I-boycott

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I-boycott.org est une plate-forme collaborative de boycott et de buycott[1]. Le site est administré par l'association I-Boycott[2], fondée en 2015[3] par Levent Acar[4] et Bulent Acar[5]. Son objet social est de « sensibiliser, d'informer et de soutenir une consommation responsable, tenant compte de la protection de l’environnement, de la santé publique, de la solidarité et de la lutte contre toutes les exclusions sociales »[6].

La plateforme[7] permet aux internautes inscrits de mener une action commune en participant à des campagnes de boycott visant une entreprise non éthique ou un des produits qu'elle fabrique ou distribue.

Cette dernière dispose d'un droit de réponse[8] qui, si elle est jugée satisfaisante et responsable par les participants, permet de clôturer la campagne.

La plateforme est alimentée par ses membres : ils peuvent actuellement proposer des alternatives aux entreprises boycottées (buycott) et à terme créer leurs propres campagnes.

Elle a développé en 2018 l'application mobile BuyOrNot qui repose sur la base de données Open Food Facts.

Émergence et ambitions[modifier | modifier le code]

L’idée d’une plateforme de boycott en ligne est née de plusieurs constats qui préoccupent les consommateurs : les nombreux scandales éthiques au sein de différentes entreprises et le manque de transparence dans le monde économique. Les pétitions de toute sorte fleurissent pour dénoncer cet état de fait mais sont bien trop souvent impuissantes pour inquiéter les entreprises[9]. Dans le but de parer aux insuffisances et aux temps que prend la pratique pétitionnaire pour transformer la vie des citoyens, la plateforme I-boycott.org place les individus au centre du processus en leur permettant de participer puis de lancer des campagnes de boycott : en somme devenir les acteurs des changements qu’ils souhaitent pour la société[10]. Ainsi, en travaillant à la construction d’une communauté de consom'acteurs partageant les mêmes valeurs, I-boycott encourage le développement d’un véritable contre-pouvoir citoyen.

Historique[modifier | modifier le code]

La création de l'association I-Boycott est enregistrée auprès de la préfecture de Lyon en [11], et fait l'objet d'une publication au Journal officiel le .

Une campagne de financement participatif est lancée le , sur KissKissBank, pour le projet de plateforme[11], et se clôture deux mois après, le , en ayant récolté 140 % du montant initial demandé[12],[13].

Le , la plateforme est officiellement lancée sur Paris en version beta[14] à la Recyclerie[15].

Les premières campagnes en direct, administrées par l'association I-Boycott suivent. Le , les boycottants obtiennent la première réponse d'une entreprise ciblée par une campagne de boycott en France, ils peuvent alors voter pour la levée ou non de la campagne. Le 25 juillet 2016, ouverture de la plateforme aux associations et aux collectifs de citoyens. Le , I-boycott est reconnue d'intérêt général, ce qui signifie une déduction d’impôt sur les dons et par conséquent de plus grandes possibilités pour I-Boycott d'évoluer. Des personnalités affichent leur soutien à cette plateformes, tels Coline Serreau, Pierre Rabhi, Audrey Vernon, le lanceur d'alerte Antoine Deltour, ou encore Philippe Pascot, ancien adjoint au maire d'Ivry sous Emmanuel Valls, militant pour l'inéligibilité des élus condamnés par la justice[16]. Le , Sea Shepherd France est la première association à lancer une campagne de boycott en France. Le de la même année, Levent Acar, cofondateur d'I-boycott est invité en tant qu'intervenant à la troièsme édition du TedXlyon sur le thème de « l'Amour et autres fondamentaux ».

Le 14 janvier 2017, la plateforme I-boycott.org s'ouvre à l'ensemble des citoyens, avec une soirée d'inauguration organisée à Hévéa, centre ETIC de Lyon[17],[18]. Le même jour, un citoyen, Franck Brusset, lance une première campagne de boycott, contre Auchan.

Objectifs[modifier | modifier le code]

I-boycott vise à un changement de paradigme (tant bien sur les plans sociaux , environnementaux qu'en matière énergétique, du droit des animaux[19]... ) en s'inscrivant dans l'ère du Numérique. Cette révolution du numérique doit, selon la communauté de la plateforme, apporter plus de transparence, de démocratie et de confiance dans les interactions entre les agents économiques.

La plateforme vise un dialogue bienveillant, argumenté et objectif entre agents économiques[20], associations et consommateurs ou usagers.

La proposition d'alternatives, de buycott, est l'un des 3 piliers du concept I-Boycott : Boycott/Buycott/Éveil.

