Élisabeth Bégon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Élisabeth Bégon
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie-Isabelle-Élisabeth Rocbert de La MorandièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Conjoint

Élisabeth Bégon, née Marie-Élisabeth Rocbert de La Morandière à Montréal le 27 juillet 1696 et morte à Rochefort le 1er novembre 1755, est une épistolière de la Nouvelle-France.

Tutrice de ses deux petits-enfants, elle écrit à son gendre, Michel de Villebois de La Rouvillière, de 1748 à 1753. Ses Lettres au cher fils, publiées en 1972, constituent un précieux témoignage historique en même temps qu’une chronique familiale. Élisabeth Bégon y brosse le portrait de la vie de l'élite coloniale à la fin du Régime français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et enfance[modifier | modifier le code]

Élisabeth Bégon[1] est née à Montréal le . Elle est l'aînée des six enfants d'Élisabeth Duverger (Loches en 1673-Montréal en 1730) et d'Étienne Rocbert de La Morandière (Sens, Champagne, en 1668-?), garde-magasin du roi, tous deux Français d'origine. De plus, sa grand-mère maternelle était une Saint-Ours.

Son père arrive en Nouvelle-France en 1690 et s'installe à Montréal où il est secrétaire du commissaire, Louis Tantouin de La Touche, avant d'être nommé garde-magasin du roi en 1692 par l'intendant Jean Bochart de Champigny. Étienne Rocbert de La Morandière occupe cette charge jusqu'en 1731. En plus, il exploite une maison de commerce. La famille fait dès lors partie des notables de la ville[2]. L'historienne Lorraine Gadoury parle d'agrégé à la noblesse dans le cas d'Étienne Rocbert de La Morandière, en ce sens que l'élévation sociale est atteinte par ses enfants grâce au mariage[3].

Mariage et vie adulte[modifier | modifier le code]

En 1712, la carrière d'enseigne de vaisseau de Claude-Michel Bégon de La Cour l'amène dans la colonie. Montréal ne disposant pas de casernes, il loge chez la famille Rocbert de La Morandière où il fait la rencontre d'Élisabeth. La famille Bégon, dont le frère aîné de Claude-Michel, Michel Bégon de La Picardière, alors intendant de la Nouvelle-France, s'oppose à l'union des deux jeunes gens[4]. Or, comme il semble partager de véritables sentiments, ce qui n'est pas courant à une époque où le mariage constitue surtout une stratégie familiale pour les membres de l'élite, Claude-Michel et Élisabeth persévèrent. Après un mariage à la gaumine[5], ils finissent par s'épouser formellement le 19 décembre 1718.

Le couple aura trois enfants[6]:

  • Marie-Catherine-Élisabeth (1719-1740).

Marie-Catherine-Élisabeth épouse Honoré Michel de Villebois de La Rouvillière en 1737[7]. Il est alors commissaire de la Marine à Montréal. Le couple a deux enfants: Honoré-Henri et Marie-Catherine. Le premier est envoyé en France et la deuxième, sa mère décédant en 1740, grandit auprès de sa grand-mère Élisabeth Bégon.

  • Marie-Louise Geneviève (1721-1722).
  • Claude-Michel-Jérôme (1724-?). Il est envoyé très jeune dans la famille Bégon en France pour poursuivre une carrière militaire.

La vie de la famille est rythmée par les changements de postes de Claude-Michel Bégon. Cela permet d'ailleurs à Élisabeth de rencontrer les administrateurs coloniaux et les membres des familles importantes et d'être au fait de ce qui se déroule dans la colonie. Claude-Michel est fait chevalier de Saint-Louis en 1718, puis est nommé major de Québec en 1726, lieutenant du roi à Trois-Rivières en 1731, lieutenant du roi à Montréal en 1733, et enfin gouverneur de Trois-Rivières en 1743. À Trois-Rivières, la maison des Bégon devient rapidement un arrêt obligé. L'ingénieur Louis Franquet mentionne au sujet d'Élisabeth: « qui par parenthèse est une personne des plus accomplies tant par la figure que par l'esprit. Elle est d'ailleurs pleine de grâces et de politesse[8] ».

