Les Églises-d'Argenteuil

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Les Églises-d'Argenteuil
Les Églises-d'Argenteuil
L'église Saint-Vivien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Roseline Gicquel
2020-2026
Code postal 17400
Code commune 17150
Démographie
Gentilé Argenteuillais
Population
municipale
519 hab. (2017 en diminution de 1,89 % par rapport à 2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 28″ nord, 0° 25′ 54″ ouest
Altitude Min. 20 m
Max. 82 m
Superficie 14,29 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Jean-d'Angély
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Matha
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Les Églises-d'Argenteuil

Les Églises-d'Argenteuil est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Argenteuillais et les Argenteuillaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

En plus du bourg des Églises d'Argenteuil, la commune de forme allongée nord-sud se compose de deux hameaux distincts : Pouzou au nord, de taille équivalente au bourg ; Frâgne au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Les Églises-d'Argenteuil est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-d'Angély, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme des Églises d'Argenteuil viendrait de la présence de deux églises sur la commune à l'origine : celle existant actuellement et l'ancienne chapelle d'une commanderie d'Hospitaliers ayant totalement disparu probablement au XVIIesiècle.

Le hameau de Pouzou prend son origine sur l'occitan potz (puits), avec le suffixe -ou, signifiant "petit puits".

Histoire[modifier | modifier le code]

Un bourg médiéval[modifier | modifier le code]

L'histoire du territoire de la commune des Églises d'Argenteuil est inconnue jusqu'à l'époque médiévale où la sylve d'Argenson, importante forêt séparant la Saintonge du Poitou fut défrichée.

L'implantation sur la commune fut sans doute en raison de l'exploitation d'un filon d'argent durant la Haut Moyen-âge, et serait à l'origine du toponyme. En effet, Argenteuil est le toponyme donné au coteau surplombant le bourg, au nord du Padôme.

Les parties les plus anciennes de l'église paroissiale datent XIIe siècle. On ignore toutefois si elle a pu succéder à un édifice plus ancien. Une chapelle d'une commanderie d'hospitaliers est mentionnée dès le début du XIVe siècle. S'il n'en reste aujourd'hui pratiquement plus rien, on sait qu'elle s'étendait sur à l'ouest du bourg. Elle comprenait un logis, une église, un cimetière et un four.

Probablement d'une certaine importance au Moyen-âge mais sans château, le bourg se trouve sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle passant par Saint-Jean d'Angély et reçoit sans doute de nombreux pèlerins. Aucune information ne peut par contre être avancée concernant les hameaux de Pouzou et de Fragne à cette période.

À la fin du Moyen-âge et au début de l'époque moderne, les Églises d'Argenteuil ne sont pas épargnées par les troubles de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion.

Le tournant du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plus paisible, le XVIIIe siècle semble avoir toutefois marqué plus profondément le visage des Églises d'Argenteuil :

La route royale de Poitiers à Saintes est tracée au milieu du XVIIIe siècle. Passant par Saint-Jean d'Angély, il traverse le bourg des Eglises en son centre, changeant irrémédiablement son visage. Le plan de la route, dressé par Trudaine en 1747, montre un bourg désordonné aux maisons éparses, qui vont progressivement s'aligner sur la rue au cours du XIXe siècle. Ce désenclavement s'accompagne d'une hausse démographique au sein du village.

Les lieux d'exercice du pouvoir changent également. En 1694, un nouveau presbytère est acquis par les habitants et le curé. La commanderie est démembrée et ses dernières possessions sont aliénées à la Révolution. Profitant sans doute de cette disparition, de grandes familles édifient au XVIIIe siècle deux logis nobles, celui du bourg et celui de Frâgne.

L'économie des Églises d'Argenteuil semble alors florissante : l'atlas de Trudaine montre la présence de nombreuses vignes, notamment près de Pouzou et au sud et à l'est du bourg. Les deux moulins sur la Boutonne, en réalité quatre car chacun possède deux roues, sont déjà figurés sur la carte de Cassini. L'eau de la rivière permet également la culture du chanvre qui alimente ensuite la corderie royale de Rochefort.

