Florence Nightingale

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Florence Nightingale

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Gravure représentant Florence Nightingale publiée en 1873.

Naissance 12 mai 1820
Florence (Grand-duché de Toscane)
Décès 13 août 1910 (à 90 ans)
Mayfair, Londres
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni britannique
Profession statisticienne et infirmière
Activité principale Pionnière de l'utilisation de la statistique dans la profession d'infirmière
Distinctions
Médaille Florence Nightingale
Signature de Florence Nightingale

Florence Nightingale, née le 12 mai 1820 à Florence, morte le 13 août 1910 à Londres, est une infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l'utilisation des statistiques dans le domaine de la santé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Florence Nightingale est issue d'une famille riche de la haute société britannique[Note 1]. Son père, William Edward Shore (1794-1875), hérite en 1815 de son oncle maternel, Peter Nightingale : il reçoit son domaine de Lea Hurst dans le Derbyshire[Note 2], mais aussi le nom et les armes de Nightingale. La mère de Florence est Frances Fanny Smith (1789-1880), fille de l'abolitionniste William Smith.

William Nightingale et Fanny Smith se marient en 1818 et partent pour un voyage en Europe qui va durer deux ans. En 1819, leur premier enfant, une fille, naît à Naples, dans le quartier de Parthenope[Note 3], nom qui est donné au nouveau-né. Leur deuxième enfant naît en 1820 à la Villa Colombia à Florence, dont elle tient aussi son prénom[1].

La famille rentre en Angleterre à la fin de 1820 et s'installe à Lea Hurst. En 1825, William Nightingale achète à Romsey (Hampshire) une propriété plus propice au séjour en hiver, Embley Park, qui devient la résidence familiale principale.

Embley Park, résidence familiale de Florence Nightingale, devenue une école.

Jeunesse (1820-1844)[modifier | modifier le code]

Florence est éduquée par ses parents. À l'âge de 9 ans, elle connaît très bien le français, écrivant pour sa mère une prière dans cette langue[2]. À partir de 1831, son père prend en charge son instruction, lui apprenant le latin, le grec, l'allemand, l'italien, ainsi que l'histoire, la philosophie[3].

Les Nightingale sont membres de l'Église unitarienne, une confession chrétienne libérale et peu dogmatique, dont certains éléments marquent par la suite la vie de Florence : croyance au progrès social, importance de se mettre au service de la communauté[4]. Des lettres des années 1830 indiquent qu'à cette époque, les Nightingale organisent et financent des soins médicaux aux villageois des environs de Lea Hurst[5]. Le journal de Florence montre qu'elle est déjà sensible au problème des conditions de vie des pauvres, notamment en relation avec le suicide d'une jeune mère[5].

En janvier 1837, une épidémie de grippe frappe le sud de l'Angleterre. Florence, qui n'est pas atteinte, se consacre pendant quatre semaines à des soins intensifs aux malades de son entourage, jouant le rôle « d'infirmière, gouvernante, soutien moral et médecin »[6]. Survient alors un événement important de sa vie : le 7 février 1837, à Embley Park, elle écrit dans son journal : « Dieu m'a parlé et m'a appelée à son service[7] ».

À la fin de 1837, la famille Nightingale part pour un voyage d'un an et demi en France et en Italie, revenant en Angleterre en avril 1839[8]. Au début de mai, Florence est présentée à la cour de la reine Victoria. En juin, elle commence à étudier les mathématiques, durant le séjour à Lea Hurst d'un cousin étudiant cette discipline à Oxford[9]. Ses parents, surtout sa mère qui souhaiterait la voir prendre un mari, sont d'abord assez réticents quant à ce nouveau centre d'intérêt, mais Florence obtient, grâce à l'influence de sa tante Mai Smith, qu'on lui donne un précepteur[10]. Elle est aussi l'élève du mathématicien James Joseph Sylvester[11].

Des lettres de cette époque montrent qu'elle juge banale la vie qu'elle mène de 1839 à 1844. Les séjours à Lea Hurst et Embley Park sont interrompus par des visites de longue durée chez des parents ou des relations et par les séjours à Londres pendant la saison mondaine (période des bals). Les Nightingale ne parviennent pas à faire venir chez eux des membres de la haute noblesse britannique, mais reçoivent tout de même des visiteurs notables : lord Palmerston, Leopold von Ranke, Charles Darwin, Anne Isabella Milbanke, veuve de lord Byron, et sa fille Ada Lovelace[12], ainsi que l'ambassadeur de Prusse Christian von Bunsen, dont l'influence sur elle a été grande[13].

Les années décisives (1844-1854)[modifier | modifier le code]

Rencontre avec Samuel Gridley Howe[modifier | modifier le code]

L'année 1844 est marquée par sa rencontre avec le médecin américain Samuel Gridley Howel[Note 4] et son épouse Julia Ward, écrivain. Howe est le fondateur des premières écoles pour aveugles aux États-Unis. À la question de Florence : est-ce qu'il trouverait inconvenant qu'une jeune fille comme elle (de la haute société) devienne infirmière, il répond[14], que bien que cela soit inhabituel et incongru en Angleterre, si elle a cette vocation, elle doit suivre ce qu'elle juge être son devoir.

En décembre 1844, en réaction à la mort d'un malade dans l'infirmerie d'une workhouse, évènement qui fait alors scandale, elle devient la militante principale de l'amélioration des soins médicaux dans les infirmeries et s'attire immédiatement le soutien de Charles Villiers, alors président du Poor Law Board. Ceci la conduit à participer activement à la réforme des Poor Laws, qui va bien au-delà des soins médicaux. Elle joue par la suite un rôle décisif de mentor auprès d'Agnes Elizabeth Jones et d'autres infirmières en formation avant de les envoyer à la Liverpool Workhouse Infirmary[réf. nécessaire][15].

