Misha Sydorenko

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Mykhaylo Sydorenko dit Misha Sydorenko[1], (en ukrainien : Михайло Сидоренко) est un artiste peintre ukrainien et français né le à Lviv en Ukraine. Basé à Paris, il est sociétaire de la Fondation Taylor.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le , dans une famille artistique en Ukraine, Misha Sydorenko est diplômé de l'Académie nationale des Arts de Lviv en 1999[2].

Durant sa formation universitaire artistique, Misha Sydorenko a eu l’occasion de parfaire sa technicité et ses compétences artistiques au détour de nombreux voyages notamment en Russie, à Saint-Pétersbourg et Moscou, mais aussi aux États-Unis. Son expérience dans les ateliers libres de dessin de modèle vivant du Philadelphia Sketch Club et Samuel S. Fleisher Art Memorial (États-Unis, 1994) a particulièrement affiné sa technicité.

D’autres voyages seront la source de son inspiration et de sa création comme ses voyages aux États-Unis entre 2008 et 2010, où il peindra de nombreux paysages à Los Angeles, Malibu (Californie), San Francisco etc. En 2008, Misha Sydorenko expose ses œuvres à l'Université La Salle (Pennsylvanie) (États-Unis). Cette exposition marque le début d’une carrière à l’international avec des expositions comme à la galerie Schwab Beaubourg à Paris [3] , au le Fonds de l'Ermitage, à l’Ambassade d’Ukraine en France [4], aux salons comme Figuration Critique, Salon d’Automne, Art Capital. En 2016, la plus grande exposition personnelle du peintre a été organisée à la Galerie nationale des beaux-arts de Lviv[5]. Puis, en 2017, suite à la Crise de Crimée et à la Guerre du Donbass, l’artiste peintre s’installe à Paris.

Misha Sydorenko est affilié à la Maison des artistes, ainsi que sociétaire de la Fondation Taylor à Paris.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le critique d’art Christian Noorbergen [6] revient, dans la monographie consacrée à l'œuvre du peintre : « Misha Sydorenko, hanté de pure peinture, s’étourdit de couleurs, de corps et de lumière. Il se nourrit de paysages sublimés. Il peint des rêves de chair et de vive mémoire.  Il aime les clartés assourdies, affolées et vibrantes. Il creuse sans fin l’intime, le sacral et le charnel, quand les regards et l’étendue chargé disent l’éternel échange du dehors et du dedans. Va-et-vient amoureux, imprégné et vital. Couleur travaillée de l’intérieur, densifiée, et quasi pulvérisée. Avec des traces de cristal en extension qui partent se noyer dans la matière. »  Dans sa recherche, il met l'accent sur un aspect poétique du travail de l’artiste « L’art de Misha Sydorenko sacralise la féerie des paysages, la magie des apparences et les grands nus d’absolue frontalité. Il a l’obsession de la demeure humaine et de la peau habitée. L’impact humide de la femme s’illumine d’une douceur habitée, et la toile, comme inachevée et métamorphique, devient le poème immense, magique et secret, d’une vive présence partagée. L’art pratique au profond l’acte de vie, et fait le bonheur du voir. » Critique d'art précise que « Le dessin, chez lui, ne sert que la peinture. Le graphisme s’abandonne et s’efface au pur impact chromatique, omniprésent et envoûté. » 

Martine Boulart présidente du le Fonds culturel de l’Ermitage[7] écrit, dans le catalogue d’exposition personnelle « Les chants des Vallons », sur les thématiques principales des tableaux et la technique de l’artiste « C’est un observateur de sa réalité interne, Il dessine d’abord en cherchant la composition, pose une couche d’aquarelle translucide, puis par ajouts successifs de pigments et de cristaux de dammar, il avance vers l’inconnu de façon à la fois sensuelle et perfectionniste. Ce travail est lent pour arriver au résultat qui le satisfait, pour s’évader de la banalité et créer un monde dans lequel il aime vivre. Le dessin s’efface derrière la peinture. Sa famille picturale est l’impressionnisme teinté de romantisme, il peint des paysages oniriques, des rêves de femmes, des lieux de mémoire de l’enfance, chargés d’émotions et d’affectivité… »

