Institut médico-légal de Paris

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Institut médico-légal de Paris, bâtiment en briques rouges au-dessus du quai de la Rapée ; en arrière-plan, les tours de la gare de Lyon.

L’institut médico-légal (IML) de Paris[a] est une morgue située 2 place Mazas, le long du quai de la Rapée, Paris 12e.

Missions[modifier | modifier le code]

Dépendant de la préfecture de police de Paris, il reçoit les corps des défunts dans les cas suivants :

  • décès sur la voie publique, accidentel ou non ;
  • décès d'origine criminelle ou considéré comme suspect ;
  • corps non identifié ;
  • demande émanant de la famille ou par mesure d'hygiène publique.

Dans l'attente du départ pour les obsèques les corps sont conservés en chambre froide.

Sur requête du parquet, elle réalise les autopsies sur ces cadavres, examens de médecine légale effectués par un médecin légiste. Dans ce cas,ceux-ci ne peuvent quitter l’institut que lorsque le permis d’inhumer aura été délivré par le magistrat chargé de l’enquête.

Historique[modifier | modifier le code]

L'ancienne morgue de Paris, quai du Marché-Neuf en 1854.

En 1868, Haussmann fait construire une morgue sur la pointe est de l'île de la Cité, quai de l'Archevêché (l'actuel square de l'Île-de-France) à l'emplacement d'une ancienne promenade dénommée « le Terrain ». Le bâtiment qui avait allure d'un petit temple grec, remplaça lui-même une ancienne morgue située à proximité quai du Marché-Neuf[1].

Celle-ci constitue, à l'époque, une des sorties les plus en vogue de la capitale : les cadavres à identifier (notamment des victimes de noyades), étendus sur douze tables inclinées de marbre noir, y sont exposés pendant trois jours, dans une salle séparée du public par une vitre.

En 1907, l'entrée de la morgue est interdite au public par un décret du préfet Lépine : désormais seules les personnes munies d’une autorisation spéciale peuvent y pénétrer[2].

À la veille de la Première Guerre mondiale, la morgue devient « l’institut médico-légal de Paris » et déménage à son emplacement actuel sur les bords de Seine, dans un bâtiment en briques conçu par l'architecte Albert Tournaire, dont le nom est ensuite donné au square situé à proximité[1],[2].

L'institut en chiffres[modifier | modifier le code]

Selon les informations fournies par la préfecture de police de Paris, l'IMP reçoit 3 000 corps en moyenne chaque année, sur lesquels 2 000 autopsies et 1 000 examens externes (examen sans incision) sont effectués, soit six à neuf autopsies par jour[2].

Le personnel[modifier | modifier le code]

L'IMP emploie en tout une quarantaine de personnes[2] :

  • un directeur ;
  • deux directeurs-adjoints (également médecins légistes) ;
  • six médecins légistes vacataires ;
  • une psychologue clinicienne ;
  • deux secrétaires ;
  • sept hôtesses d’accueil ;
  • vingt-quatre identificateurs (personnels techniques chargés d’identifier et présenter les corps, de les préparer ou de faire la restitution tissulaire) ;
  • deux adjoints techniques (chauffeurs et coursiers) ;
  • quatre agents techniques d’entretien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les dictionnaires actuels indiquent médicolégal comme forme correcte de l'adjectif. Nous conservons ici la graphie traditionnelle médico-légal.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b De la morgue à l'institut médico-légal sur www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr
  2. a, b, c et d L'IML à travers les âges sur www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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