Premiers pas vers le métier d'infirmière[modifier | modifier le code]

C'est durant l'été 1845[16] qu'elle annonce à ses parents sa décision de se consacrer au métier d'infirmière. Ayant été témoin peu avant de la mort d'un malade en raison de l'incompétence d'une soignante, elle estime qu'il y a un besoin pressant d'instituer une formation d'infirmière ; elle a l'intention de suivre une formation de trois mois à l'hôpital de Salisbury, puis de fonder elle-même un établissement de soins où travailleraient un équivalent protestant des sœurs soignantes catholiques.

Ce projet rencontre d'abord une opposition absolue. Le principe dans la bonne société est que les malades sont soignés chez eux ; les hôpitaux sont pour les pauvres.

Elle réitère sa demande au début de 1846, en s'adressant cette fois par écrit à son père, ne voulant pas s'exposer aux tracas d'une discussion directe. Mais ses parents refusent de nouveau leur autorisation[17]

En juin 1846, elle visite cependant l'hôpital fondé à Londres par Christian von Bunsen, le premier hôpital où elle soit allée[18]. Elle lit des ouvrages sur les hôpitaux et les questions de santé publique, sujets qui sont l'objet d'une intense réflexion dans les années 1840 ; elle a probablement lu le rapport d'Edwin Chadwicks Report on the Sanitary Conditions of the Labouring Class of Great Britain, publié en 1842[19].

La période des voyages (1847-1850)[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1840, Florence Nightingale est courtisée par Richard Monckton Milnes, homme politique et poète[Note 5]. Elle apprécie sa personnalité et son engagement dans la lutte contre la famine en Irlande. Remettant sa décision à une date ultérieure, elle part en voyage à Rome avec un couple ami des Nightingale, Charles et Selina Bracebridge[20]. Ceux-ci lui laissent une grande liberté et elle en profite pour visiter plusieurs hôpitaux.

À Rome, elle rencontre Sidney Herbert[Note 6], un brillant homme politique qui a été Secrétaire à la Guerre de 1845 à 1846, poste qu'il occupera à nouveau lors de la Guerre de Crimée. Herbert est déjà marié, mais Florence et lui éprouvent immédiatement une attraction réciproque et resteront très proches tout au long de leur vie. Herbert jouera un rôle décisif dans la carrière de Florence Nightingale en aidant ses actions pionnières en Crimée dans le domaine des soins infirmiers, et elle sera pour lui une conseillère essentielle pour sa carrière politique.

Au retour de Rome, elle repousse le projet de mariage de Milnes, mais de façon peu catégorique. Leur relation prendra réellement fin seulement en 1851, lorsque Milnes se fiancera avec Annabel Crewe.

À cette époque, Florence Nightingale entretient également des relations étroites avec Benjamin Jowett[Note 7], en particulier vers l'époque où elle envisage de faire un legs afin d'établir à l'Université d'Oxford une chaire de statistiques appliquées [21].

À la fin de 1849, elle part de nouveau en voyage avec les Bracebridge, cette fois en Grèce et en Égypte. Elle a laissé sur ces voyages des écrits assez abondants[Note 8]. En janvier 1850, par exemple, elle remonte le Nil jusqu'à Abou Simbel dont elle écrit : « Je pense que je n'ai jamais rien vu qui m'ait plus touché »[Note 9]. À Thèbes, elle ressent de nouveau avec force un appel divin.

Kaiserswerth (1850-1851)[modifier | modifier le code]

Durant le trajet de retour, les voyageurs passent deux semaines à Kaiserswerth, près de Düsseldorf en Allemagne, où se trouve un hôpital établi par Theodor Fliedner[Note 10] et géré par un ordre de diaconesses), dont Christian von Bunsen lui avait parlé dès 1846. Elle est profondément impressionnée par la qualité des soins ainsi que par le dévouement et les pratiques des sœurs.

Au début de 1851, elle obtient enfin l'autorisation de ses parents pour suivre une formation de trois mois en tant que sœur de Kaiserswerth. Cette autorisation résulte sans doute d'une crainte de ses parents pour la vie de Florence, étant donné qu'elle a sombré dans une grave dépression après son retour de voyage[22]. Pendant son stage à Kaiserwerth, elle apprend à soigner les blessures, à préparer les médicaments ; elle rencontre les mourants et est assistante à des opérations[23]. Elle rentre convaincue de pouvoir mener à bien ses projets. Elle rapporte avoir éprouvé la plus importante et intense expérience de son appel divin.

Un peu plus tard au cours de l'année, elle publie son premier livre : The Institution of Kaiserswerth on the Rhine, for the Practical Training of Deaconesses.

Débuts dans la carrière d'infirmière (1852-1854)[modifier | modifier le code]

C'est à la fin de 1852 que les parents Nightingale acceptent pleinement ses projets[24]. Elle part alors faire des stages hospitaliers à Paris, qu'elle interrompt en mars 1853 pour assister sa grand-mère mourante. En avril, elle accepte l'offre qui lui a été faite quelque temps avant de diriger un centre de soins à Londres.

Le 22 août 1853, Florence Nightingale prend donc le poste de surintendante à l'Institute for the Care of Sick Gentlewomen (Institut pour les soins aux dames malades), situé Upper Harley Street à Londres. Elle n'est pas rémunérée ; elle vit grâce à la pension que son père lui verse (500 livres par an), ce qui lui permet de vivre confortablement.