« Émotion et poésie : L'artiste a la facture énergique, la pâte épaisse. Il travaille la texture, la matière, utilise des touches successives pour donner plus de relief à ses tableaux. » écrit Véronique Mosser dans le journal Ouest-France [8]

L’écrivain et critique d’art Henry Le Bal écrit : « La lumière, l'ouest, et la maison peinture, la maison atelier, l'atelier des origines, un toit pour abriter les deux côtés de la frontière à moins que celle-ci, soit la palette elle-même, soit la recherche de ce rose incarnat, de la chair, au final, de la lumière. »

« Avec grande générosité, il pose, sur la toile, des blancs, des bleus et toutes ces couleurs joyeuses qui souvent caractérisent sa palette. [...] Il aime aussi laisser voir des femmes auxquelles il donne beaucoup de sensualité. » commente l’une de ses expositions, le quotidien français Le Télégramme[9].

Fontaine Medicis II. Huile sur toile. 100 × 73 cm. Collection privée (2019)
Nymphes de Vallons. Huile sur toile. 130 × 81 cm (2020)
Allégorie de l'Automne. Huile sur toile. 130 × 81 cm (2021)

Style[modifier | modifier le code]

Misha Sydorenko est un peintre figuratif contemporain. « Parfois proche, dans ses sources profondes de Édouard Vuillard ou de Pierre Bonnard, voire des Fauves, il se sent proche d’un impressionniste incandescent ou d’un expressionnisme sensualisé. Un romantisme mental, latent et diffus, incante chaque œuvre. La peinture abstraite n’est pas très éloignée, quand la picturalité de sa toile se dissocie du sujet peint, obsessionnel et talismanique. La densité de matière, travaillée à cœur, peut rappeler Eugène Leroy, et ses profondeurs chargées. […]» « Misha Sydorenko ne patauge pas dans le ressassement des vieilles recettes. Il nage, veilleur attentif et lucide, en eau profonde. Le désir aux doigts nus passe avant les outrances de l’hyper modernité. […]» écrit Christian Noorbergen à propos du style de peinture de l'artiste.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les fleurs du bien, 2018
  • L’étang à Giverny, 2018
  • Les baigneuses, 2019 [10]
  • Fontaine Médicis II, 2019
  • Les nymphes de Vallons, 2020
  • Madame, 2020
  • Allégorie de l’automne, 2021

Principales expositions[modifier | modifier le code]

Publications et presse[modifier | modifier le code]

  1. Fonds culturel de l'Ermitage [7]
  2. La monographie "Misha Sydorenko, Peintures" [22]
  3. Christian Noorbergen à propos de l'exposition personnelle "Saison dorée" à l'Ambassade d'Ukraine en France [23]
  4. Espace art et liberté "Portrait de Misha Sydorenko" [12]
  5. La Maison de ventes Rouillac [24]
  6. Ouest-France du 14 juillet, no 1119 2019, Véronique Mosser [8]
  7. Le Télégramme no 23.021, Eliane Cadiou [9]
  8. Art Culture France [25]
  9. Hauts-de-Seine, no 66 [26]
  10. Catalogue Artcité 2018 [27]
  11. "Postclassical auto-reflections", The Day 31 mai 2017, Kyiv [19]
  12. Catalogue “Misha Sydorenko. Peintures”, Introduction: Roman Yaciv Ph.d., Bernard de Wolff, 2016, Kyiv [28]
  13. "Tête-à-tête avec Mykhailo Sydorenko", The Day 17 février 2016, Kyiv [5]
  14. "The prints of travels" The Day 7 juin 2016, Kyiv [20]
  15. "Seeing in its own nature" The Day, exposition collective au Musée national de Lviv[21]
  16. Catalogue “Misha Sydorenko, Peintures”, Musée National de Lviv 2014 [29]
  17. Catalogue " M. Sydorenko, N.Kruchkevych, Peintures ", Malti-M, 2006 [30]

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Irina Glotova, Travellog. Style Twin Peaks, livre, œuvre de Misha Sydorenko (Sur le pont, huile sur toile) en couverture, 2017 [31]
  • J.S. Dekkers, Tolerance and Immune Regulation in Rheumatoid Arthritis, livre, œuvre de Misha Sydorenko (Au miroir, huile sur toile) en couverture, 2019 [32]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]