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Kingston (Jamaïque)

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Kingston
Kingston (Jamaïque)
Vue sur la ville de Kingston.
Administration
Pays Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Comté Comté de Surrey
Paroisse Kingston
Code postal 01000 — 16999
Démographie
Population 937 700 hab. (2011)
Densité 1 954 hab./km2
Géographie
Coordonnées 17° 59′ nord, 76° 48′ ouest
Altitude m
Superficie 48 000 ha = 480 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Jamaïque
Voir sur la carte administrative de Jamaïque
Kingston

Kingston est la capitale de la Jamaïque. Administrativement, elle forme la paroisse de Kingston, entièrement urbaine, qui relève du comté de Surrey, dans le sud-est du pays. Dans les faits, la ville est fusionnée avec la paroisse de Saint Andrew au sein de la Kingston and St. Andrew Corporation (KSAC), dont la population s'élevait à 937 700 habitants en 2011 sur 480 km2.

Géographie

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Kingston est entourée par les Blue Mountains, Red Hills, Long Mountain et le port de Kingston. La ville est située sur la plaine de Liguanea, une plaine alluviale située à côté du fleuve Hope.

Kingston possède un climat tropical, caractérisé par une saison des pluies de mai à novembre, qui coïncide avec la saison des ouragans, et une saison sèche de décembre à avril.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 19 19 20 21 22 23 23 23 23 23 22 21 22
Températures moyennes (°C) 24,5 24,5 25 26 26,5 27,5 27,5 27,5 27,5 27 26,5 26 26,5
Températures maximales moyennes (°C) 30 30 30 31 31 32 32 32 32 31 31 31 31
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 23 15 23 31 102 89 89 91 99 180 74 36 852
Harbour Street, Kingston, 1820

Kingston est fondée le pour accueillir les survivants du tremblement de terre qui détruitPort Royal, alors principal centre commercial de la Jamaïque britannique. Établie sur les terres basses de la plaine de Liguanea selon un plan en damier centré sur la Parade, la ville se développe rapidement comme port d'exportation et devient en 1716 la localité la plus peuplée de l'île[1].

Dès le XVIIIe siècle, Kingston s'impose comme le principal foyer de la population libre de couleur de la Jamaïque. En 1730, la ville abrite plus d'un quart des personnes affranchies de l'île, proportion qui atteint 43 % en 1788, témoignant d'une attraction croissante sur cette population urbaine[2].

Elle est élevée au rang de capitale administrative en 1872, succédant à Spanish Town. Un séisme dévastateur frappe la ville en 1907, détruisant la majorité des bâtiments du centre historique au sud de la Parade. La reconstruction impose une limite de hauteur de dix-huit mètres aux nouvelles constructions, fixant ainsi le gabarit du centre-ville pour plusieurs décennies.

À partir du milieu du XXe siècle, un exode rural massif alimente la croissance des quartiers populaires de l'ouest et du centre de Kingston. Des établissements informels se développent sur des terres non viabilisées, donnant naissance aux quartiers qui formeront ultérieurement Trenchtown, Denham Town et leurs environs.

Lors de l'indépendance en 1962, Kingston devient la capitale de la Jamaïque indépendante, mais la ségrégation spatiale héritée de la période coloniale structure durablement le tissu urbain. La ville se divise en une ville haute (uptown), composée des quartiers résidentiels aisés du nord (Half Way Tree, Norbrook, Beverly Hills), et une ville basse (downtown), concentrant les quartiers populaires du sud et de l'ouest, la ligne Cross Roads-Half Way Tree faisant office de frontière sociale de fait[3].

La compétition électorale entre le Parti travailliste jamaïcain (JLP) et le Parti national du peuple (PNP) conduit, à partir des années 1960, à la construction de quartiers clientélistes homogènes, désignés localement sous le terme de « garnisons » (garrison communities). La destruction du bidonville de Back-o-Wall en 1966 et la construction de Tivoli Gardens en constituent l'exemple fondateur. L'ensemble de la ville basse se trouve progressivement découpé selon ce modèle, qui associe contrôle électoral et violence urbaine[4],[5].

Quartiers et districts

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Kingston est administrativement fusionnée avec la paroisse de Saint Andrew au sein de la Kingston and St. Andrew Corporation (KSAC) depuis 1923. La Paroisse de Kingston stricto sensu, entièrement urbaine, ne couvre que 22 km2 au sud de Cross Roads ; la majeure partie des quartiers résidentiels relève de Saint Andrew.

Paroisse de Kingston (Downtown)

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Paroisse de Saint Andrew — Zone centrale et commerciale

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Paroisse de Saint Andrew — Quartiers résidentiels

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Kingston est desservi par deux aéroports :

Le port de Kingston (Kingston Harbour) est le septième plus grand port maritime naturel au monde.