Cette institution, fondée en 1850, doit permettre un accès aux soins à des femmes de bonne famille, mais dont les revenus sont insuffisants pour couvrir le coût de soins privés. Les patientes sont souvent des gouvernantes, une des rares professions féminines considérées comme respectables, ainsi que des épouses de pasteurs, de petits commerçants, d'officiers. Au départ, l'institut ne compte que 27 lits.

Elle y introduit un certain nombre de pratiques qu'elle juge nécessaire et acquiert rapidement une certaine renommée : en 1854, elle est en pourparlers en vue de devenir infirmière-chef à l'hôpital de King's College à Londres (Southwark).

La guerre de Crimée et l'hôpital de Scutari[modifier | modifier le code]

La guerre de Crimée, commencée en 1853, oppose la Russie à une coalition formée de l'Empire ottoman, de la Grande-Bretagne et de la France. Les troupes britanniques commencent à partir au début de 1854. Avant même d'atteindre le front, elles subissent des pertes considérables dans le camp de transit de Varna où sont regroupés 60 000 soldats français et britanniques. Environ 20 % sont atteints par le choléra, la dysenterie ou d'autres affections. Plus de 1 000 soldats britanniques meurent à ce moment. Après la bataille de l'Alma en septembre, les blessés sont victimes des lacunes dans le transport vers l'hôpital militaire installé à Scutari (aujourd'hui Üsküdar à Istanbul). Mais contrairement à ce qui se passait auparavant, il y a maintenant des correspondants de presse pour informer l'opinion publique, en particulier William Howard Russell[25], du Times, un des premiers correspondants de guerre modernes. Celui-ci insiste notamment sur la différence entre les services sanitaires de l'armée britannique et ceux de l'armée française, mieux organisés[26].

En réaction à ces informations, Florence Nightingale projette une intervention humanitaire pour laquelle elle obtient l'appui des autorités, en particulier de lord Palmerston, ministre de l'Intérieur, de lord Clarendon, ministre des Affaires étrangères et surtout de Sidney Herbert, secrétaire d'État à la Guerre. Au début, elle envisage une mission de seulement 20 infirmières, mais tombe d'accord avec Sidney Herbert, pour un effectif double. Les infirmières choisies proviennent des ordres soignants catholiques (intéressés parce qu'un grand nombre de soldats britanniques sont irlandais), ainsi que du groupe de bénévoles de la philanthrope Felicia Skene et du groupe des sœurs anglicanes liées au mouvement d'Oxford[27]. Quatorze sont des infirmières des hôpitaux. Durant la période des préparatifs, le courrier des lecteurs du Times montre le scepticisme de l'opinion publique quant à l'intérêt d'exposer des « dames » (ladies) aux dures réalités des hôpitaux militaires et à la grossièreté des soldats[28].

Le 21 octobre 1854, Nightingale et un groupe de 38 infirmières volontaires, incluant sa tante Mai Smith[réf. nécessaire], sont envoyées (avec l'autorisation de Sidney Herbert) en Turquie, à environ 545 kilomètres de Balaclava en Crimée, de l'autre côté de la mer Noire, où est basé le camp britannique.

Nightingale arrive début novembre 1854 à la Caserne Selimiye à Scutari. Les infirmières trouvent des soldats blessés négligés par un personnel médical débordé face à l'indifférence des officiers. Les réserves de médicaments sont limitées, l'hygiène négligée et les infections de masse courantes, la plupart d'entre elles étant fatales. Il n'y a de plus aucun équipement pour préparer la nourriture des patients.

Nightingale et ses compatriotes commencent par nettoyer complètement l'hôpital et l'équipement et par réorganiser les soins aux patients. Cependant, au début de son séjour à Scutari, la mortalité ne diminue pas ; au contraire, elle se met à augmenter. Le nombre de morts dépasse celui de tous les autres hôpitaux de la région. Pendant l'hiver 1854-1855, 4077 soldats trouvent la mort à Scutari, dix fois plus en raison de maladies, telles que le typhus, la fièvre typhoïde, le choléra et la dysenterie, que de leurs blessures de combat. Les conditions régnant à l'hôpital militaire temporaire sont fatales aux patients à cause du surnombre, d'égouts défectueux et d'un manque de ventilation. En mars 1855, près de six mois après l'arrivée de Nightingale, le gouvernement britannique doit envoyer une commission sanitaire à Scutari. Les égouts sont nettoyés et la ventilation améliorée ; le taux de mortalité diminue alors rapidement.

Nightingale continue de penser que la mortalité est dûe à la médiocrité de l'alimentation et des réserves, ainsi qu'au surmenage des soldats. Ce n'est qu'après être revenue en Grande-Bretagne et avoir rassemblé des informations auprès de la Commission royale pour la santé dans l'armée qu'elle se met à penser que la mort de la plupart des soldats hospitalisés était due aux mauvaises conditions de vie. Cette expérience influence sa carrière : par la suite elle affirme l'importance des conditions sanitaires. Elle contribue ainsi à réduire le nombre de morts au sein de l'armée en temps de paix et dirigea son attention vers la conception sanitaire des hôpitaux.

Une réunion publique, organisée[Note 11] le 29 novembre 1855 et visant à faire reconnaître le travail qu'elle avait effectué pendant la guerre, conduit à l'établissement du Nightingale Fund (Fonds Nightingale) pour la formation des infirmières. Les donations affluent. Sidney Herbert est nommé secrétaire honoraire, et le duc de Cambridge président du fonds.