Avant d'être démolie au XIXe siècle, les Bégon occupaient une spacieuse maison située sur la rue Saint-Paul à Montréal, à proximité de la chapelle de Bonsecours.

En 1743, Claude-Michel Bégon fait l'acquisition d'une grande maison sur la rue Saint-Paul à Montréal, non loin de la chapelle Bonsecours. Elle compte également des écuries, un verger et un jardin, ce qui en fait l'une des maisons les plus fastueuses de la ville à l'époque[9].

Comme c'était le cas à Trois-Rivières, la compagnie des Bégon est recherchée et leur maison montréalaise très fréquentée. C'est d'autant plus vrai pendant l'intérim de Roland Barrin de La Galissonière en tant que gouverneur de 1747 à 1749. Neveu de Claude-Michel, il est un familier des Bégon[10].

La veuve Bégon[modifier | modifier le code]

Claude-Michel Bégon de La Cour meurt le 30 avril 1748[11]. Elle est nommée tutrice de son fils et de ses deux petits-enfants le 6 mai suivant, en présence notamment du gouverneur de La Galissonière[12]. La veuve s'installe ensuite dans sa maison de Montréal avec son père, Étienne Rocbert de La Morandière, sa nièce, Marie-Anne Le Gardeur de Moncerville Tilly (surnommée Tilly), Catherine Le Gardeur de Repentigny (surnommée Mater), ainsi que sa petite-fille Marie-Catherine[13] et quelques domestiques. Dès l'automne, elle envisage de s'installer en France pour se rapprocher de son fils Claude-Michel-Jérôme, alors garde-pavillon dans la Marine, et de son petit-fils[14]. De plus, le départ annoncé de M. de La Galissonière l'insécurise:

Que ferais-je en Canada seule, si M. de La Galissonnière s’en va? C’est bien pour le coup que je serais battue! Tu sais comme l’on pense en ce pays. On fait volontiers la cour à ceux qui sont aimés des grands ou qui leur appartiennent mais, quand cela ne se trouve pas, je sais comme on les mène[15].

Comme l'affirme Élisabeth Nardout-Lafarge: « Ce projet semble répondre d'abord à un vif sentiment d'insécurité personnelle consécutif à son veuvage: privée de la protection de La Galissonnière dont le mandat de gouverneur se termine, elle craint manifestement que sa situation sociale en Nouvelle-France se dégrade[16] ». Dans cette perspective, elle commence à organiser son propre départ. Elle souhaite d'abord louer sa maison au nouvel intendant, arrivé en août 1748. François Bigot[17] loue effectivement la maison de 1749 à 1760[18].

Durant la même période, Élisabeth Bégon voit son gendre quitter le Canada. Il a été nommé commissaire général et ordonnateur en Louisiane, où il s'installe finalement en 1749.

L'exil en France[modifier | modifier le code]

Élisabeth Bégon s'installe à Rochefort près de sa belle-famille.

Le 24 septembre 1749, Élisabeth Bégon s'embarque pour la France à bord du Léopard en même temps que le marquis de La Galissonière. Elle est accompagnée de son père, de sa petite-fille (dont elle est la tutrice) et de sa nièce. Mater choisit quant à elle de demeurer au Canada, ce qui la peine.

Élisabeth arrive à Brest le 4 novembre, habite un temps chez de La Galissonière avant de louer une maison à Rochefort, près de la famille Bégon, à partir du 6 décembre. L'installation en France n'est pas si simple, comme beaucoup de Canadiens exilés le découvriront après la Conquête, même quand on a des amis en vue auprès des ministres et de la Cour comme l'est de La Galissonière. L'Iroquoise, comme l'a surnommé M. de Tilly lors d'une discussion domestique, « vit ici très retirée[19] ». L'épistolière écrit:

Je me regarde ici tombée des nues, ne trouvant pas plus de secours dans mes proches que dans les étrangers. Que de croix, cher fils! Et que je crains que ma pauvre vie ne se passe avec bien des chagrins![20]

