], Volume 1, Palerme, Giuseppe Assenzio - Traduction en toscan, 1817.
- ↑ (it) « Scuole di Mistretta », sur tuttitalia.it (consulté le )
- ↑ (it) « Museo delle Tradizioni Silvo-pastorali “Giuseppe Cocchiara” », sur musei-sicilia.it (consulté le )
- ↑ (it) « Museo della Fauna di Mistretta », sur museionline.info (consulté le )
- ↑ (it) « Città di Caltanissetta - Assessorato alla Crescita Territoriale; Patto di Comunità: Primo Parco mondiale, policentrico e diffuso, dello Stile di Vita Mediterraneo - Albo Pretorio: delibera n.136/2020 del 30/10/2020 », sur Città di Caltanissetta (consulté le )
- ↑ Chi siamo su telemistretta.it
- ↑ (it) « Streaming Radio 3M inBlu » (consulté le )
- ↑ Le frequenze delle radio del territorio su radioinblu.it
- ↑ (it) « GURS Parte I n. 43 del 2008 », sur regione.sicilia.it (consulté le )