Nightingale est également considérée comme une pionnière du concept de tourisme médical, comme l'indiquent ses lettres de 1856 adressées à des stations thermales turques, dans lesquelles elle précise les conditions de santé, descriptions physiques, régimes alimentaires et autres détails vitaux des patients qu'elle dirige vers ces stations, bien moins onéreuses que celles que l'on pouvait trouver en Suisse. Elle oriente de toute évidence des patients disposant de peu de moyens vers des traitements abordables[réf. nécessaire].

Retour au pays : la Commission pour la santé dans l'armée[modifier | modifier le code]

Nightingale est accueillie en héroïne à son retour en Grande-Bretagne le 7 août 1857. D'après la BBC, elle est de toute évidence la femme alors la plus célèbre après la Reine Victoria elle-même.

Elle quitte la résidence de sa famille à Middle Claydon, dans le Buckinghamshire, pour s'installer au Burlington Hotel à Piccadilly. Elle est atteinte par une fièvre, probablement due à une forme chronique de brucellose (fièvre criméenne), contractée lors de la Guerre de Crimée[29], peut-être combinée à un syndrome de fatigue chronique ou une fibromyalgie[réf. souhaitée][Note 12]. Elle interdit à sa mère et à sa sœur d'entrer dans sa chambre et ne la quitte que rarement.

En réponse à une invitation de la Reine Victoria, malgré les contraintes imposées par son confinement, Nightingale joue un rôle central dans l'établissement de la Commission royale pour la santé dans l'Armée, dont Sidney Herbert devint président. En tant que femme, elle ne peut en être membre, mais rédige un rapport de plus de mille pages, incluant des données statistiques détaillées et joue un rôle décisif dans l'application de ses recommandations. Le rapport de la Commission conduit à une révision majeure des soins aux soldats et à l'établissement d'une école de médecins militaires et d'un vaste système d'archives médicales de l'armée.

Carrière ultérieure[modifier | modifier le code]

En 1859, le Fonds Nightingale met à sa disposition la somme de 45 000 livres, avec laquelle elle crée le 9 juillet 1860 la Nightingale Training School (École de formation N.) au St Thomas' Hospital. L'école s'appelle aujourd'hui Florence Nightingale School of Nursing and Midwifery (École d'infirmières et de sages-femmes) et fait partie du King's College de Londres. Les premières infirmières formées commencent à travailler le 16 mai à la Liverpool Workhouse Infirmary. Nigthingale fait également une campagne de levée de fonds pour le Royal Buckinghamshire Hospital à Aylesbury, près de la résidence de sa famille.

En 1860, Nightingale publie Notes on Nursing, un petit livre de 136 pages servant de pierre d'angle au programme de la Nightingale School et des autres écoles fondées ensuite. Le livre connaît également le succès auprès du grand public et est considéré comme un texte classique d'introduction aux soins infirmiers.

Nightingale passe le reste de sa vie à encourager l'établissement et le développement de la profession d'infirmière et à la faire évoluer vers sa forme moderne.

Ses travaux inspirent les infirmières durant la Guerre de Sécession (1861-1865). Le gouvernement nordiste fait appel à ses conseils pour organiser les soins médicaux dispensés sur le terrain. Bien que ses idées rencontrent de la résistance de la part des officiers, elles inspirent le corps de volontaires de la United States Sanitary Commission (Commission sanitaire des États-Unis).

En 1869, Nightingale et Elizabeth Blackwell ouvrent le Women's Medical College.

Dans les années 1870, Nightingale est la mentor de Linda Richards, « la première infirmière formée d'Amérique », et lui permet de retourner aux États-Unis avec une formation et des connaissances lui permettant de fonder des écoles d'infirmières de qualité. Linda Richards continuera dans cette voie et deviendra une grande pionnière des soins infirmières aux États-Unis et au Japon.

En 1882, les infirmières de Nightingale ont une position d'influence croissante au sein de la profession naissante. Un certain nombre d'entre elles sont devenues infirmières en chef de plusieurs hôpitaux notables, dont le St Mary's Hospital, le Westminster Hospital et la St Marylebone Workhouse Infirmary à Londres, ainsi que l’Hospital for Incurables à Putney. On peut également citer, en Grande-Bretagne, le Royal Victoria Military Hospital de Netley, l'Edinburgh Royal Infirmary, la Cumberland Infirmary, et la Liverpool Royal Infirmary, et en Australie, le Sydney Hospital en Nouvelle-Galle du Sud.

En 1883, Nightingale est décorée de la Royal Red Cross par la reine Victoria. En 1907, elle devient la première femme à être décorée de l'Ordre du mérite. En 1908, on lui décerna l'Honorary Freedom of the City of London.

En 1896, Nightingale doit s'aliter. Il est possible qu'elle ait été victime du syndrome de fatigue chronique[Note 13]. Pendant ces années d'alitement, elle réalise des travaux pionniers dans le domaine de la gestion des hôpitaux, travaux qui se propagent rapidement à travers l'Angleterre et le reste du monde.

Elle meurt le 13 août 1910 à sa maison en South Street, Mayfair, Londres. Ses proches refusent la proposition d'inhumation à l'Abbaye de Westminster, et elle est aujourd'hui enterrée au cimetière de la St Margaret Church d'East Wellow dans le Hampshire[30],[31].

Points particuliers[modifier | modifier le code]

D'après les recensements effectués en Angleterre et au Pays de Galles, les adresses de son domicile furent les suivantes : East Wellow (Hampshire) en 1841, Burlington Hotel, Westminster St James, Middlesex en 1851 et 1861, St George Hanover Square, Londres, en 1881, 1891 et 1901.

Son acte de décès est répertorié de la manière suivante : « Deaths Sep 1910 NIGHTINGALE Florence - age 90 registrar St.Geo.H.Sq ».

Au début de son séjour en Turquie, Nightingale se déplace à cheval pour faire ses inspections. Elle utilise ensuite une charrette tirée par un âne et l'on rapporte qu'elle échappe à de sérieuses blessures lorsque la charrette est renversée dans un accident. Après cet incident, elle utilise une solide voiture à chevaux de construction russe, équipée d'un toit imperméable et de rideaux. La voiture a été transportée en Angleterre après la guerre et donnée à la Nightingale Training School for Nurses. Elle a été endommagée lors du bombardement de l'hôpital durant le Blitz. Par la suite, elle a été restaurée, puis transférée à l'Army Museum à Aldershot.

La voix de Florence Nightingale a été conservée pour la postérité grâce à un enregistrement pour phonographe de 1890.

Florence Nightingale prouva que 90 % des patients des hôpitaux de Londres trouvaient la mort contre seulement 60 % pour les malades ne se rendant pas à l'hôpital.

L'œuvre de Florence Nightingale[modifier | modifier le code]

Contribution à la statistique[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, Nightingale se révèle particulièrement douée pour les mathématiques et y excelle grâce aux enseignements de son père. Elle s'intéresse notamment à la statistique, un domaine dans lequel son père, un des pionniers de l'épidémiologie, est un expert. Elle a fréquemment recours aux analyses statistiques dans ses compilations, analyses et présentations de données sur les soins médicaux et la santé publique.

Diagramme des causes de mortalité au sein de l'armée en Orient par Florence Nightingale.

Nightingale est une pionnière de la présentation visuelle de l'information. Elle utilise entre autres les diagrammes circulaires, développés par William Playfair en 1801. Après la Guerre de Crimée, elle se met à utiliser une version améliorée de ces diagrammes (équivalant aux histogrammes circulaires d'aujourd'hui), afin d'illustrer les causes saisonnières de mortalité des patients de l'hôpital militaire qu'elle gère. Nightingale appelait « coxcomb » (crête de coq) une compilation de tels diagrammes, mais par la suite le terme est souvent utilisé pour désigner un diagramme individuel. Elle utilise fréquemment les coxcombs pour présenter des rapports sur la nature et l'ampleur des conditions des soins médicaux pendant la Guerre de Crimée aux membres du Parlement et aux fonctionnaires, qui n'auraient probablement pas pu lire ou comprendre des rapports statistiques traditionnels.

Par la suite, Nightingale réalise une étude statistique complète du système sanitaire dans les campagnes indiennes et est la figure majeure de l'amélioration des soins médicaux et des services publics de santé en Inde.

En 1858, elle fut la première femme à être élue membre de la Royal Statistical Society, et devient par la suite membre honoraire de l'American Statistical Association.

Contribution à la littérature et au mouvement féministe[modifier | modifier le code]

Bien que mieux connue pour ses contributions à la médecine et aux mathématiques, Nightingale est également un personnage important du féminisme anglais.

Entre 1850 et 1852, elle lutte pour se définir elle-même et contre les attentes de sa famille de la voir se marier avec un homme de la haute société.

Les Suggestions d'idées

Afin de mettre en ordre ses pensées, elle rédige Suggestions for Thought to Searchers after Religious Truth (Suggestions d'idées adressées aux personnes en quête de vérité religieuse). Ce livre en trois volumes n'a jamais été imprimé en entier, mais l'une des parties, intitulée Cassandra, a été publiée par Ray Strachey en 1928, qui l'inclut dans The Cause, un texte relatant l'histoire du mouvement féministe.

Cassandra

Cassandra est une protestation contre la féminisation excessive des femmes, qui les rend pratiquement incapables de se débrouiller seules. C'est ainsi que Nightingale considère comme léthargique le style de vie de sa mère et sa sœur, malgré leur éducation. Le texte reflète aussi sa crainte de voir ses idées s'avérer inefficaces, comme celles de Cassandre, vierge-prêtresse d'Apollon qui reçoit une prophétie inspirée par les dieux, mais dont les avertissements prophétiques sont ignorés.

Elaine Showalter qualifie Cassandra de « texte majeur du féminisme anglais, un lien entre Wollstonecraft et Woolf[32]. »

Postérité[modifier | modifier le code]

La contribution la plus marquante de Florence Nightingale est son rôle dans l'établissement de la profession moderne d'infirmière. Elle a été un exemple remarquable de compassion, de dévouement aux soins des patients et d'administration consciencieuse et attentive des hôpitaux.

L'œuvre de la Nightingale School of Nursing se poursuit aujourd'hui, mais son action se prolonge de multiples façons encore à l'heure actuelle.

La médaille Florence Nightingale[modifier | modifier le code]

La Médaille Florence Nightingale

Depuis 1907, le Comité International de la Croix-Rouge décerne la médaille Florence Nightingale aux personnes se distinguant par leurs actions dans le domaine des soins infirmiers.

Selon les règles initiales, la médaille était attribué à six infirmières par an. Depuis le règlement de 1991, la médaille est attribuée tous les deux ans à des femmes et des hommes, par une décision du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Il ne peut y avoir plus de cinquante attributions par délibération. Ce titre honorifique n'est plus attribuable seulement à des infirmiers de profession, mais aussi à des collaborateurs de la Croix-Rouge bénévoles ou employés dans le travail humanitaire et de secours.

De la création à la 42e promotion en 2009, le travail de 1337 personnes a ainsi été honoré. La première attribution de cette médaille eu lieu seulement en 1920[33] et récompensait rétroactivement le travail de 42 infirmières.