Elle s'occupe principalement de l'éducation de sa petite-fille et du bien-être de sa famille proche, tente d'exploiter un vignoble dans la région de Blois, fréquente parents et amis, tels que M. et Mme Tilly, et poursuit sa correspondance[21]. Elle voit aussi les deuils se succéder : le 18 décembre 1752, Honoré Michel de Villebois de La Rouvillière meurt à La Nouvelle-Orléans. Toute la famille est affligée par la nouvelle. La veuve Bégon n'a alors d'autre choix que de renoncer à la tutelle de ses deux petits-enfants qui auront bientôt 15 et 14 ans. C'est le cœur lourd qu'elle se tourne vers M. de Rostan[22], commissaire général ordonnateur à Bordeaux, à qui elle écrit le 12 avril 1753:

Vous pensez bien, monsieur, que, de tout mon cœur, je voudrais être capable de remplir les devoirs de la tutelle de ces chers enfants, mais ni ma santé, ni mes talents ne me le permettent, et je sens parfaitement que je ne le puis faire, et vous demande par toute l’amitié que vous avez pour eux et pour nous de leur servir de père[23].

Elle promet toutefois qu'elle « n’oubliera rien pour leur donner des marques de ma tendresse[24] ». Puis, c'est au tour de son père, Étienne Rocbert de La Morandière, de décéder en 1753 ou 1754[25].

Décès[modifier | modifier le code]

Élisabeth Bégon décède peu de temps après, le 1er novembre 1755 à Rochefort à l'âge de 59 ans.

Les lettres[modifier | modifier le code]

De 1748 à 1753, Élisabeth Bégon écrit à son gendre, Michel de Villebois de La Rouvillière[26]. La correspondance commence quelques mois après la mort de son mari et le début de son rôle de tutrice et prend fin au décès de son gendre.

Elle est redécouverte en France par le correspondant pour les Archives de la province de Québec, Claude de Bonnault, en 1932. Les lettres sont achetées à la marquise de Rancougne, une descendante Bégon. Les 61 lettres et neufs cahiers (dont 5 sont écrits à Montréal et 4 en France) sont publiées par Pierre-Georges Roy en 1935 dans le Rapport de l'Archiviste de la Province de Québec, puis par Nicole Deschamps en 1972 sous le titre de Lettres au cher fils[27].

Élément majeur du corpus littéraire féminin du Régime français, plusieurs ont longtemps affirmé que ces lettres avait pour particularité d'avoir été écrites par une laïque alors que d'autres, tel qu'Adrien Thério, l'ont même qualifié de « notre première femme de lettres! »[4] Or, la pratique épistolaire est courante à l'époque pour les membres de l'élite, hommes comme femmes[28]. Élisabeth Bégon ne diffère pas en cela de ses contemporains.

Madame Nardoult-Lafarge affirme que c'est l'édition de Deschamps qui a contribué à en faire un classique et « confirme leur place fondatrice dans l’histoire de la littérature québécoise ». Elle ajoute que la préface de Deschamps « opère en effet une "littérarisation" de la correspondance à la fois par de nombreuses références qui la relie à la littérature ultérieure du Québec, et par la tournure romanesque qu’elle donne à la biographie des épistoliers[29]. »

Claude de Bonnault, Pierre-Georges Roy, Nicole Deschamps et Céline Dupré ont prêté un sentiment amoureux entre elle et son gendre ou du moins un amour inavoué. Toutefois, Véronique Burla et Catherine Rubinger démontrent avec succès que le style familier de Madame Bégon relève plutôt des codes de l'époque et qu'elle ne souhaite en fait que rendre compte des progrès de l'éducation de sa petite-fille et donner des nouvelles de la famille[30].

Véritable témoignage historique en même temps que chronique familiale, les lettres fourmillent de détails sur le quotidien d'une veuve de l'élite en charge de sa famille et sur la vie de l'élite coloniale en 1749: le coût de la vie, le climat, les ennuis de santé, les potins et petits conflits entre les individus, les mondanités, les modes. Femme cultivée, sa correspondance la montre entourée de musique et de livres, sachant lire et traduire l'anglais et enseignant même le latin à la petite Marie-Catherine.

