Maxime Litvinov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Litvinov.

Maxime Litvinov
Illustration.
Maxime Litvinov en 1920.
Fonctions
Ministre soviétique des Affaires étrangères
Président Gueorgui Malenkov
Prédécesseur Gueorgui Tchitcherine
Successeur Viatcheslav Molotov
Ambassadeur de l’URSS aux États-Unis
Prédécesseur Konstantin Umansky
Successeur Andreï Gromyko
Prédécesseur Boris Bakhmeteff
Successeur Ludwig Martens
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 75 ans)
Nationalité Drapeau Soviétique
Parti politique PCUS

Maxime Maximovitch Litvinov (en russe : Макси́м Макси́мович Литви́нов), né Meir Henoch Mojszewicz Wallach-Finkelstein le 17 juillet 1876 et mort 31 décembre 1951, est un révolutionnaire et diplomate de l'Union soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît sous le nom de Meir Henoch Mojszewicz Wallach-Finkelstein, au sein d'une famille de banquiers juifs.

Il prend le nom de Maxime Litvinov lors de son adhésion au « parti ouvrier social-démocrate de Russie » (POSDR), dès sa création en 1898, et commence son activité militante en Ukraine.

Il émigre à Londres en 1906, où il travaille pour l'Internationale ouvrière, puis, après la Révolution d'Octobre, il est nommé par Lénine représentant du gouvernement soviétique au Royaume-Uni.

Sous Staline, il est commissaire du peuple aux Affaires étrangères entre 1930 et 1939, poste auquel il tente de promouvoir, comme son collaborateur Ivan Maïski, la sécurité collective et une grande alliance entre l'URSS, la France et le Royaume-Uni contre le Reich hitlérien. Litvinov représente l'URSS à la Société des Nations entre 1934 et 1938.

Au moment de la crise tchécoslovaque, il réclame la tenue immédiate de négociations militaires entre des représentants des forces soviétiques, françaises et tchécoslovaques, ainsi que l'inscription de la crise à l'ordre du jour de l'assemblée générale de la Société des Nations[1]. Indigné par les accords de Munich, qui voient le Royaume-Uni et la France permettre à l'Allemagne d'envahir la Tchécoslovaquie, il dénonce une « capitulation » qui ne pourrait qu'avoir « d'incalculables et désastreuses conséquences »[1].

Le , il est démis de ses fonctions dans des circonstances violentes : le NKVD encercle son ministère, ses assistants sont battus et interrogés. Litvinov étant juif et ardent partisan de la sécurité collective, son remplacement par Molotov accroît la marge de manœuvre de Staline et favorise un rapprochement germano-soviétique, prélude au pacte germano-soviétique[2].

Après l'attaque allemande contre l'Union soviétique, Livitnov revient en grâce et Staline le nomme commissaire adjoint aux Affaires étrangères. Il est envoyé comme ambassadeur soviétique aux États-Unis entre 1941 et 1943 et contribue significativement au prêt-bail signé entre les gouvernements américain et soviétique en 1941.

Il meurt de mort naturelle en 1951. Souvent menacé d'être victime d'une purge stalinienne, Molotov déclare : « C’est pur hasard s’il est resté en vie »[3].

Note[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gabriel Gorodetsky, « Un autre récit des accords de Munich », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018)
  2. Britannica, entrée international relations, § Anschluss and the Munich pact.
  3. Simon Sebag Montefiore, Staline - La cour du tsar rouge, Éditions des Syrtes, Paris, 2005, p. 662 n.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :