El Bayadh

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El Bayadh
El Bayadh
El Bayadh, centre-ville sous la neige.
Noms
Nom arabe الـبـيـض
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya El Bayadh (chef-lieu)
Daïra El Bayadh (chef-lieu)
Code postal 32000
Code ONS 3201
Démographie
Population 91 632 hab. (2008[1])
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 40′ 49″ nord, 1° 01′ 13″ est
Altitude 1 313 m
Superficie 463,50 km2
Localisation
Localisation de El Bayadh
Localisation de la commune dans la wilaya d'El Bayadh.
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El Bayadh
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El Bayadh

El Bayadh (en arabe : الـبـيـض ; prononcé [el.ba.yadh] Écouter), (anciennement Géryville pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya d'El Bayadh, dont elle est le chef-lieu, située au sud-est d'Oran et au sud-ouest d'Alger.

Située dans le Djebel Amour, c'est une ville haute en altitude, l'élevage ovin est une activité importante de sa région.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'El Bayadh se situe au nord de la wilaya d'El Bayadh. La ville est située à 370 km au sud-est d'Oran, à 520 km au sud-ouest d'Alger, à 500 km au nord-est de Béchar[2], à 105 km de Bougtob et à 194 km de Saïda [3].

La ville commande les steppes au Nord, et l'Atlas Saharien au Sud, dans la zone de transition entre les monts des Ksour et le Djebel Amour[3].

Relief[modifier | modifier le code]

La ville d'El Bayadh se situe au sud-ouest du djebel Amour, dans l'Atlas saharien, à une altitude de 1 200 m[4].

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

Lors du découpage administratif de 1984, la commune d'El Bayadh est composée à partir des neuf localités suivantes[5] :

  • Djebel Bouderga
  • Djebel Ksel
  • Draa Lahmar
  • El Bayadh
  • El Haoudh
  • Ouafeg
  • Petit Mecheria
  • Mekter
  • Mouilha

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à El Bayadh, est semi-aride froid. La classification de Köppen est de type BSk. La température moyenne est de 14.2 °C et la moyenne des précipitations annuelles ne dépasse pas 300 mm[6]. Il neige souvent en hiver, à cause de l'altitude[3].

Diagramme climatique


Transport[modifier | modifier le code]

Aéroport d'El Bayadh

El Bayadh dispose d'un aéroport situé à 10 km au nord-est de la ville.

Elle est traversée sur la Route nationale 6[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour créer un relais entre Mascara et Laghouat qu’elle assiège, l’armée française bâtit un poste à partir de novembre 1852 sur le lieu-dit « El-Béïod », point d’eau avec quelques ruines de ce qui fut un ksar[2], que le colonel Géry avait atteint en 1845. En 1852, il n’y avait «à El-Béïod même » que « quelques amas de moellons et de briques crues, seuls restes d’un ancien ksar ; pas un douar ni une tente en vue »[7].

Le centre-ville est marqué par la trame coloniale.

En 1861, lors de la colonisation, la ville est nommée Géryville et fait partie du département d'Oran[8]. En 1881, l'assassinat du chef du bureau arabe de la ville, donne le signal de l'insurrection des Ouled Sidi Cheikh dans le Sud-Oranais[9]. En 1890, la région de la steppe occidentale, a été divisée en deux cercles militaires, celui de Géryville et celui d'Aïn-Sefra[10].

Durant l'entre-deux-guerres, elle devient le centre alfatier le plus important d'Afrique du Nord[2]. En 1958, la commune fait partie du département de Saïda. Après l'indépendance, elle prend le nom d'El Bayadh[8].

Administration[modifier | modifier le code]

El Bayadh a connu différents statuts administratifs : poste, annexe, commune mixte, commune et sous-préfecture en 1962[2]. À l'issue du découpage administratif de 1985, la ville est érigée au rang de chef-lieu de wilaya. Auparavant, elle était rattachée à la wilaya de Saïda[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune d'El Bayadh est évaluée à 91 632 habitants, dont 85 577 habitants dans l'agglomération principale. Elle est la commune la plus peuplée de sa wilaya[1].

