Les Chansons rétros

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Les Chansons rétros est un sketch réalisé par Les Inconnus et diffusé dans La Télé des Inconnus en octobre 1991.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le sketch est présenté comme un reportage télévisé où un retraité, Louis Ribier (joué par Pascal Légitimus), avide collectionneur des disques de la première moitié du XXe siècle, présente à l'intervieweur (joué par Bernard Campan) différents artistes de cette époque.

L'effet comique provient du fait que le collectionneur idéalise complètement cette période de sa jeunesse, tout en soulignant systématiquement le contraste avec la musique contemporaine qu'il juge décadente, mais que les différents lieux communs qu'il énonce sont systématiquement contredits par l'illustration musicale présentée ensuite.

Affirmation Illustration musicale Quelques paroles de la chanson Inspiration
Cʼétait une époque avec une joie de vivre. Les textes étaient réalistes, sans exagérations inutiles La grande Bertha, décrivant de manière dramatique la mort violente d'une jeune orpheline prostituée. « À peine avait-elle traversé la rue que la gamine cul-de-jatte se fit écraser par une charrue, ce qui lui fit éclater la rate. » Les chanteuses réalistes notamment Damia et Berthe Sylva.
Les chanteurs de lʼépoque nʼétaient pas des androgynes ; ils avaient de vraies voix Un chanteur (non nommé) dans des habits moulants, légèrement efféminé et à la voix aiguë. À la fin du morceau, lorsqu'il doit tenir une note pendant longtemps, sa voix s'éraille très nettement et il s'évanouit dans les bras de ses deux choristes. « Ô mon amour, ô Marinette, quand tu t'en vas je perds la tête. […] Et quand je voix tes yeux de velouuuuuuuuuuuuurs. » Luis Mariano
Les textes des chansons étaient l'œuvre de véritables auteurs Belios, interprétant une chanson de Gustave Grimberg à la gloire des pets, accompagnée de bruitages et de gestes explicites. « Et ça fait prrrt, et ça fait prrrt, ça fait du bien. Et mes p'tits prrrt, et mes p'tits prrrt ça embête le voisin. » Les comiques troupiers notamment Polin et Gaston Ouvrard.
Les artistes de l'époque étaient des Français bien de chez nous Joséphine Baker (interprétée par Pascal Légitimus) dansant le charleston sur la chanson J'ai deux amours. « J'ai deux amours : mon pays et Paris. » Joséphine Baker
Pendant la guerre, les chanteurs français faisaient partie de la Résistance Julien Dragoul. En 1943, devant un portrait du Maréchal Pétain, on le voit chanter une chanson à la gloire de l'occupation allemande (dont l'intro est celle de Maréchal, nous voilà !) et sʼincliner servilement devant les officiers nazis pendant son récital. En 1946, il interprète Dehors les Boches ! et au moment de conclure esquisse le salut hitlérien – probablement par habitude – avant de se raviser. Lorsqu'il demande au Maréchal allemand présent dans la salle des nouvelles du front, il y a une coupure, puis il continue : « Vous m'en voyez ravi, monsieur le Maréchal. ». C'est un clin d’œil à la censure imposée par les Allemands durant l’Occupation. « Ça fait pas de mal, ma foi, de marcher au pas de l'oie. Pas comme ces abrutis qui se planquent dans le maquis. » André Dassary et Maurice Chevalier

On trouve un clin d'œil supplémentaire à la fin du sketch, lorsque le collectionneur affirme que les chanteurs d'aujourdʼhui n'ont rien inventé. On voit alors l'interprète de la chanson sur les pets dire « Salut, prrrt, tu, prrrt, vas, prrrt, bien ? », allusion au « Salut <smack!> tu <smack!> vas <smack!> bien ? » de la chanson Auteuil, Neuilly, Passy des Inconnus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]