La médaille est remise, dans chaque pays, soit par le chef de l'État, soit par le président du comité central de la Société nationale. Les lauréats sont proclamés le 12 mai, date anniversaire de naissance de Florence Nightingale et journée internationale des Infirmières.

La jeune Florence Nightingale

En 2010, exceptionnellement, trois citoyens Haïtiens ont reçu la médaille :

  • Germaine Pierre-Louis, infirmière, présidente de la section sud-est de la Croix-Rouge haïtienne ;
  • Michaëlle Colin, infirmière en chef au sanatorium de Port-au-Prince ;
  • Jude Célorge, chef de l'équipe de sauveteurs de la Croix-Rouge à Martissant (quartier de Port-au-Prince).

Parmi les attributaires précédents figurent :

  • en 2009 : 28 lauréats, dont :
  • en 2007 :
    • Judi Fairholm, Canada, promotrice d'un programme international de protection de l'enfance.
    • Leman Birol, Turquie, infirmière, la mère des soins infirmiers en Turquie

Quelques autres titulaires :

    • Pia Bauer (1871-1954), infirmière allemande
    • Marie Adamczyk (1879-1973), infirmière
    • Elsbeth von Keudell (1857-1953) infirmière allemande (lauréate en 1920)
    • Elsbeth Kasser (1910-1992), infirmière suisse (lauréate en 1947)
    • Alexandrine Gräfin von Üxküll-Gyllenband (1873-1963), infirmière allemande (lauréate en 1920)
    • Ernestine Thren (1899-1981), infirmière allemande (lauréate en 1963)
    • Emmy Dörfel (1908-2002), infirmière allemande (lauréate en 1963)
    • Maria Hafner (1891-1969), volontaire de la Croix-Rouge (lauréate en 1963)
    • Antonie Stemmler (1892-1976), enseignante allemande (lauréate en 1967)

Florence Nightingale Declaration[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une campagne[34] lancée à l'échelle mondiale par des figures du monde infirmier à travers la Nightingale Initiative for Global Health (NIGH).

Elle vise à créer un mouvement populaire mondial afin de présenter à l'Assemblée Générale des Nations Unies de 2008 deux résolutions déclarant : la Journée Internationale des Infirmières 2010 (centenaire de la mort de Nightingale) et The UN Decade for a Healthy World (Décennie des Nations-Unies pour un monde en bonne santé) de 2011 à 2020 (bicentenaire de la naissance de Nightingale).

La NIGH travaille également à renouveler la prise de conscience aux thèmes soulevés par Nightingale, comme ceux de la médecine préventive et la santé holistique.

Souvenir (musées, journées ...)[modifier | modifier le code]

Musées
  • Florence Nightingale Museum, à Londres (situé près de Westminster Bridge, face au Parlement)
  • Claydon House, à Middle Claydon, Buckinghamshire, ancienne propriété de Parthenope Nightingale, consacré à la famille Nightingale.
  • à Istanbul, la tour située la plus au nord des Selimiye Barracks est aujourd'hui un musée ; dans plusieurs de ses pièces, des reliques et reproductions liées à Florence Nightingale et ses infirmières sont exposées[35].

Un site exhaustif en son honneur a été créé par Country Joe McDonald[36], en relation avec la guerre du Viêt Nam, pendant laquelle elle a inspiré de nombreux infirmiers de l'armée américaine, suscitant un regain d'intérêt pour sa vie et ses travaux.

Journées

La Journée Internationale des Infirmières est célébrée chaque année le jour de son anniversaire.

Plusieurs églises de la mommunion anglicane commémorent Nightingale par un jour de fête sur leurs calendriers liturgiques. C'est aussi le cas de l'Evangelical Lutheran Church in America, qui célèbre Nightingale comme une rénovatrice de la société aux côtés de Clara Maass le 13 août.

Le 12 mai, est la date de la journée mondiale de la fibromyalgie, elle a été choisie en hommage à Florence Nightingale née le 12 mai 1820 qui a souffert une grande partie de sa vie de cette maladie chronique, caractérisée par une sensation de douleur générale diffuse ou de brûlure de la tête aux pieds, avec un sentiment de fatigue profonde, sans lésion. Une condition douloureuse pouvant devenir invalidante. Cette maladie affecte 3 % de la population. Elle atteint surtout les femmes.

Monuments[modifier | modifier le code]

Une plaquette en bronze, attachée au socle du Crimean Memorial au Haydarpasa Cemetery, à Istanbul, inauguré en 1954 le jour de l'Empire Day pour célébrer le centième anniversaire de ses services d'infirmière rendus à la région, porte l'inscription suivante :

« À Florence Nightingale, dont les travaux réalisés il y a un siècle près de ce cimetière ont permis d'apaiser beaucoup de souffrances humaines et établi les fondations de la profession d'infirmière[37]. »

Autres hommages[modifier | modifier le code]

Statue de F. Nightingale Place de Waterloo à Londres

Le nom de Florence Nightingale a été donné à nombre de lieux ou d'institutions (mais à première vue, pas à des voies publiques) :