À Montréal, Madame Bégon, alors en deuil, y traite sans fard des personnages qui l'entourent, comme l'intendant Bigot, et s'épanche sur les multiples bals qui peuplent les nuits montréalaises. Le 29 janvier 1749, elle rapporte ainsi que:

Mater y fut et revint à 7 heures, comme nous étions à table, avec M. de Longueuil, qui se mit à table avec nous et mangea comme un démon et but de même, si bien qu’il était plus que gris. Il nous conta toutes les belles et bonnes choses qu’il préparait pour l’arrivée de M. Bigot. M. de Noyan, voulant danser chez M. de Varin, où est l’assemblée, est tombé en coulant son menuet, sa perruque d’un côté et lui de l’autre[31].

À Rochefort, elle écrit à la famille Bégon et à celle de son gendre, donne des nouvelles de son fils, de son père ou encore de sa petite-fille, mais aussi du Canada, des Canadiens et des Français de leurs connaissances, notamment de M. et Mme de Vaudreuil et de « notre cher M. de La Galissonnière[32] ». Enfin, elle multiplie les comparaisons entre la métropole française et la colonie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Correspondance de Mme Bégon », Rapport de l'archiviste de la province de Québec, 1934-1935, p. 5-186 (texte modernisé) et p. 187-277 (texte original).
  • Élisabeth Bégon. Textes choisis, présentés et annotés par Céline Dupré, Montréal, Fides, coll. « Classiques canadiens », no 19, 1961, 94 p.
  • Lettres au cher fils. Correspondance d’Élisabeth Bégon avec son gendre (1748-1753), Montréal, Hurtubise HMH, coll. « Reconnaissances », 1972, 221 p. Préface de Nicole Deschamps.
  • Lettres au cher fils. Correspondance d’Élisabeth Bégon avec son gendre (1748-1753), Montréal, Boréal, coll. « Compact classique », no 59, 1994, 431 p. Établissement du texte, notes et avant-propos de Nicole Deschamps. (ISBN 2890526267)

Toponymie[33][modifier | modifier le code]

  • Rue Élisabeth-Bégon (Trois-Rivières).
  • Parc Élisabeth-Bégon (Trois-Rivières).
  • Rue Élisabeth-Bégon (Lévis).
  • Rue Élisabeth-Bégon (Montréal).

