La Grange des Pères

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La Grange des Pères
Fondation 1988
Siège social Aniane (Hérault)
Pays Drapeau de la France France
Production
Appellations vin de pays de l'Hérault
Région viticole Languedoc
Superficie plantée 15 ha (13 en rouge, 2 en blanc)
Sols et terroirs sol argilo-calcaire, galets roulés
Cépages Rouges :

Blancs :

Volume produit 30 à 35 000 bouteilles / an
Société
Propriétaire Laurent et Bernard Vaillé

Le domaine La Grange des Pères est un domaine viticole situé dans la vallée de Gassac sur la commune d'Aniane dans le département de l'Hérault. Ses vins sont classés en IGP vins de pays de l'Hérault[1],[2] en raison de l'encépagement qui comprend sur le domaine des variétés étrangères à celles retenues dans les appellations coteaux-du-languedoc et terrasses-du-larzac[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de La Grange des Pères remonte à la fin des années 80 lorsque Laurent Vaillé, tout juste diplômé de ses études de kinésithérapie, change de voie et reprend la petite exploitation de son père, céréalier et producteur pour une coopérative. Laurent Vaillé obtient son BTS viticulture-œnologie à Montpellier, puis complète sa formation par une série de stages dans plusieurs domaines, avec Eloi Dürrbach au domaine de Trevallon (Bouches-du-Rhône), Jean-François Coche-Dury (en) à Meursault (Côte-d'Or) ou encore chez Gérard Chave en Hermitage (Drôme)[4],[5].

Pour son premier millésime, Laurent Vaillé obtient de la part de Robert Parker la note de 90/100 avec son rouge 1992[6]. La revue Terre de Vigne lui réserve également un accueil favorable[7] ainsi que La Revue du vin de France[8]. En décembre 2019 lors d'une vente aux enchères, une bouteille de ce même vin est vendue pour la somme record de 5 219 [9],[10].

L'activité de l'exploitation agricole de culture de la vigne est déclarée le dont les deux gérants sont Laurent Jacques Marc Vaillé et Bernard Louis André Vaillé[11].

En 2016, le collectionneur de vins rares François Audouze apporte son évaluation sur le rouge 1995, en notant « un parfum raffiné à l’ouverture de la bouteille pour un vin franc au beau fruit rouge clair, tout en étant fluide avec un caractère de velours » et « un petit manque de matière »[12].

Production[modifier | modifier le code]

En 2020, la production annuelle moyenne du domaine s’élève à 30 000 bouteilles de rouge et 5 000 bouteilles de blanc[réf. nécessaire], pour un vignoble réparti sur 13 hectares en cépages rouges et 2 hectares de blancs, le tout divisé en petites parcelles éparpillées entre plusieurs terroirs sur un sol argilo-calcaire. Les cépages blancs, situés à une altitude de 300 mètres environ, sont surtout plantés sur un sol calcaire sur le massif de l’Arboussas. Pour les rouges, les mourvèdres sont également plantés sur du calcaire, alors que les syrahs se trouvent sur des galets roulés, typiques de ce secteur des Terrasses du Larzac.

Le vin rouge est aujourd’hui composé principalement de syrah et mourvèdre, à hauteur de 35 à 40 % chacun, auxquels s’ajoutent le cabernet sauvignon, la counoise et le petit verdot (depuis 2006)[13]. Le vin blanc est un assemblage de roussanne (à 80 %), marsanne (environ 15 %) et gros manseng pour le reste. Le chardonnay, présent jusqu’en 2008, a été remplacé en volume par la roussanne.

Laurent Vaillé vinifie séparément les différents terroirs. Il laisse son vin en élevage durant 24 mois en barriques de chêne de 600 litres (demi-muids), avec un tiers de bois neuf. Il utilise uniquement des levures indigènes, leur laissant ainsi le temps de faire leur travail[14]. Ce n’est qu’au moment de l’assemblage que les vins issus des différents terroirs sont réunis.

Histoire du terroir[modifier | modifier le code]

Le terroir viticole de la commune, situé à proximité de deux abbayes datant de l'empire carolingien, l'Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert et l'Abbaye Saint-Benoît d'Aniane, dont les moines relancèrent la culture de la vigne, permet d'obtenir des vins de grande qualité issus d'une tradition millénaire. Sa diversité offre une gamme étendue allant du vin de pays aux vins en appellation d'origine contrôlée terrasses-du-larzac ou coteaux-du-languedoc[15].

L'implantation, au début des années 1970, du Mas de Daumas Gassac donne à ce terroir une renommée internationale[16]. Pourtant au tournant des années 2000, la tentative du groupe californien Mondavi de s'implanter sur le territoire de la commune se solde par un échec face au refus de la population[15],[17],[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Mas de Daumas Gassac » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Jancis Robinson, « Grange des Pères v Daumas Gassac », sur jancisrobinson.com (consulté le 4 février 2021).
  2. Laetitia Clavreul, « De si grands petits vins », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Rosemary George, Wine of the Languedoc, Infinite Ideas Limited, , 365 p. (ISBN 978-1-908984-86-9, lire en ligne), p. 312-313.
  4. (en) Benjamin Lewin, Languedoc-Roussillon, Amazon, , 139 p. (ISBN 978-1-090-14457-7), p. 50.
  5. « La Grange des Pères », sur vins-languedoc-roussillon.eu (consulté le 4 février 2020).
  6. (en) Robert Parker, « 1992 Domaine de la Grange des Pères - VDP de l'Hérault », sur robertparker.com (consulté le 4 février 2020).
  7. « La Grange des Pères – Languedoc – Aniane », sur terredevigne.com (consulté le 4 février 2020).
  8. « Domaine de la Grange des Pères », sur La Revue du vin de France (consulté le 4 février 2020).
  9. A. Couture, « Aux enchères, le domaine de La Grange des Pères atteint de nouveaux sommets », sur En Magnum, .
  10. « Record d’enchères | La Grange des Pères 1992 vendu 5 219€ sur iDealwine », sur iDealwine, .
  11. Dénomination : La Grange des Pères, publié sur le site manageo.fr (consulté le ).
  12. Dîner dans ma maison du sud, publié le par François Audouze, sur le site Académie des vins anciens (consulté le ).
  13. (en) Andrew Jefford, The New France, Octopus Publishing Group Ltd, , 255 p. (ISBN 978-1-84533-000-2), p. 235.
  14. « Domaine de la Grange des Pères », sur worldgrandscrus.com.
  15. a et b Olivier Torrès, La Guerre des vins : l'affaire Mondavi: Mondialisation et terroirs, Dunod, , 224 p. (ISBN 978-2-10-052703-8, lire en ligne).
  16. Jérémy Hessmann, « Analyse de revue de presse : Globalisation, viticulture et territoire - L'échec du projet Mondavi à Aniane », GEO F30, Dynamique des espaces ruraux et développement durable,
  17. Catherine Bernard, « Le vignoble d'Aniane séduit par l'envahisseur.. gaulois », sur Libération.fr, .
  18. Bernard Catherine, « Gardarem lou vignoble! », L’Express,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]