Domaine médical
  • l'Institut de formation aux soins infirmiers (IFSI) de Talence (Gironde), fondé en 1884
  • un des bâtiments de l'école d'infirmières et de sages-femmes de l'Université de Southampton.
  • trois hôpitaux d'Istanbul portent le nom de Nightingale, tous trois appartenant à la Turkish Cardiology Foundation[38] :
    • le F.N. Hastanesi à Sisli (le plus grand hôpital privé de Turquie),
    • le Metropolitan F.N. Hastanesi à Gayrettepe,
    • l'Avrupa F.N. Hastanesi à Mecidiyeköy ;
  • Bedside Florence, un système informatique sans fil, développé pour assister les soins infirmiers par l' [39] L'Agostino Gemelli Medical Center[40] de Rome, le premier hôpital universitaire d'Italie ;
  • de nombreuses fondations, la plupart sont liées aux soins infirmiers, mais aussi la Nightingale Research Foundation au Canada, dédiée à l'étude et au traitement du syndrome de fatigue chronique.
  • un modèle d'avion d'évacuation médicale (McDonnell Douglas C-9A « Nightingale »), dont l'Armée de l'air américaine entretient une flotte de 20 appareils.
Écoles
Divers
  • un relief de forme ovale à la surface de Vénus (Nightingale Corona) ;
  • un avion (modèle MD-11) de la compagnie aérienne KLM [41].

Il existe un effet psychologique appelé « Florence Nightingale Effect » où les infirmières et docteurs tombent amoureux de leurs patients.

Florence Nightingale dans les medias de masse[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode The Junior Mint de la série américaine Seinfeld, George mélange Nightingale avec Clara Barton en l'appelant « Clara Nightingale ».
  • Dans la série télévisée Star Trek : Voyager, l'enseigne Harry Kim donne son nom à un vaisseau médical extraterrestre.
  • Dans le film Retour Vers Le Futur, Doc Brown évoque « l'effet Florence Nightingale » auprès de Marty McFly.
  • Miss Florence Nightingale est une des deux personnages de Whistling Psyche (En appelant Psyché, 2010), pièce de théâtre de l'auteur irlandais Sebastian Barry.
  • Dans le jeu vidéo Worms, un prix Florence Nightingale est parfois remis en fin de partie à une équipe ayant récupéré un bon nombre de caisses de soins.
  • Dans l'épisode 6 de la saison 3 de Touche pas à mes filles, Cate se déguise en Florence Nightingale pour la fête d'Halloween du lycée des enfants.
  • Dans le roman L'énigme du message perdu, cinquième volume des Enquêtes d'Enola Holmes, la jeune héroïne rencontre Florence Nightingale en 1899.
  • Dans le manga Afterschool Charisma, le clone de Florence Nightingale est l'un des personnes principaux.
  • Dans la série Les Soprano, Tony évoque Florence Nightingale lorsque sa soeur propose de prendre soin de leur mère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ecrits de Florence Nightingale[modifier | modifier le code]

Editions originales et rééditions[modifier | modifier le code]

  • The institution of Kaiserswerth on the Rhine: For the practical training of deaconesses, under the direction of the Rev. Pastor Fliedner, embracing the ... schools, and a female penitentiary, 1851 (réédition : 1959)[42]
  • Notes on Nursing: what Nursing is, what Nursing is not, D. Appleton and Company, New-York,‎ 1860, disponible en ligne : [1].
  • « Introduction » à Una and Her Paupers, Memorials of Agnes Elizabeth Jones, George Routledge and Sons, New-York, 1872 (réédition : Diggory Press, Liskeard, 2005 (ISBN 978-1905363223)). Agnes Jones (1832-1868) est une infirmière anglaise en l'honneur de qui est publié ce livre, auxquels participent plusieurs auteurs.

Editions scientifiques récentes[modifier | modifier le code]

  • Vincent Quinn et John Prest (éditeurs), Dear Miss Nightingale, Clarendon Press, Oxford, 1987, 359 p. Correspondance entre Florence Nightingale et Benjamin Jowett. Recension de F. B. Smith (National Australian University) disponible en ligne sur le site Medical History .
  • Florence Nightingale in Egypt and Greece : her diary and visions, University of New-York Press, Albany, 1997, 167 p. [ISBN 0-7914-3115-0]
  • The collected works of Florence Nightingale, Wilfrid Laurier University, Waterloo (Ontario), présentation disponible en ligne [2] et [3]. Édition commencée en 2001. Éditeurs : Lynn McDonald et Gérard Vallée (volumes 4, 9 et 10).

Travaux sur Florence Nightingale[modifier | modifier le code]