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Réjean Ducharme aurait notamment appuyé sa recherche sur les lettres d'Élisabeth Bégon pour la pièce de théâtre Le marquis qui perdit (1970)[34].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée Pointe-à-Callière à Montréal a intégré trois personnages historiques virtuels (Élisabeth Bégon, le marquis de La Galissonière et Mater) à l'exposition Les Bâtisseurs de Montréal en 2019.
  • Le Musée Hèbre à Rochefort propose la visite guidée L'héritage d'un nom et d'une autre culture, Élisabeth Bégon dite l'Iroquoise en 2023[35].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bonnault, Claude de, « Saintonge et Canada : les Tilly », Le Bulletin des recherches historiques, vol. 41, no 4, , p. 238-256.
  • Bonnault, Claude de, « Saintonge et Canada : les Tilly (suite et fin) », Le Bulletin des recherches historiques, vol. 41, no 5, , p. 296-313.
  • Bouchard-Dupont, Maude et Centre des Mémoires Montréalaises, « Visages de notre histoire: Élisabeth Bégon la vie mondaine », Journal de Montréal, 5 décembre 2021, https://www.journaldemontreal.com/2021/12/05/visages-de-notre-histoire-elisabeth-begon-la-vie-mondaine.
  • Burla, Véronique, « Élisabeth Bégon. Un exemple de préceptorat féminin en Nouvelle-France », Trois-Rivières, Université du Québec à Trois-Rivières, mémoire de maîtrise, 2006.
  • Côté, Anne Marie, « Étude comparative de la langue française au Québec au XVIIe et XVIIIe siècles à partir de la Correspondance de Marie de l'Incarnation et des Lettres au cher fils d'Élisabeth Bégon », Paris, Université de la Sorbonne-Paris IV, mémoire de maîtrise, , 104 p.
  • Deschamps, Nicole et Martin Robitaille, « De l’acte d’écrire comme tiers épistolaire : l’œuvre d’Élisabeth Bégon », dans Georges Bérubé et Marie-France Silver (sous la dir. de), La lettre au XVIIIe siècle et ses avatars. Actes du Colloque international tenu au Collège universitaire Glendon. Université York. Toronto (Ontario) Canada. -, Toronto, Éditions du Gref, coll. « Dont actes », no 14, 1996, p. 291-304. (ISBN 0-921916-60-4)
  • Dupré, Céline, « Rocbert de La Morandière, Marie-Élisabeth (Marie-Isabelle) (Bégon de La Cour) (plus souvent prénommée Élisabeth) », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/rocbert_de_la_morandiere_marie_elisabeth_3F.html.
  • Éthier-Blais, Jean, « Madame Bégon. Sévigné du désert », dans Signets II, Montréal, Cercle du livre de France, 1967, p. 65-69.
  • Ferland, Rachel, « Du Nouveau Monde à l'Ancien : l'inscription d'un choc identitaire dans le réseau épistolaire et les Lettres au cher fils d'Élisabeth Bégon », dans Danielle Forget et France Martineau (sous la dir. de), Des identités en mutation : de l'Ancien au Nouveau Monde, Ottawa, Éditions David, coll. « Voix savantes », no 17, 2002, p. 141-169. (ISBN 2-922109-63-1)
  • Halbert, Philippe L.B., « Letters of a Canadian Woman: Identity and Self-Fashioning in the Atlantic World of Madame Bégon (1696-1755) », New Haven, Yale University, thèse de doctorat, 2022, v/263 p., https://elischolar.library.yale.edu/gsas_dissertations/477/.
  • Horton, Donald J., « Bégon de La Cour, Claude-Michel », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/begon_de_la_cour_claude_michel_3F.html.
  • Horton, Donald J., « Michel de Villebois de La Rouvillière, Honoré », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/michel_de_villebois_de_la_rouvilliere_honore_3F.html.
  • Landels, Isabel, « La correspondance de Madame Bégon », Québec, Université Laval, thèse de doctorat, 1947, v/238 p.
  • Melançon, François, « Façonner et surveiller l’intime : lire en Nouvelle-France », dans Manon Brunet et Serge Gagnon (sous la dir. de), Discours et pratique de l’intime, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1993, p. 17-45. (ISBN 2-89224-195-2)
  • Melançon, Benoît, « La configuration épistolaire : lecture sociale de la correspondance d’Élisabeth Bégon », Lumen. Travaux choisis de la Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle. Selected Proceedings from the Canadian Society for Eighteenth-Century Studies, no XVI, 1997, p. 71-82. (ISSN 1209-3696) (ISBN 0-920980-69-4)[1]
