Jean Henri-Labourdette

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Jean Henri-Labourdette
Naissance
Paris 16ème
Décès (à 83 ans)
Saint-Laurent-du-Var
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Carrossier automobile
Ascendants
Henri-Jean Labourdette
Conjoint
Georgette Vial-Debacker

Jean Jacques Labourdette dit Jean Henri-Labourdette[1] est un carrossier automobile français de renom du début du XXe siècle, né à Paris 16ème le 4 décembre 1888 et mort le 20 août 1972 à Saint-Laurent-du-Var.

Citroën B2 Sport Caddy
Rolls-Royce Phantom III « Vutotal »

Historique[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de carrossiers, à la mort de son père, Henri-Jean Labourdette, en 1910, il reprend, avec son frère Fernand Henri-Labourdette, la direction de l'entreprise familiale fondée en 1855. Dès lors l'ancienne carrosserie de la rue Malakoff ne tarde pas à devenir l'une des plus célèbres de l'entre-deux guerre, grâce au recours à des techniques nouvelles et l'adoption de lignes résolument modernes. En 1912, le « torpédo-skiff », ainsi nommé en raison de sa ressemblance avec les bateaux, marque une étape décisive dans l'évolution de cette firme : de même que la carrosserie « Vutotal » sans montants, brevetée fin 1935 par l'ingénieur Joseph Vigroux[2].

L'activité des carrosseries Henri-Labourdette prit fin en 1939.

Jean Henri-Labourdette épousa à Paris 16ème le 21 décembre 1912 Georgette Vial-Debacker, dont il eut deux enfants : l'actrice Elina Labourdette, et l'architecte Jacques Henri-Labourdette.

Réalisations[modifier | modifier le code]

La Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet by Labourdette est actuellement dans la collection du musée automobile John W. Rich[3]. La sellerie de ce modèle de 1938 a été réalisée par Hooper and Co. sur châssis Sedanca de Ville.

Elle a ensuite tracé sa route jusqu'au garage de Jean-Henri Labourdette qui l'a complètement refaite à l'image de son inspiration (les skiffs), avec une poupe de navire très caractéristique. La carrosserie est plaquée or et ornée de bronzes et, à part le Spirit of Ecstasy de proue, plus rien ne la fait encore ressembler à une Rolls-Royce.

Quand Jean-Henri Labourdette s'est attaqué à la Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet, une maison coûtait environ 4 000 $ aux États-Unis[4] et le travail qu'il a effectué sur cette automobile a été facturé 44 000 $, soit le prix de onze maisons moyennes[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Labourdette fut autorisé à faire précéder son patronyme de « Henri » et à s'appeler légalement à l'avenir « Henri-Labourdette », en vertu d'une ordonnance du Président du tribunal civil de la Seine rendu le 24 juin 1921.
  2. Jean-Paul Tissot, Delahaye. La belle carrosserie française, E.T.A.I., 2006. (ISBN 2-7268-8697-3)
  3. (en) « 1939/47 Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet by Labourdette », sur jwrautomuseum.com (consulté le 24 juillet 2010)
  4. (en) « Money and Inflation 1940's », sur thepeoplehistory.com (consulté le 24 juillet 2010)
  5. « Rolls-Royce Phantom III « Vutotal » Cabriolet by Labourdette », sur leblogluxe.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un siècle de carrosserie française, Edita S.A., Lausanne, Suisse, 1972 ; seul ouvrage de référence sur Jean-Henri Labourdette, sorti l'année de sa mort, [présentation en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]