En français
  • Gilbert Sinoué, La Dame à la lampe. Une vie de Florence Nightingale, Éditions France-Loisirs, Paris, 2008, 283 p. [ISBN 9782-298-01906-3]
  • Monica Eileen Baly, Florence Nightingale à travers ses écrits, InterEditions, Paris, 1993, 147 p. [ISBN 2-7296-0446-4]. Traduit de l'anglais.
  • Marie de Vivier, La Dame à la lampe, Éditions Gérard, Verviers, 1958, 157 p. Notice BnF
En anglais
  • Mark Bostridge, Florence Nightingale The woman and her legend, Penguin Books, Londres, 2009, [ISBN 978-0-14-026392-3].
  • Helen Rappaport, No Place for Ladies – The Untold Story of Women in the Crimean War, Aurum Press, Londres, 2007 [ISBN 978-1-84513-314-6].
  • Barbara Montgomer Dossey, Florence Nightingale Mystic, Visionary, Healer, Springhouse Corporation, Springhouse, 2000, [ISBN 0-87434-984-2].
  • Cecil Woodham-Smith, Florence Nightingale, Penguin Books, Londres, 1951
  • "Florence Nightingale", dans l'Encyclopedia Britannica, 1911, disponible en ligne [4].
  • "Notice biographique", dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004, disponible en ligne sur le site Oxforddnb
  • John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, Florence Nightingale, sur le site Archive de l'Histoire des Mathématiques de MacTutor .
  • "Florence Nightingale" sur le site de l'American Statistical Association.
  • "Florence Nightingale" sur le site Biographyshelf
  • Martin Pugh, The March of the Women: A Revisionist Analysis of the Campaign for Women's Suffrage 1866-1914, Oxford, 2000.
  • Nancy Boyd Sokoloff, Three Victorian Women Who Changed Their World, Macmillan, Londres, 1982.
En allemand
  • Wolfgang Genschorek, Schwester Florence Nightingale, Teubner, Leipzig, 1990 [ISBN 3-322-00327-2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Page anglaise : rich, upper class family.
  2. Lea Hurst est situé dans la paroisse civile de Dethick, Lea and Holloway, cf. page anglaise.
  3. Parthenope correspond à une ancienne colonie grecque, Parthenopolis.
  4. Samuel Gridley Howe (1801-1876) : médecin, défenseur des droits civiques, philhéllène.
  5. Richard Monckton Milnes (1809-1885), 1er Baron Houghton. Cf. page anglaise : Richard Monckton Milnes, 1st Baron Houghton.
  6. Sidney Herbert (1810-1861). Cf. page anglaise : Sidney Herbert, 1st Baron Herbert of Lea.
  7. Benjamin Jowett (1817-1893) : professeur à Oxford, puis administrateur de l'université. Cf page anglaise.
  8. Son journal, des lettres à sa famille. Cf. bibliographie : Florence Nightingale in Egypt and Greece.
  9. Cité sur la page anglaise : « I don't think I ever saw anything which affected me much more than this. »
  10. Theodor Fliedner (1800-1864) : pasteur évangélique luthérien, fondateur en 1836 de la communauté des diaconesses de Kaiserswerth. Cf. page anglaise "Theodor Fliedner" et page allemande "Kaiserswerther Diakonie".
  11. Sans doute à Londres. Point à vérifier.
  12. La journée internationale de la fibromyalgie correspondrait à la date anniversaire de la naissance de Florence Nightingale le 12 mai
  13. LInternational CFS Awareness Day (Journée Internationale de Prévention contre le SFC) est aujourd'hui célébré le jour de son anniversaire
Références
  1. La ville de Florence s'appelle aussi Florence en anglais.
  2. Bostridge, p. 33 (cf. page allemande).
  3. Cf. page allemande
  4. Bostridge, p. 53 (cf. page allemande).
  5. a et b Bostridge, p. 49.
  6. Lettre à sa sœur, citée par Bostridge, p. 50. La page all. donne : Krankenpflegerin, Gouvernante, Hilfspfarrer und Ärztin.
  7. En anglais : God spoke to me and called me to his service, cité par M. E. Holliday et D. L. Parker, « Florence Nightingale, feminism and nursing », dans Journal of Advanced Nursing, 1997, p. 483-488.
  8. Collected Works, volume 7, p. 44-46.
  9. Dossey, p. 43-45 (cf. page allemande).
  10. Bostridge, p. 70-71.
  11. Cf. biographie de Sylvester sur le site MacTutor (université de Saint-Andrews)
  12. Bostridge, p. 81-82.
  13. Bostridge, p. 84-85.
  14. Citation anglaise : My dear Miss Florence, it would be unusual, and in England whatever is unusual is apt to be thought unsuitable; but I say to you, go forward if you have a vocation for that way of life; act up to your inspiration, and you will find that there is never anything unbecoming or unladylike in doing your duty for the good of others..., cité par Dossey, p. 52.
  15. Ce passage n'est pas clair : l'événement de la mort d'un malade est correctement daté, semble-t-il, mais le rôle de Nightingale dans la réforme des Poor Laws ne peut pas dater de cette époque, alors qu'elle vit encore dans sa famille.
  16. Cf. page allemande.
  17. Bostridge, p. 101.
  18. Bostridge, p. 85.
  19. Bostridge, p. 74.
  20. Bostridge, p. 108-111.
  21. John Bibby, Notes towards a history of teaching statistics, 1986.
  22. Bostridge, p. 156.
  23. Dossey, p. 74-78.
  24. Lettre de Fanny Nightingale à Mai Smith, citée par Bostridge, p. 182.
  25. William Howard Russel : 1820-1907. Cf. page anglaise.
  26. Rappaport, p. 95.
  27. Rappaport, p. 107
  28. Rappaport, p. 106.
  29. British Medical Journal, « Florence Nightingale's fever » (1995, 311:1697-1700).
  30. http://www.countryjoe.com/nightingale/joe_grave.jpg
  31. Florence Nightingale: The Grave at East Wellow
  32. « A major text of English feminism, a link between Wollstonecraft and Woolf. » Sandra M. Gilbert et Susan Gubar, The Norton Anthology of Literature by Women: The Traditions in English, éditions W.W. Norton, 1996, pages 836-837.
  33. The British Journal of Nursing, 5 juin 1920, p. 334.
  34. Florence Nightingale Declaration Campaign - creating a healthy world together - Home
  35. Tower
  36. Country Joe McDonald's Tribute to Florence Nightingale
  37. « To Florence Nightingale, whose work near this Cemetery a century ago relieved much human suffering and laid the foundations for the nursing profession. » Commonwealth War Graves Commission Haidar Pasha
  38. .:GROUP FLORENCE NIGHTINGALE:.
  39. http://www.gesi.it/MS%20bedside(e).pdf
  40. Università Cattolica del Sacro Cuore - The Rome Campus
  41. KLM McDonnell Douglas MD-11 PH-KCD - Airfleets.net Photo
  42. Cf. site Amazon