  • Nardout-Lafarge, Élisabeth, « Ici et là-bas : la Nouvelle-France et la France dans Lettres au cher fils d’Élisabeth Bégon », Littératures [En ligne], 77 | 2017, mis en ligne le 21 juillet 2019, consulté le 27 février 2023. URL : http://journals.openedition.org/litteratures/1713 ; DOI : https://doi.org/10.4000/litteratures.1713.
  • Nakos, Dorothy, « Les noms propres dans la correspondance de Mme Bégon (1748-1755) », La Nouvelle Revue d'onomastique, nos 15-16, 1990, p. 209-214. (ISSN 0755-7752)
  • Robitaille, Martin, « Du rapport à l'image dans les lettres d'Élisabeth Bégon », SVEC, no 4, 2000. (ISBN 0 7294 0741 1)
  • Roy, Pierre-Georges, La famille Rocbert de la Morandière, Lévis, Laflamme imprimeur, 1905.
  • Rubinger, Catherine, « Mme Bégon, a Colonial Salon Hostess », Man and Nature/L’homme et la nature (Canadian Society for Eighteenth-Century Studies/Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle), no 3, 1984, p. 89-100. (ISSN 0824-3298) (ISBN 0-920980-04-X) (ISBN 0-920980-05-8)
  • Rubinger, Catherine, « Love, or Family Love, in New France. A New Reading of The Letters of Madame Bégon », Man and Nature/L’homme et la nature (Canadian Society for Eighteenth-Century Studies/Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle), no 11, 1992, p. 187-199. (ISSN 0824-3298)
  • Rubinger, Catherine, « The Influence of Women in Eighteenth Century New France », dans Roland Bonnel et Catherine Rubinger (sous la dir. de), Femmes savantes et femmes d’esprit. Women Intellectuals of the French Eighteenth Century, New York, Peter Lang, coll. « Eighteenth Century French Intellectual History », no 1, 1994, p. 419-444. (ISBN 0-8204-2475-7) (ISSN 1073-8657)
  • Théry, Chantal, « Les écrivaines de la Nouvelle-France : entre le mal du pays et prendre pays », Québec Studies, no 12, printemps-été 1991, p. 11-19. (ISSN 0737-3759)
  • Théry, Chantal, « Entre humilité et héroïsation. Des femmes de plume et de tête en Nouvelle-France », dans Annette Hayward et Agnès Whitfield (sous la dir. de), Critique et littérature québécoise. Critique de la littérature/Littérature de la critique, Montréal, Triptyque, 1992, p. 183-198. (ISBN 2-890-311-422)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son portrait serait en fait celui de sa tante par alliance, Catherine Guymont, épouse de Michel Bégon de Montfermeil.
  2. Pierre-Georges Roy, La famille Rocbert de la Morandière, Lévis, Laflamme imprimeur, 1905.
  3. Lorraine Gadoury, La noblesse en Nouvelle-France. Familles et alliances, Ville La Salle, Hurtubise HMH, 1991, p. 45.
  4. a et b Benoît Melançon, « La configuration épistolaire : lecture sociale de la correspondanced’Élisabeth Bégon », Lumen,‎ volume 16, 1997, p. 71-82 (lire en ligne)
  5. Le nom provient d'un certain Gaumin qui aurait initié ce type de mariage. Cela se déroulait ainsi « Ils entraient dans l'église pendant une messe quelconque, se mettaient dans le même banc puis au moment de l'Elévation se donnaient la main, devant les deux témoins qu'ils avaient amenés. Le mariage était bâclé sans autre formalité ». Mgr de Saint-Vallier les interdit dans un mandement en 1717. Cité dans Paul-André Leclerc, « Le mariage sous le Régime français (suite) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 14, no 1, (juin 1960), p. 38.
  6. Pierre-Georges Roy, La famille Rocbert de la Morandière, op. cit., p. 13.
  7. Donald J. Horton, « Honoré Michel de Villebois de La Rouvillière », DBC, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/michel_de_villebois_de_la_rouvilliere_honore_3F.html.
  8. Cité dans Lettres au cher fils. Correspondance d’Élisabeth Bégon avec son gendre (1748-1753), Établissement du texte, notes et avant-propos de Nicole Deschamps, Montréal, Boréal, 1994, p. 22. C'est cette édition qui est utilisée dans les notes suivantes.
  9. Donald J. Horton, « Claude-Michel Bégon de La Cour », DBC, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/begon_de_la_cour_claude_michel_3F.html.
  10. Étienne Taillemite, « Roland-Michel Barrin de La Galissonière », DBC, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/barrin_de_la_galissoniere_roland_michel_3F.html.
