Jean-Baptiste Provost

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Jean Baptiste Provost
Jean Baptiste Provost 1859.jpg
Jean-Baptiste Provost en 1859, par Émile Bayard.
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 67 ans)
Paris
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Jean-Baptiste François ProvostVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Enfant
Autres informations
Maître

Jean-Baptiste François Provost, né le à Paris où il est mort le , est un acteur français.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Né à Paris dans le quartier de la Cité dans une famille de négociants, Jean-Baptiste Provost fait ses études au lycée Charlemagne et se destine au théâtre après une rencontre avec le tragédien Larive. Il entre alors, fin 1816, au Conservatoire de Paris, y obtient un second prix de tragédie et la fonction de répétiteur du cours de déclamation tragique[1].

Il commence sa carrière, en , au théâtre de l'Odéon où il débute avec le rôle de Guy de Montfort des Vêpres siciliennes de Casimir Delavigne[2], puis porte des rôles de jeune premier, de raisonneurs ou de comiques. À la fermeture de l'Odéon en 1828, il poursuit au théâtre de la Porte-Saint-Martin où il reste sept ans dans un répertoire plus dramatique et mélodramatique[1].

En , il est admis à la Comédie-Française dont il devient sociétaire en [1] . La même année, il est nommé professeur au Conservatoire. Parmi les élèves auxquels il enseigne au cours de sa carrière, on compte Léon Beauvallet, Edmond Got, Louis-Arsène Delaunay, Gilles de Saint-Germain, Charles Thiron ou encore Sarah Bernhardt[3].

Au Français, où il commence dans le rôle d'Orgon dans Tartuffe, il s'attache tant à l'« ancien répertoire répertoire » qu'aux innovations. Ses créations trouvent souvent un accueil élogieux dans la presse et le succès auprès du public, particulièrement pour son rôle de Claude dans Valéria drame de Jules Lacroix et Auguste Maquet (1852) ou encore dans la comédie Le Duc Job de Léon Laya (1859)[1].

Bien qu'il ait atteint un certain âge, ses dernières interprétations sont encore appréciées notamment dans les pièces d'Émile Augier, Les Effrontés ou Le Fils du Giboyer où il est salué par la critique[1]. Il aura joué quarante trois pièces dans son parcours au Français.

Il meurt le [4], victime d'une « fluxion de poitrine »[5].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Carrière à la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Entrée en
Nommé 258e sociétaire en
Départ (décès) en [6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, vol. 2, Paris, Hachette, , p. 1483.
  2. Julien Lecomte, « Les sociétaires du Théâtre-Français », Le Monde Illustré, no 140,‎
  3. Jean-Claude Deaufresne, Théâtre de l'Odéon : architecture, décors, musée, Mardaga, , p. 181
  4. La Revue française de janvier 1866 donne le 26 décembre tout comme Jean-Claude Deaufresne, op. cit., 2004, citant des sources contemporaines ; le Dictionnaire universel des contemporains, op. cit., 1870, donne le 24 du même mois
  5. « Chronique du mois », Revue Française, no 63,‎ , p. 146
  6. (source : Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Thierry (ill. Charles Vogt), A Jean-Baptiste Provost, sociétaire de la Comédie Française. 1798-1865, Paris, J. Claye, .

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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