Marché Bonsecours

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Marché Bonsecours
Image illustrative de l’article Marché Bonsecours
Situation
Coordonnées 45° 30′ 32″ nord, 73° 33′ 05″ ouest
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Ville Montréal
Quartier Vieux-Montréal
Morphologie
Longueur 165 m
Largeur 25 m
Histoire
Création 1847
Protection Lieu historique national du Canada (1984)

Le marché Bonsecours est un ancien marché public de Montréal, au Québec situé dans le Vieux-Montréal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Scène d'hiver, James Duncan, 1850-1860

Le marché fut d'abord construit sous le régime français. François Bigot, dernier intendant de Nouvelle-France y habita à compter de 1749, jusqu'à son retour en France en 1760[1].

John Johnson, ardent loyaliste, surintendant général et inspecteur général des Indiens des Six-Nations et de ceux de la province de Québec, entre autres occupations, acheta la résidence en 1796 et la revendit à John Molson en 1815.

Ce pionnier de la navigation à vapeur sur le Saint-Laurent, qui convoitait un accès au fleuve, y construisit même un quai. Molson agrandit et aménagea l'Hôtel Mansion House. L'endroit devint vite le lieu de réunion du Beaver Club et reçut un dépôt de 7000 volumes par un " groupe de messieurs à l'esprit civique ". À la suite d'un incendie, Molson construisit le New Mansion House, ensuite appelé le British American Hotel, qui fut aussi incendié en 1833.

John Molson fils revendit à la Ville le principal terrain qui servit à l'implantation du nouveau Marché Bonsecours, dont la construction débuta en 1844 d'après les plans de William Footner. Le Marché public fut inauguré en janvier 1847. Les responsables n’ont pas réussi à respecter les échéances. Les travaux d'aménagement intérieur, sous la direction de l'architecte George Browne, se poursuivirent jusqu'en 1852.

Selon les dires de Footner dans la présentation de son projet, Montréal se devait qu'un monument soit « fondé pour prouver le bon goût et la libéralité des citoyens de Montréal ». Il fallait à tout prix « produire sur l'esprit du voyageur une grande idée de la beauté, et de l'importance de la ville florissante de Montréal ».

Le marché Bonsecours est un marché public, un carrefour urbain[2]. En d’autres mots, il s’agit d’un centre d’activités majeures et un lieu de rassemblement. C’est une halle et les halles sont associées à des fonctions de prestige et le lieu d’événements historiques. Par exemple, le marché Bonsecours avait une salle de concert à l’étage[2]. L’édifice devient un symbole urbain du peuple. Après sa restauration, en 1964, il est utilisé par l’administration municipale[2]. D’ailleurs, plusieurs marchés disposaient de salles de réunion aux conseils municipaux et comme salles de spectacle[3]. Le marché Bonsecours n’est pas le seul, il y avait notamment le marché Jacques-Cartier de Québec, le marché public de Trois-Rivières et le marché de Saint-Hyacinthe[3].

Vue de la rue des Commissaires, 1922

Lorsque des émeutiers incendièrent le Parlement du marché Sainte-Anne le 25 avril 1849, qui logeait alors le Parlement du Canada-Uni, les députés siégèrent au marché Bonsecours, du 26 avril au 7 mai de la même année, avant d'être retransférés dans un bâtiment de la place Dalhousie. À partir du 12 janvier 1852, le marché hébergea également l'Hôtel de ville de Montréal qui ne quitta l'édifice qu'en 1878, date de l'inauguration du nouvel Hôtel de ville, sur la rue Notre-Dame.

Pour connaître davantage sur le marché Bonsecours au fil de l’évolution de Montréal, le site web du lieu offre un aperçu de celle-ci.

Vue du marché Bonsecours depuis le Vieux-Port

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De nos jours, le marché est le siège du Conseil des métiers d'art du Québec et de l'Institut design de Montréal. Il abrite de nombreuses salles d'expositions, des restaurants et commerces. Le Marché Bonsecours est reconnu comme un lieu historique national du Canada en 1984[4]. Il est considéré comme étant un des 10 plus beaux édifices patrimoniaux du Canada.

Au 19ème et 20ème siècles, le marché Bonsecours était connu pour sa diversité de commerces. Aujourd’hui, le marché Bonsecours a grand rôle dans les activités culturelles de la ville. Un des événements les plus populaires et de longue durée est le World Press Photo[5]. En 2018, il s’agit de la 13ème édition montréalaise du concours annuel le plus prestigieux de photographie professionnel. Parmi les panoplies d’activités qui prennent place au marché Bonsecours, il y a aussi le Festival Montreal Is Kizomba, des expositions d’artistes canadiens, des salons de bijoux, des salons de vins, des salons d’antiquités, La Grande Braderie de Mode Québécoise, Meastria, etc[5].

Afin de donner vie au Vieux-Montréal, le Marché Bonsecours est illuminé jusqu’à 1h, comme l’hôtel de ville[6]. Comme le dise Morel et Proulx, le dôme du Marché Bonsecours est devenu une véritable horloge urbaine. Elle a 4 couleurs différentes qui alternent pour ponctuer tous les quarts d’heure et un flash lumineux qui marque les heures[6].

Héritage[modifier | modifier le code]

Timbre de Postes Canada émit en 1990 en l'honneur du Marché Bonsecours.

Le 28 mai 1990, à l’occasion de la tenue à Montréal du 17econgrès de l’Union internationale des architectes, Poste Canada émettait un timbre en l’honneur du Marché Bonsecours. Conçu par Raymond Bellemare, ce timbre devenait ainsi le troisième de la série consacrée au patrimoine architectural du Canada. Au prix courant de 5,00$, il possède une dentelure de 13.5 et a été imprimé par la British American Bank Note Company et la Canadian Bank Note Company, Limited.[7]

Accès[modifier | modifier le code]

Le Marché Bonsecours est situé au 300-390 St-Paul Est, le bâtiment porte aussi le numéro civique 300-395 rue de la Commune Est qui est en fait la façade secondaire. Les façades latérales qui se trouvent sur la rue Bonsecours et sur la rue du Marché-Bonsecours sont quant à elles sans numéro civique. [8]

Images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique »
  2. a b et c « Érudit | Identifiant non conforme », sur id.erudit.org (consulté le 3 octobre 2018)
  3. a et b (en-US) Yves Bergeron, « Les premières places de marché au Québec », Material Culture Review / Revue de la culture matérielle, vol. 35,‎ (ISSN 1927-9264, lire en ligne)
  4. Parcs Canada, Montréal, une ville d'histoire, 2004, p.40
  5. a et b « Marché Bonsecours de Montréal », sur www.marchebonsecours.qc.ca (consulté le 3 octobre 2018)
  6. a et b « Érudit | Identifiant non conforme », sur id.erudit.org (consulté le 3 octobre 2018)
  7. Philacanada, « Philacanada - Marché Bonsecours, Montréal - 5 dollars 1990 - Timbre du Canada - Valeur des timbres du Canada », sur www.philacanada.com (consulté le 15 novembre 2018)
  8. « Vieux-Montréal – Fiche d'un bâtiment : Marché Bonsecours », sur www.vieux.montreal.qc.ca (consulté le 15 novembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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