Jean-Marc Simon

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Jean-Marc Simon
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Fonctions
Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire
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André Janier (d)
Georges Serre (d)
Ambassadeur de France au Gabon
-
Ambassadeur de France au Nigeria (d)
-
Yves Gaudeul (d)
Ambassadeur de France en République centrafricaine
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
SenlisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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Distinctions

Jean-Marc Simon, né en 1947, est un diplomate, homme politique et entrepreneur français.

Il effectue une grande partie de sa carrière en Afrique. Élevé à la dignité d'ambassadeur de France, il crée en 2012 une société de conseils pour faciliter le rapprochement entre investisseurs européens et africains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Simon naît le [1] ou le à Senlis (Oise)[2]. Il effectue sa scolarité au lycée Pierre d'Ailly à Compiègne et obtient un baccalauréat littéraire. En 1964, il entame des études de droit à l'université de Paris-Assas. Il obtient une maîtrise de droit public.

De 1970 à 1972, il est stagiaire du cycle préparatoire à l'École nationale d'administration.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Simon entre au Quai d'Orsay en 1968, où il exerce la fonction de rédacteur à la Direction du personnel et de l'administration générale. En décembre de la même année, il est nommé vice-consul et chef des services administratifs et financiers de l'ambassade de France au Sénégal.

Sorti du cycle préparatoire de l'ENA, il est nommé premier secrétaire de l'Ambassade de France aux Philippines et en Micronésie. Il conserve ce poste jusqu'en 1977, date à laquelle il est rappelé en France pour devenir chargé de mission dans les cabinets des Secrétaires d'État aux Affaires Etrangères Pierre-Christian Taittinger et Jean-François Deniau, sous le gouvernement de Raymond Barre.

En 1979, il quitte le cabinet de Deniau pour devenir conseiller technique pour l'Asie et l'Amérique latine au cabinet de Jean François-Poncet, ministre des Affaires étrangères.

Lors de l'alternance de 1981, il intègre la Mission permanente de la France auprès des Nations unies, à Genève, en tant que conseiller. Il n'y reste qu'un an, car il devient premier conseiller à l'ambassade de France au Pérou. Il quitte l'Amérique latine pour l'Afrique en devenant en 1984 premier conseiller à l'ambassade de France au Tchad.

De 1986 à 1988, il est conseiller pour les affaires africaines au cabinet de Jean-Bernard Raimond, ministre des Affaires étrangères. Il quitte ce poste lors de l'alternance de 1988 pour devenir consul général à Beyrouth[1]. En 1993, il est premier conseiller à l'ambassade de France en Iran[1].

Il est rappelé à Paris en 1993, lorsqu'il devient directeur de cabinet adjoint de de Michel Roussin, ministre de la Coopération. Il est ensuite directeur de cabinet de Bernard Debré, ministre de la Coopération (1994), puis de Jacques Godfrain, ministre délégué à la Coopération (1995)[3].

Il est nommé ambassadeur et haut Représentant de la République française en République Centrafricaine au début de l'année 1996[1]. Il conserve ce poste jusqu'en 2001, date à laquelle il est nommé ambassadeur de France au Nigeria et représentant permanent auprès de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest).

De 2003 à 2008, ambassadeur, Haut représentant de la République Française au Gabon[4], ainsi que Représentant Permanent auprès de la CEEAC, (Communauté économique des États de l'Afrique centrale) et ambassadeur non résident à Sao Tomé et Principe. En , lui et le président gabonais, Omar Bongo Ondimba évoquent au palais présidentiel de Libreville, la possibilité d'un déplacement du président français, Nicolas Sarkozy dans la capitale[5]

En 2009, il devient ambassadeur en Côte d'Ivoire, qu'il demeure jusqu'en 2012. En , Laurent Gbagbo retire ses accréditations à Jean-Marc Simon[6]. Dans la crise qui secoue le pays en , il fait le tour de la communauté française pour demander à ses compatriotes de rentrer en France ou de s'éloigner pour quelques instants de la Côte d'Ivoire[7].

En , Jean-Marc Simon est élevé à la dignité d'Ambassadeur de France[8].

Activités annexes[modifier | modifier le code]

Entreprise[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, Jean-Marc Simon est le président d'Eurafrique Stratégies SAS Paris[9], une société de conseil dont l'objet est de d'encourager les partenariats et les investissements entre les deux continents.

Politique[modifier | modifier le code]

Depuis , Jean-Marc Simon est le suppléant d'Éric Woerth[9], député de la quatrième circonscription de l'Oise.

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Membre titulaire de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer depuis 2012
  • Membre de la Fondation Charles de Gaulle

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Secrets d’Afrique (mémoires)[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Kalck 2005, p. 177.
  2. « Simon Jean-Marc », sur academieoutremer.fr (consulté le 26 juillet 2018).
  3. « Jean-Marc Simon à Libreville ? », sur Jeune Afrique, (consulté le 26 juillet 2018).
  4. « Gabon: L'ambassadeur français Jean Marc Simon quitte le Gabon », sur AllAfrica.com, (consulté le 26 juillet 2018).
  5. « Gabon: Jean Marc Simon chez Bongo Ondimba pour parler de la visite de Sarkozy à Libreville », sur AllAfrica.com, (consulté le 26 juillet 2018).
  6. Pierre-François Naudé, « Gbagbo veut renvoyer Jean-Marc Simon l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire », sur Jeune Afrique, (consulté le 26 juillet 2018).
  7. « Cote d'Ivoire: Jean-Marc Simon appelle à l'arrêt des cours au Lycée Blaise Pascal », sur AllAfrica.com, (consulté le 26 juillet 2018).
  8. Thomas Hofnung, « Jean-Marc Simon, l’ambassadeur décomplexé », sur lemonde.fr, (consulté le 26 juillet 2018).
  9. a et b François Soudan, « Jean-Marc Simon littérature lobbying et politique », sur Jeune Afrique, (consulté le 26 juillet 2018).
  10. Tirthankar Chanda, « Les mémoires africains d’un ex-ambassadeur, entre partis pris et nostalgie », sur Radio France internationale, (consulté le 26 juillet 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]