Une ligne de chemin de fer avait été tracée par les Anglais de Kingston jusqu'à Montego Bay, sur la côte nord. La gare de Kingston est fermée depuis 1992 comme l'ensemble du réseau ferroviaire jamaïcain.

Musiques populaires

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Kingston occupe une place centrale dans l'histoire des musiques populaires jamaïcaines du XXe siècle. Les quartiers populaires de l'ouest de la ville, et Trenchtown en particulier, constituent le berceau du ska, du rocksteady et du reggae. C'est dans ce quartier que grandirent Bob Marley, Peter Tosh, Bunny Wailer, Alton Ellis et Joe Higgs, parmi d'autres[6]. La destruction du bidonville de Back O' Wall en 1966 et le déplacement de ses habitants rastafaris vers Trenchtown et les quartiers voisins jouent un rôle décisif dans l'émergence du reggae, en concentrant dans un même espace les influences musicales afro-jamaïcaines et la spiritualité rastafari[7]. À l'est de la ville, l'Alpha Boys' School forme plusieurs musiciens fondateurs des Skatalites, dont le tromboniste Don Drummond et le saxophoniste Tommy McCook, tandis que Count Ossie établit dans les collines de Wareika un foyer de musique rasta qui influence durablement les premiers enregistrements de ska[8]. À partir des années 1980, le dancehall, né dans les mêmes quartiers du sud et de l'ouest de Kingston, s'impose comme la forme dominante de la culture populaire jamaïcaine[9].

Arts et patrimoine

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La vie artistique de Kingston se structure autour d'une dualité entre une culture créole d'expression européenne portée par les classes moyennes et aisées de la ville haute, et une culture populaire afro-jamaïcaine née dans les quartiers défavorisés de la ville basse, qui a fourni à la Jamaïque ses contributions les plus originales dans les arts visuels dit intuitifs, la poésie dub et la musique[10]. La Galerie nationale de Jamaïque, fondée en 1974, et le Trenchtown Culture Yard, site patrimonial situé au 6-10 Lower First Street, dans la maison où Bob Marley vécut dans les années 1960, constituent les deux pôles institutionnels de cette mémoire culturelle[11].

Équipes de la ville

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Le rugby à XIII se développe dans la ville, puisque deux clubs ont été créés dans la capitale, les Washington boulevard bulls, et les Duhaney Red Sharks. Tous deux disputent le Championnat de Jamaïque de rugby à XIII.

Kingston est jumelée avec :

Personnalités liées à Kingston

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Notes et références

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  1. (en) Colin G. Clarke, Decolonizing the Colonial City. Urbanization and Stratification in Kingston, Jamaica, Oxford, Oxford University Press, .
  2. (en) Trevor Burnard, Jamaica in the Age of Revolution, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, .
  3. Romain Cruse, « Politiques de la fragmentation urbaine et violence, l'exemple de Kingston, Jamaïque », Cybergeo : European Journal of Geography,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23369).
  4. Romain Cruse, « Politiques de la fragmentation urbaine et violence », Cybergeo : European Journal of Geography,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23369).
  5. (en) Colin G. Clarke, Decolonizing the Colonial City, Oxford, Oxford University Press, .
  6. (en) Jérémie Kroubo Dagnini, « Kingston: A Societal Patchwork », Études caribéennes, nos 39-40,‎ .
  7. (en) Jérémie Kroubo Dagnini, « Kingston: A Societal Patchwork », Études caribéennes, nos 39-40,‎ .
  8. (en) Jérémie Kroubo Dagnini, « Kingston: A Societal Patchwork », Études caribéennes, nos 39-40,‎ .
  9. (en) Colin G. Clarke, Decolonizing the Colonial City, Oxford, Oxford University Press, .
  10. (en) Colin G. Clarke, Decolonizing the Colonial City, Oxford, Oxford University Press, .
  11. (en) Jérémie Kroubo Dagnini, « Kingston: A Societal Patchwork », Études caribéennes, nos 39-40,‎ .
  12. Mary Griffin, « Coventry's twin towns », Coventry Telegraph, (consulté le )
  13. « Coventry - Twin towns and cities » [archive du ], Coventry City Council. (consulté le )
  14. « Sister Cities, Public Relations » [archive du ], Guadalajara municipal government (consulté le )
  15. 友好城市 (Friendly cities), 市外办 (Foreign Affairs Office), 2008-03-22. (Translation by Google Translate.)
  16. 国际友好城市一览表 (International Friendship Cities List), 2011-01-20. (Translation by Google Translate.)
  17. 友好交流 (Friendly exchanges), 2011-09-13. (Translation by Google Translate.)

Articles connexes

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International Seabed Authority, sise à Kingston

Liens externes

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