Oum El Bouaghi

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Oum El Bouaghi
Noms
Nom arabe أم الـبـواقي
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Aurès
Wilaya Oum El Bouaghi
(chef-lieu)
Daïra Oum El Bouaghi
(chef-lieu)
Code postal 04000
Code ONS 0401
Démographie
Population 80 359 hab. (2008[1])
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 52′ 39″ nord, 7° 06′ 49″ est
Altitude 891 m
Superficie 428 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oum El Bouaghi.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oum El Bouaghi.

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Oum El Bouaghi

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Oum El Bouaghi (arabe : أم البواقي; Tifinagh: Oum El Bouaghi in Tifinagh.svg), anciennement Macomades à l'époque numide et Canrobert pendant la colonisation française , est une ville d'Algérie et chef-lieu de la wilaya portant le même nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Macomades et ses variantes orthographiques : Macodama (Ptolémée), makomades, macomadia, sont connus chez les historiens de l'Afrique du nord : Macomades Maiores en Tripolitaine (Libye), Macomades Minores dans la Byzacène (Tunisie), et enfin Macomades dans la Numidie , Oum El Bouaghi actuelle.

D'après Konrad Mannert, Macomades est un mot berbère qui signifierait "saline" [2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

L’étymologie du mot « Macomades », ancien nom de la ville d’Oum El Bouagui . Trois villes de l’Afrique ancienne ont porté le nom de Macomades : ( Macomades Minores ) dans la Byzacène (Tunisie actuelle) , Macomades Maiores en Tripolitaine (près de Syrte, Libye) , et enfin Macomades ( Oum el Bouagui d’aujourd’hui) en Numidie . Les historiens les ont orthographié sous plusieurs formes : Macomades , Makomades , Macodama (Ptolémée), Maccomadas , Macomadibus, Macomada,Makomada ou encore Macomadia Rusticiana . S’il existe une certaine confusion entre ses villes, les historiens sont pourtant d’accord pour voir dans la Macomada numide(Oum EL Bouaghi) (sur la voie de Cirta à Theveste) la ville épiscopale citée par les conciles de Carthage de 411 et de 484 et son évêque Aurelius de Macomades : ( MACOMADA, ou MACOMADIA , selon l’itinéraire d’Antonin. La Conférence de Carthage en fait une ville épiscopale de la Numidie : On y lit : Aurelius episcopus Ecclesia Catholica civitatis magomagienfis pour Macomadienfis. La Notice des évêques d’Afrique fait aussi mention d’un évêque de Macomadia , qu’elle nomme Pardalius Macomadienfis ) . En outre, plusieurs anciennes pièces de monnaie ont été attribués à Macomades de Numidie par les numismates : ( La légende du revers de ces monnaies offre distinctement les lettres, MKMA, qui désignent fort bien la ville de Macomada ou Macomades… Macomada, selon l’itinéraire d’Antonin, se trouvait sur la route principale conduisant de Cirta à la petite Syrte, entre les villes de Sigus et de Theveste ) . La signification du mot -Première hypothèse : D’après Konrad Mannert, le mot est berbère et signifierait (saline ) : ( Macomada était une domination indigène et signifiait apparemment saline, voilà pourquoi nous trouvons ce mot sur les côtes d’Afrique ) . On peut lire également dans les ( Annales des voyages, de la géographie, de l’histoire et de l’archéologie ) la description des environs de Benghazi : ( Les salines d’Isa, qui, suivant la table de Peutinger, croissaient et décroissaient avec la lune, étaient connues des anciens sous le nom de Makomada, dénomination indigène qui très-probablement avait la même signification que le mot arabe Sebkha ). Du reste, la situation de la ville d’Oum El Bouagui aujourd’hui, entourée de plusieurs chotts ( Tinsilt , Djendli , Azamoul) donne encore plus de crédit à cette hypothèse. -Deuxième hypothèse : elle veut que le mot soit d’origine phénico-punique. En effet, Macomades serait composé de deux mots : (maqom ) et ( hadas ) qui signifierait nouveau lieu, nouvel endroit, ou nouvelle ville.[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Faisant partie du grand Aurès, Le climat est de type semi-aride continental syrien ; les hivers sont froids avec des épisodes neigeux parfois importants, les étés sont très chauds et secs du fait de l'éloignement de la mer avec une particularité, des orages peuvent se former grâce à des gouttes froides en altitude ou des débordements orageux en provenance des Aurès par marais barométrique[3]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

La commune d'Oum El Bouaghi est composée de vingt-cinq localités[4] :

  • Oum El Bouaghi-ville
  • Bir Kechba
  • Mekhalfa
  • Sedjra
  • F'Kirina
  • Ras F'Kirina
  • Laïoun
  • Merigueb
  • Ras Medfoun
  • Tagouft Kébira
  • Tagouft Seghira
  • Fid Meslou
  • Village Sidi Ghriss
  • Ali Ouidir
  • Bir Terch
  • Draa Laghbar
  • Fid Souar
  • Lahteb
  • Laskria
  • Aïn Seïd
  • Bir Sahli
  • Dahnoune
  • El Hamra
  • Lemoujah
  • Stoh

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de la région d’Oum el Bouaghi plonge dans la Préhistoire à environ 8000 ans av. J.-C.. Des vestiges attestent de la présence de troglodytes vivant de chasse et de cueillette.