En 1790, les habitants prennent part aux troubles amorcés par la révolte de Varaize et le massacre de son maire, soupçonné de collusion avec les seigneurs locaux. La commune est brièvement renommée "Tricolore".

La forte empreinte du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune connaît une forte prospérité, liée au développement de la culture de la vigne et du commerce du cognac.

C'est pourquoi de cette période datent la plupart des maisons des Églises d'Argenteuil. Le bourg est transformé par les reconstructions de maisons à l'alignement de la voirie au long de la route royale. Une mairie-école est édifiée le long de la route principale en 1867, le presbytère est profondément rénové en 1872, l'église est restaurée en 1874. Les villages se dotent de fours et de lavoirs d'usage commun. Des ponts sont construits sur la Boutonne entre Pouzou et Saint-Pardoult au milieu du XIXe siècle.

L'arrivée du phylloxéra à la fin des années 1870 détruit l'intégralité du vignoble de la commune, qui ne sera pas reconstitué. La commune commence alors à se vider de ses habitants : de 900 habitants dans les années 1860, elle perd un tiers de ses résidents en un demi-siècle.

L'économie se réoriente peu à peu sur le développement de l'élevage et de la production laitière, acheminée vers la laiterie coopérative de Vervant. Des peupleraies artificielles sont plantées le long de la Boutonne et le bois est transformé dans des scieries à Poursay-Garnaud ou Nuaillé. À partir de 1896, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer de Saint-Jean d'Angély à Civray au hameau de Pouzou, mais la gare la plus proche du bourg est celle de la commune voisine de Vervant.

Tout au long du XIXe siècle, les deux communes ne cessent de se rapprocher. Vervant, privée d'église, d'école et de cimetière, est rattachée aux Églises pour le culte en 1810 et pour l'enseignement en 1860. En 1874, l'annexion de Vervant est demandée par une pétition d'habitants des deux localités et est accueillie avec enthousiasme par le conseil municipal des Églises. Mais la municipalité de Vervant décide aussitôt de se doter de sa propre église, d'une école et d'un cimetière, malgré les protestations venant des Églises d'Argenteuil. Les deux communes resteront finalement indépendantes l'une de l'autre.

Les évolutions du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Malgré tout, la chute de la démographie se poursuit durant la première moitié du XXe siècle où l'économie . conserve les orientations économiques adoptées après la crise du phylloxéra. Le bourg et Pouzou, de taille équivalente, sont alors deux localités assez actives, pourvues de divers commerces et artisans. En 1949, Pouzou obtient même sa propre école, qui fonctionnera jusqu'en 1986.

Cependant, la ligne ferroviaire est supprimée en 1950, et la commune voit sa population se stabiliser autour de 550 habitants dans la seconde moitié du XXe siècle. Avec l'agriculture intensive, le remembrement renouvelle le paysage qui se décline désormais en vastes parcelles de champs cultivés, mais moins d'exploitations agricoles. Symboles de cette économie, les établissements Dalème à Pouzou dressent au milieu du village d'imposants silos depuis 1969. Une porcherie industrielle est construite à Frâgne dans les années 1970.

Au sortir des deux guerres, la municipalité entreprend d'embellir la commune et le développer des services publics.Mais l'exode rural et les grandes surfaces ont toutefois eu raison de la plupart des petits commerces du village.

La construction individuelle marque la commune dans les années 1970 avec l'aménagement des premiers lotissements près du bourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1886 ? Sixte-Guillaume Normand-Duflé[7]    
avant 1988 ? Claude Burger PS  
2001 2020 Jean-Jacques Poupard    
2020 En cours Roseline Gicquel    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2017, la commune comptait 519 habitants[Note 3], en diminution de 1,89 % par rapport à 2012 (Charente-Maritime : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
564539605660801794823864871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
866933899858879801757749701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
631605594554564538526516603
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
579572518530545507521523525
2013 2017 - - - - - - -
524519-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6264556p/f41.item.r=canton.zoom
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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