  11. Pierre-Georges Roy, La famille Rocbert de la Morandière, op. cit., p. 13.
  12. Son gendre a été nommé en Louisiane en 1747. Il quitte le Canada seul en 1749. Tutelle des enfants mineurs de feu Claude Michel Bégon et de Marie Élisabeth Robert, et tutelle des enfants mineurs des défunts Honoré Michel Devillebois [Delarouvilière] et Marie Catherine Élisabeth Begon, 6 mai 1748, BAnQ Vieux-Montréal, CC601,S1,SS1,D1642.
  13. Lettres au cher fils, op. cit., p. 25.
  14. Certains, comme Nicole Deschamps, soutiennent qu'elle souhaite en fait y retrouver son gendre. Comme l'avance Véronique Burla, ce n'est toutefois nullement dans un sens romantique. Elle souhaite surtout retrouver le parent en lui et pense au bien-être de sa petite-fille qui réclame son père. Lettres au cher fils, op. cit., p. 28; Véronique Burla, Élisabeth Bégon, un exemple de préceptorat féminin en Nouvelle-France, mémoire de maîtrise, Université du Québec à Trois-Rivières, 2006, p. 126.
  15. Lettres au cher fils, op. cit., 17 novembre 1748, p. 47-48.
  16. Élisabeth Nardout-Lafarge, « Ici et là-bas : la Nouvelle-France et la France dans Lettres au cher fils d’Élisabeth Bégon », Littératures [en ligne], 77 | 2017, mis en ligne le 21 juillet 2019, consulté le 27 février 2023. URL : http://journals.openedition.org/litteratures/1713
  17. On fera ériger le marché Bonsecours sur son emplacement au XIXe siècle. p. 9.
  18. Les archives nationales d'outre-mer conserve un dessin « Élévation de la Maison de Mme Bégon » de Roland-Michel Barrin marquis de la Galissonière, dans Plan de la Ville de Montréal (1749) de Jean-Baptiste de Couagne.
  19. Cité dans Lettres au cher fils, op. cit., p. 30 et 205. Elle a un échange avec lui au sujet d'une nouvelle robe, qu'elle trouve trop cher, mais donne l’argent quand même. Elle écrit alors: « Il paraît que je ne sais point la façon dont on doit vivre et que je ne suis qu’une Iroquoise ».
  20. Lettres au cher fils, op. cit., 4 février 1750, p. 209. Cela n'est pas sans rappeler les propos de la famille Ramezay au début des années 1760. Voir à ce sujet https://doi.org/10.7202/304209ar.
  21. Lettres au cher fils, op. cit., p. 224; voir p. 207 et suivantes.
  22. Probablement Henri de Rostan, oncle d'Honoré Michel de Villebois de La Rouvillière. Voir http://www.biographi.ca/fr/bio/michel_de_villebois_de_la_rouvilliere_honore_3F.html.
  23. Lettres au cher fils, op. cit., p. 422-423. La lettre est écrite le 12 avril mais elle est reçue le 21 avril 1753.
  24. Ibid.
  25. Donald J. Horton, « Étienne Rocbert de La Morandière », DBC, en ligne, http://www.biographi.ca/fr/bio/rocbert_de_la_morandiere_etienne_3F.html.
  26. Celles de Villebois de La Rouvillière n'ont pas été retrouvées.
  27. Lettres au cher fils, op. cit., p. 14.
  28. Voir notamment Lorraine Gadoury, La famille dans son intimité, Échanges épistolaires au sein de l'élite canadienne du XVIIIe siècle, Montréal, Hurtubise, 1999.
  29. Élisabeth Nardout-Lafarge, « Ici et là-bas : la Nouvelle-France et la France », op. cit.
  30. Lettres au cher fils, op. cit, p. 17 ; Céline Dupré, « Marie-Élisabeth Rocbert de La Morandière », DBC, op. cit. ; Catherine Rubinger, « Love, or Family Love, in New France. A New Reading of The Letters of Madame Bégon», Man and Nature/L’homme et la nature (Canadian Society for Eighteenth-Century Studies/Société canadienne d’étude du dix-huitième siècle), no 11, 1992, p. 187-199.
  31. Lettres au cher fils, op. cit., p. 98.
  32. Lettres au cher fils, op. cit., p. 208 et 421.
  33. Commission de toponymie du Québec, https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/recherche.aspx?s=%C3%89lisabeth+B%C3%A9gon.
  34. Marie-Andrée Beaudet, Élisabeth Haghebaert et Élisabeth Nardout-Lafarge, dir., Présences de Ducharme, Montréal, Nota bene, 2009, p. 264.
  35. « ville-rochefort.fr/visite-lher… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  36. Fonds Famille Bégon (P2) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  37. Archives UdeM, « Fonds Famille Bégon » (consulté le )