Nicolas de L'Hospital

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Officier général francais 7 etoiles.svg Nicolas de L'Hospital
Duc de Vitry
Nicolas de L'Hospital

Surnom Maréchal de Vitry
Naissance
1581
Décès (à 63 ans)
à Nandy, près de Melun
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service -1637
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur de Provence

Nicolas de L'Hospital, marquis puis duc de Vitry (1644, duché sis à Châteauvillain et Arc-en-Barrois ; reprise du nom du fief familial de Vitry-en-Brie = Vitry-Coubert à Guignes), seigneur de Nandy et de Coubert, plus connu sous le nom de maréchal de Vitry, né en 1581 - mort le à Nandy près de Melun, est un militaire et noble français du début du XVIIe siècle. Il est élevé à la dignité de maréchal de France par Louis XIII en 1617.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Petit-fils de François de L'Hospital, † vers 1556/1567, x Anne de La Châtre, fille de Claude Ier de La Chastre et sœur du maréchal Claude II, il est le fils aîné de Louis Gallucio de L'Hospital, † 1611, et de Françoise/Marie de Brichanteau, fille de Nicolas Brichanteau de Nangis. Son frère cadet, François de l'Hospital (1583-1660) sera maréchal de France comme lui, en 1643.

Il épouse Lucrèce Bouhier de Beaumarchais, veuve de Louis de La Trémoille, marquis de Noirmoutier[1], et belle sœur de Charles Ier de La Vieuville[2]. Ils eurent trois enfants : François-Marie 2° duc de Vitry (-Châteauvillain), † 1679, maréchal de camp, ambassadeur extraordinaire en Bavière et à la Paix de Nimègue, x Marie-Louise Pot de Rhodes, d'où deux fils morts jeunes et une fille ; son frère Nicolas-Louis (1636-1685), marquis de Vitry, ambassadeur en Autriche et Pologne, x Marie Brulart petite-fille de Pierre Brulart ; leur sœur Louise, abbesse de Montivilliers en 1644-1661 après sa tante Anne sœur des maréchaux de Vitry et de L'Hospital.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa famille originaire du royaume de Naples ne doit pas être confondue avec celle originaire d’Auvergne dont fait partie le chancelier Michel de L'Hospital (†1573).
Jean de Galluccio s’installe en France au milieu du XIVe siècle. Il est qualifié de clerc des arbalétriers du Roi en 1338 et est naturalisé par Charles V en 1349. Il prend le nom de Jean de l’Hospital lors de son mariage avec Jeanne de Braque comme condition pour hériter d’un oncle lui-même nommé Jean de l’Hospital. François de l’Hospital est son descendant à la 6e génération.[3]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Fragment de son tombeau, Musée d'art et d'histoire de Chaumont .

Nicolas de L'Hospital devint capitaine des gardes sous le règne de Louis XIII. À ce titre, il participa à la conjuration qui devait mettre à mort le maréchal d'Ancre, Concino Concini, protégé de la régente et mère de Louis XIII, Marie de Médicis. C'est lui-même qui reçut l'ordre de tuer Concini, le .

Après cette exécution, il est promu maréchal de France et gouverneur de la Bastille et sera ainsi le géôlier de la maréchale d'Ancre, Léonora Dori.
Il est nommé gouverneur de Provence de 1631 à 1637 ; ses manières hautaines et impérieuses ainsi que abus d'autorité suscitent des conflits avec le Parlement de Provence. Il est rappelé à la Cour en 1634 pour s'expliquer, temporairement remplacé par le Marquis de Saint-Chamond qui acquit très vite une grande popularité. Après son retour à Aix-en-Provence en 1635, il rencontre les mêmes difficultés et il est définitivement disgracié en 1635. Arrêté le [4], sur la route de Saint-Germain, il est enfermé à la Bastille sur ordre de Richelieu, notamment pour des violences exercées sur l'archevêque de Sourdis.

Il est libéré le , il meurt à Nandy près de Melun en 1644. Il avait fait édifier un tombeau pour son épouse et lui en l'église st-Berchaire de Châteauvillain, oeuvre en calcaire et marbre noir qui fut brisé par les révolutionnaires, ne sont conservé que les deux orants, au musée de Versailles et diverses sculptures au Musée d'art et d'histoire de Chaumont‎.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr de L'Hospital.svg Armes de la famille de L'Hospital

De gueules, à un coq d'argent, crêté, membré et barbé d'or, portant au col un écusson d'azur, ch. d'une fleur-de-lis d'or.[5]

Orn ext Maréchal duc OSE.svg
Blason François (1583-1660) et Nicolas (v 1582-1644) de L'Hôpital.svg
Armes du duc de Vitry

Ecartelé : au I, semé de fleurs de lys d'or à un lambel à quatre pendants de gueules brochant (Anjou-Sicile), au II, d'or à quatre pals de gueules (Aragon) ; III, parti, a, de sable à deux lépoards d'or, l'un sur l'autre (Rouhault), b, coupé, 1 burelé d'or et de gueules (Volvire-Ruffec), 2, de gueules à neuf macles d'or ordonnées 3, 3, 3, un lambel d'argent brochant (Rohan-Montauban) ; IV, de gueules à une croix ancrée de vair (La Châtre) ; sur-le-tout de gueules, à un coq d'argent, crêté, membré et barbé d'or, portant au col un écusson d'azur, chargé d'une fleur-de-lis d'or (L'Hôpital).[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de Lucrèce Bouhier.
  2. Généalogie de Marie Bouhier.
  3. La Chesnaye-Desbois, Dict. de la Noblesse, volume 10, page 713 & suiv.
  4. Prosper Cabasse, Essais historiques sur le parlement de Provence, depuis son origine jusqu'à sa suppression : 1501-1790, vol. 2, Paris, Pihan Delaforest, , 477 p., p. 173.
  5. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  6. Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]