Institut et Haute École de Santé La Source

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Institut et Haute Ecole de la Santé La Source
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Institut et Haute École de Santé La Source
Histoire et statut
Type
Institution universitaire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Pays
Suisse
Divers
Site web

L'Institut et haute École de la santé La Source est une haute école de santé, membre du réseau HES-SO depuis 2002, du canton de Vaud, en Suisse romande.

Description[modifier | modifier le code]

L'Institut et Haute Ecole de la Santé La Source fait partie de la fondation La Source, de statut privé et à but idéal, au même titre que la Clinique de La Source. Elle est composée d'un institut privé et d'une haute école de santé depuis 2002, date à laquelle l'Ecole rejoint le réseau HES-SO.

L'École propose également des formations continues postgrades de type DAS (Diploma of Advanced Studies), CAS (Certificate of Advanced Studies) et modules aux professionnels du domaine de la santé et du social. Les activités de recherche appliquée comptent également parmi les missions de l'Institut et Haute Ecole de la Santé La Source, à l'instar des autres hautes écoles spécialisées de Suisse.

La Source est cofondatrice du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF)[1] et de l'Institut de Master en soins infirmiers (IUFRS)[2] à Lausanne. Elle est membre fondateur du Groupe interinstitutionnel d’Education et Pratique Interprofessionnelles (GEPI) créé, en 2002, en partenariat avec la Faculté de Médecine et de Biologie de l'Université de Lausanne, de la Haute Ecole de santé Vaud (HESAV) et du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Histoire[modifier | modifier le code]

La Haute École de Santé La Source a été créée en 1859 par la comtesse Valérie de Gasparin, femme de lettres et protestante appartenant au mouvement du Réveil. Cette école fondée avec l'appui de son mari, le comte Agénor de Gasparin, représente la première école laïque de gardes-malades au monde, puisque avant son ouverture, la formation de gardes-malades était soumise à l'entrée dans une communauté religieuse[3]. Avec la fondation de cet établissement, qui s'appelle d'abord École normale de gardes-malades avant d'être plus communément désigné sous le nom de La Source, toute femme peut apprendre à soigner, qu'elle soit mariée, veuve ou célibataire. À l'inverse des institutions de diaconesses protestantes, les élèves de La Source n'ont en effet pas à prononcer de vœux les rattachant à une communauté religieuse : elles ne porteront ni le titre de sœur, ni un costume particulier, et conserveront leur indépendance par rapport à l'institution une fois leurs études terminées. Valérie de Gasparin tenait en outre à ce que les gardes reçoivent une rétribution pour leur travail, ce qui leur garantissait une certaine indépendance financière[4].

Dès 1859, l'école affirme son identité laïque, par opposition au cadre monastique, tout en s'appuyant sur des principes chrétiens et évangéliques. Les premières directions seront d'ailleurs assumées par des pasteurs, tandis que des médecins secondés de monitrices viennent assurer l'enseignement. D'abord axée sur les soins à domicile et situé au cœur de la cité de Lausanne, l'école se déplace à l'avenue Vinet, où elle se situe actuellement. Dès 1891, elle sera dotée d'une clinique afin de former les élèves au lit des malades originellement appelée clinique de Beaulieu avant de devenir l'actuelle clinique La Source.

À la fin du XIXe siècle, l'institution, placée sous la direction du médecin Charles Krafft (1863-1921) s'oriente progressivement vers la formation hospitalière médico-déléguée. Au début du XXe siècle, l'école de La Source est reconnue par la Croix-Rouge suisse[réf. nécessaire], qui commence à édicter des directives relatives à la formation et aux contrats de travail, devenant l'organe de tutelle en ce qui concerne les cursus de formation. À la mort du Dr Kraft, en 1921, l'école repasse sous la direction d'un pasteur, Maurice Vuilleumier (1881-1940), qui se montrera particulièrement attentif à la condition des femmes en vue de construire la profession de garde-malade. Il sera d'ailleurs l'interlocuteur qui négociera en 1928 avec le canton de Vaud, la réglementation de cette profession, dont il demandera la modification en 1939.

C'est en 1952 que l'école est pour la première fois dirigée par une femme infirmière, Gertrude Augsburger (1901-1994), ancienne sourcienne et préalablement monitrice dans l'établissement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Membres fondateurs de la SIDIIEF
  2. Institut universitaire de formation et de recherche en soins - IUFRS
  3. Francillon, Denise (2009): 150 ans d'histoire 1859/2009 La Source en images, p. 6
  4. Francillon, Denise, op. cit. p. 6

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Denise Francillon, La Source en images : 150 ans d'histoire 1859-2009, Éditions La Source,

Liens externes[modifier | modifier le code]