La ville a connu un exode rural important à la suite de la sédentarisation des nomades, à partir de la guerre d'Algérie[12].

Évolution démographique
1977 1987 1998 2008
28 17641 11960 22085 577
(Source : recensements[13])

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartier de Sidikia.

L'urbanisation de la ville demeure marquée par la trame coloniale. Face à la ville coloniale. El Graba présente l'animation des vieilles cités[3].

La crise du nomadisme durant la dernière décennie de la colonisation et l'exode rural ont donné naissance à des habitats précaires dans la périphérie de la ville. En 1993, la commune a décidé la démolition du quartier de Sidi-Hadj-Bahous, en raison de sa situation centrale dans le tissu urbain de la ville. Les autorités locales voulaient en faire un futur centre-ville avec l'implantation d'équipements collectifs et administratifs ainsi que des équipements à caractère commercial[12].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Gravures préhistoriques de la région d'El Bayadh

La région d'El Bayadh est riche en sites préhistoriques de gravures rupestres qui jalonnent l'Atlas saharien[14]. Les figurations y sont essentiellement animalières mais plusieurs représentations humaines y sont associées[2].

Économie[modifier | modifier le code]

L'élevage est l'activité principale de la région d'El Bayadh depuis très longtemps[4]. La ville dispose d'un important marché d'ovins[3].

Elle également un centre de fabrication des tapis du djebel Amour[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Wilaya d'El Bayadh : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a b c d et e « Une ville, une histoire : El Bayadh, la capitale de l’alfa - Algerie360 », sur www.algerie360.com, (consulté le )
  3. a b c d e f et g Marc Côte, Guide d'Algérie : paysages et patrimoine, Algérie, Média-Plus, , 319 p. (ISBN 9961-9-2200-X), p. 72
  4. a et b Daniel Babo, Algérie, Méolans-Revel, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux », , 206 p. (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 138
  5. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya d'El Bayadh, p. 1553.
  6. « Climat El Bayadh: Pluviométrie et Température moyenne El Bayadh, diagramme ombrothermique pour El Bayadh - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le )
  7. Alexandre Segretain, Souvenirs d’un officier du génie, ,, Hachette, , 236 p.
  8. a et b Atlas de l'Algérie 1830-1960, Paris, Éditions Archives & Culture, , 80 p. (ISBN 978-2-35077-157-1, présentation en ligne)
  9. « Chronologie. 1881-1918 », dans : Abderrahmane Bouchène éd., Histoire de l'Algérie à la période coloniale. 1830-1962. Paris, La Découverte, « Poche / Essais », 2014, p. 185-188. URL.
  10. « Impact du foncier agricole sur une région pastorale. Le cas de la steppe occidentale algérienne », Études rurales, 2018/1 (n° 201), p. 52-71. DOI : 10.4000/etudesrurales.12545. URL.
  11. Mohamed Hadeid, Abed Bendjelid, Jacques Fontaine et Serge Ormaux, « Dynamique spatiale d’un espace à caractère steppique : le cas des Hautes Plaines sud-oranaises (Algérie) », Cahiers de géographie du Québec, vol. 59, no 168,‎ , p. 469–496 (ISSN 0007-9766 et 1708-8968, DOI 10.7202/1037259ar, lire en ligne, consulté le )
  12. a et b Mohamed HADEID, « Dynamique urbaine d’un quartier central d’une ville steppique  : le cas d’El Bayadh (Algérie). », Cahiers Géographiques de l'Ouest, N° 11,‎ , p. 17-23 (lire en ligne)
  13. (en) Algeria: Provinces & Major Cities - Population Statistics, Maps, Charts, Weather and Web Information
  14. Marc Côte, Guide d'Algérie : paysages et patrimoine, op. cit., p.73.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]