Jean-Louis Millette

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Jean-Louis Millette
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités

Jean-Louis Millette est un acteur et scénariste québécois né le à Montréal et mort le à Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Millette nait en 1935 à Saint-Henri, un quartier ouvrier de Montréal. Pendant son adolescence, il se joint à la Roulotte, un théâtre ambulant dirigé par Paul Buissonneau et proposant des spectacles pour la famille. C'est là qu'il interprète son premier rôle, celui du chat dans Pierre et le loup. En 1963, avec Buissonneau, Yvon Deschamps et Claude Léveillée, Millette devient un des cofondateurs du Théâtre de Quat'Sous.

La carrière théâtrale de Jean-Louis Millette le conduira à participer à de nombreuses productions au fil des années. Après Orion le tueur et La Tour Eiffel qui tue, sous la direction de Paul Buissonneau, il interprète des pièces d'auteurs aussi divers que William Shakespeare, Dario Fo, Georges Feydeau, Eugène Labiche, Carlo Gozzi, Samuel Beckett et Michel Tremblay. Il participe aussi à des œuvres plus expérimentales comme The Dragonfly of Chicoutimi, pièce à un seul personnage écrite par Larry Tremblay. Il sera l'un des comédiens les plus respectés et probablement le plus polyvalent de sa génération, en tout cas le seul qui ait joué à la fois chez Carbone 14 de Gilles Maheu (Peau, chair et os d'après Heiner Müller et Euripide) et au Théâtre des Variétés de Gilles Latulipe.

Millette amorce sa carrière télévisuelle avec La Boîte à Surprise. Suit en 1959 le téléroman Marie-Didace. Au cours des années 1960, il crée ce qui sera peut-être son rôle le plus célèbre, celui du clown Paillasson dans l'émission pour enfants Les Croquignoles qui devient par la suite La Ribouldingue. Pendant les années 1970, il interprète le personnage du croque-mort Oscar Bellemare dans la comédie à succès Symphorien[1]. Il participe également à trois téléromans scénarisés par Victor-Lévy Beaulieu : L'Héritage, Montréal P.Q. et Bouscotte.

Peu sollicité par le cinéma pendant les années 1960 et 1970, Jean-Louis Millette devient, pendant les années 1980, un habitué des plateaux d'Yves Simoneau (Pourquoi l'étrange Monsieur Zolock s'intéressait-il tant à la bande dessinée? en 1983, Pouvoir intime en 1986, Les Fous de Bassan en 1987, Dans le ventre du dragon en 1989). Il tient également un rôle important dans Le Confessionnal, le premier film réalisé par Robert Lepage.

Jean-Louis Millette meurt d'une crise cardiaque en septembre 1999, à l'âge de 64 ans, alors qu'il interprète le rôle de Manu Morency dans Bouscotte tout en se préparant à incarner Falstaff dans Les Joyeuses commères de Windsor sous la direction d'Yves Desgagnés au Théâtre du Nouveau Monde.

Son décès est souligné par une cérémonie commémorative qui a lieu au Théâtre du Nouveau Monde et à laquelle participent de nombreuses personnalités du monde artistique. Depuis, une des salles de spectacle du Théâtre de la Ville, à Longueuil, porte son nom.

En 2000, Daniel Pinard publie un recueil d'entretiens avec le comédien, préfacé par Victor-Lévy Beaulieu, Jean-Louis Millette, portrait d'un comédien (Éditions Trois-Pistoles et Radio Canada).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Récompenses et Nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, Jean-Louis Millette double la voix de Francine Fauxpas (Francine Fishpow en anglais), personnage principal du film Polyester de John Waters (1981), mettant en vedette le travesti obèse Divine. Le doublage fait appel à la langue parlée populaire québécoise.

Il est également derrière les voix québécoises d'Abraham Simpson, d'Apu Nahasapeemapetilon et de Waylon Smithers dans la série animée Les Simpson du début jusqu'à son décès en 1999, après huit saisons.

Il double aussi Chucky dans les films Child's Play à partir du deuxième film jusqu'au quatrième.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: Rudel-Tessier, Paillasson, Oscar Bellemare et un de nos meilleurs acteurs, Télé-Presse,supplément du journal La Presse, semaine du 27 décembre au 3 janvier 1976, pages 1, 2 et 3.