Jacques Chambaz

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Jacques Chambaz
Illustration.
Fonctions
Député de la 10e circonscription de Paris
Législature 3e (Ve République)
Prédécesseur Jacques Malleville
Successeur Claude Martin
Législature 5e (Ve République)
Prédécesseur Claude Martin
Successeur Claude Martin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Étréchy (Essonne)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique PCF
Profession Professeur d'histoire

Jacques Chambaz (Étréchy, - Paris, ) est un intellectuel et un dirigeant du Parti communiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de petits commerçants ruinés, Jacques Chambaz vit dans le dénuement et doit cumuler les petits métiers pour financer ses études. Dans sa jeunesse, il entre en relation avec la résistance chrétienne. Néanmoins, il ne participe pas à l'action contre l'occupant.

Engagé en politique à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, il adhère aux jeunesses communistes, puis en 1945 au PCF. Il occupe encore divers emplois peu qualifiés tout en continuant ses études qui débouchent, en 1953, sur l'agrégation d'histoire.

Responsable communiste étudiant, il est cependant surveillé par la direction du parti, notamment du fait de son mariage avec la fille de Jacques Kayser, compagnon de route jugé trop indépendant. Il est ainsi obligé, en 1953, de rompre toute relation avec sa belle-famille.

Professeur au lycée d'Amiens, il est ensuite affecté à Compiègne, puis Villemomble et enfin Paris (lycée Buffon), ce qui facilite ses activités politiques au sein de la commission idéologique du parti, dirigée par François Billoux, puis à la section des intellectuels, placée sous la responsabilité d'Annie Besse-Kriegel, puis de Laurent Casanova.

Contributeur à La Nouvelle Critique, il entre au comité central en 1961, en devient membre titulaire trois ans plus tard, et abandonne alors l'enseignement pour un poste de permanent au sein de la section des intellectuels et de la culture, dirigée par Henri Krasucki jusqu'en 1967, puis par Roland Leroy.

Lors des événements de Mai 68, Jacques Chambaz, fait partie des vingt députés communistes qui déposent, avec 49 autres, une motion de censure le 14 mai à l’Assemblée nationale, laquelle condamne le régime gaulliste qui « dix ans après sa prise de pouvoir […] refusant tout dialogue véritable, contraint les étudiants, les enseignants, les paysans, les ouvriers, les jeunes sans emploi, à recourir à des manifestations de rue d’une exceptionnelle ampleur »[1].

Élu député de Paris en 1967, battu par la vague gaulliste l'année suivante, il retrouve son siège en 1973.

Entré au bureau politique du parti en 1974, il prend alors la direction de cette section.

Battu aux législatives de 1978, affecté par la rupture de l'union de la gauche et les premiers échecs électoraux notables du parti, il quitte le bureau politique pour se consacrer à l'animation de l'Institut de recherches marxistes, puis participe à la création d'Espaces Marx.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père de l'écrivain Bernard Chambaz, lui aussi agrégé d'histoire, et qui fit de son père un portrait dans son récit autobiographique Kinopanorama, ainsi que de Jean Chambaz, médecin, directeur de recherche, et président de l'université Pierre-et-Marie-Curie, et d'Hélène Gispert, historienne des mathématiques et de l'enseignement, professeure à l'université Paris-Sud.

Il est enterré au cimetière de Montmartre.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Vigreux, Emmanuel Ranc, « La direction et les députés du PCF à l'épreuve de Mai-Juin 68 », Parlement(s) : revue d'histoire politique, no 9,‎ , p. 80 à 95 (lire en ligne).
  2. Fiche de Jacques Chambaz sur le site de l'Assemblée nationale.
  3. (BNF 32946517).
  4. (BNF 35241556).

Liens externes[modifier | modifier le code]