Partie intégrante du royaume de Numidie, jusqu’à la veille de la période punique, l’évolution de l’économie met en évidence un système agraire dominé par la culture de l’olivier, notamment à Guediovala (Ksar Sbahi) et Makomades (Oum El Bouaghi).

Potentialités économiques
  • Activités économiques
    • Zones industrielles : 2 zones d’une superficie de 292 ha.
    • Zones d’activités : 20 zones d’une superficie de 409 ha dont 9 zones déjà viabilisées et 11 en cours.
  • Routes : d’une longueur de 1 748,86 km, le réseau routier de la wilaya d’Oum El Bouaghi, est un réseau maillé à l’intérieur et offre une bonne desserte vers l’extérieur. Il est composé de 414 km de routes nationales, 413 km de chemins de wilaya et 922 km de chemins communaux.
Infrastructures économiques, administratives et sociales
  • En matière d’énergie
    • Électricité : 3 postes-sources et un réseau transport très dense (+1 100 000 m) en moyenne tension.
    • Gaz naturel : de réelles possibilités de mise sous gaz existent, dans la mesure où la wilaya est traversée par un gazoduc de 20 pouces. Aussi, le potentiel énergétique a été renforcé par la centrale – turbine à gaz de F’Kirina, d’une puissance de 292,4 MW.
  • Santé : la wilaya dispose de 7 hôpitaux, 18 polycliniques et 107 salles de soin.
  • Ressources hydriques : la wilaya recèle d’importantes ressources en eau qui proviennent essentiellement des nappes aquifères et qui seront renforcés à moyen terme par le barrages de Beni-Haroun (wilaya de Mila), Oued Charef (wilaya de Souk Ahras) et le barrage Ourkis.

En outre, la wilaya est connue par l’abondance des gisements de dolomie et d’argile, des carrières d’agrégats et sables, des marais salants et des gîtes pour la fabrication de ciments.

  • Agriculture : Le territoire de la wilaya d’Oum El Bouaghi est constitué de hautes plaines, aptes à recevoir diverses cultures. La superficie agricole utile (SAU) d’une superficie de 361 688 hectares représente 62,36 % de la superficie agricole totale, dont 35 520 ha de terre irrigables, ceci lui confère de réelles possibilités de mise en valeur agricole.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Festival Aïssa Djermouni[modifier | modifier le code]

Depuis de nombreuses années, la ville de Oum el Bouaghi organise le Festival Aïssa Djermouni, manifestation culturelle et artistique importante, qui comporte des expositions, des galas, des conférences, des manifestations folkloriques, des pièces théâtrales pour enfants et adultes ainsi que bien évidemment le concours relatif à la poésie et aux contes, grande spécialité de l'artiste défunt[5],[6].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aïssa Djermouni (1886-1946) né à Oum El Bouaghi, artiste et poète, il fut le premier chanteur musulman et africain à se produire à l'Olympia[7].
  • Ghorab Chafik
  • Ghorab Mostafa Anouar
  • Farid Dms Debah né en 1976 à Paris en France, réalisateur, scénariste, photographe et producteur de films

Sport[modifier | modifier le code]

La ville d'Oum El-Bouaghi possède une équipe de football qui est US Chaouia. L'Union Sportive des Chaouia est un club de football algérien fondé en 1936 de l'USC union sportif chaouia jusqu’à la réforme du sport de 1976 qui a mis le club sous l’égide de la commune et qui l'a renommé itihad riadhi baladiat oum bouaghi IRBOB.

Le club évolue au Stade Hassouna Zerdani (10 000 places) représenté par deux couleurs qui sont le jaune et le noir.

Leur Championnat actuel est la ligue 2.

Palmarès :

  • Championnat d'Algérie de football
    • Champion : 1994
  • Supercoupe d'Algérie
    • Vainqueur : 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ons.dz/IMG/pdf/armature_urbaine_2008.pdf page 98
  2. « L’étymologie du mot « Macomades », ancien nom de la ville d’Oum El Bouagui », sur Inumiden, (consulté le 2 juin 2016)
  3. « La météo pour Oum el Bouaghi » (consulté le 22 juin 2015)
  4. Journal officiel de la République algérienne,  ; décret no 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya d'Oum El Bouaghi, commune d'Oum El Bouaghi, p. 1477. Consulté le .
  5. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/07/08/article.php?sid=40790&cid=16
  6. http://www.entv.dz/archives/index.php?id_v=94
  7. http://beida-com.ifrance.com/aissa.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]