L'éthique promue par I-boycott[21] s'inspire fortement du concept de Social Business, développé par Muhammad Yunus, c'est-à-dire concilier la recherche du profit avec le respect de l'Homme et de l'Environnement[22].

Financement[modifier | modifier le code]

I-boycott se finance exclusivement par les dons et les formations. Étant reconnue d'intérêt général, elle permet aux organisations de défiscaliser leurs dons à hauteur de 60 % et jusque 66 % pour les particuliers

Les sources de dons sont :

  • les dons spontanés des particuliers
  • les dons spontanés des organisations, entreprises, associations
  • les gouttes d'eau cumulées via le moteur de recherche éthique Lilo dès lors qu'il est installé en moteur de recherche par défaut sur leur navigateur web.

Les formations se basent sur le serious game mise en place par l'association : Ethic Or Not.[23] Le serious game Ethic Or Not invite les consom’acteurs à se glisser dans la peau de simples consommateurs, d’élus politiques ou encore de chefs d’entreprise afin de faire émerger les mécanismes de la société de consommation et ses limites.

Campagnes[modifier | modifier le code]

Victoires[modifier | modifier le code]

Boycotts levés suite aux engagements pris par les entreprises

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Prix européen de l'innovation sociale
  • 2016 : Finaliste Les Ripostes
  • 2016 : Prix public la Fabrique Aviva[29]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clémence Olivier, « I-boycott, l’outil 2.0 qui veut secouer les entreprises », sur Europe 1, (consulté le 7 février 2017).
  2. « I-Boycott : la plateforme de Boycott citoyen », sur Libre Art'air (consulté le 7 février 2017).
  3. Fabien Baceiredo, « 2015 en 365 initiatives », sur effinews, (consulté le 7 février 2017).
  4. Sabine Pradelle, « Le boycott est-il un outil citoyen et pacifique ? », sur enssemble.org, (consulté le 27 décembre 2016).
  5. Y. D., « I-boycott, le projet qui pourrait faire trembler les multinationales », sur BFM Business, (consulté le 9 novembre 2016).
  6. L'association, i-boycott
  7. « I-boycott.org : La première plateforme de boycott en ligne. », sur Le Jeune Engagé (consulté le 7 février 2017).
  8. « Consom’acteur, prenez le pouvoir avec I-boycott ! », sur UP le mag, (consulté le 7 février 2017).
  9. Yves Corver, « Pourquoi I-boycott doit absolument remporter un rapide succès populaire ? », sur Club de Mediapart, (consulté le 7 février 2017).
  10. Mickael, « Le boycott, le pouvoir absolu du citoyen ? », sur News360x, (consulté le 7 février 2017).
  11. a et b Sibylle Laurent, « « Ensemble, on a un pouvoir extraordinaire » : I-boycott veut faire trembler les multinationales », sur LCI, (consulté le 9 novembre 2016).
  12. « Deux Français lancent I-boycott, une plateforme collaborative qui organise le boycott de masse », sur CitizenPost, (consulté le 27 décembre 2016).
  13. « Du boycott au buycott, les nouvelles alternatives citoyennes », sur zamanfrance.fr (consulté le 7 février 2017).
  14. « I-Boycott : reportage à la soirée de lancement d'une plateforme révolutionnaire », sur AgoraVox, (consulté le 7 février 2017).
  15. « Soirée de lancement : Plateforme I-Boycott », sur La Recyclerie (consulté le 9 novembre 2016).
  16. Pierrick Tillet, « i-boycott.org : le boycott comme arme sociale de dissuasion massive », Chroniques du Yéti,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2016)
  17. Mathilde Régis, « Une start-up lyonnaise veut « démocratiser le boycott bienveillant » », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 21 janvier 2017).
  18. « HEVEA – ETIC à Lyon | Etic », sur etic.co (consulté le 21 janvier 2017).
  19. « I-boycott : enfin une solution viable pour boycotter en masse ? | L'Indigné du Canapé », sur www.indigne-du-canape.com (consulté le 7 février 2017)
  20. « Après les pétitions en ligne, une plateforme pour appeler au boycott d’entreprises », sur http://tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 7 février 2017)
  21. « I-BOYCOTT.ORG », sur mouv', (consulté le 7 février 2017)
  22. Pierrick Tillet, « i-boycott.org : le boycott comme arme sociale de dissuasion massive », Chroniques du Yéti,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2017)
  23. « Pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de société, iBoycott lance son “serious game”’ éthique. », POSITIVR,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018)
  24. Axel Leclercq, « H&M et Petit Navire : le boycott s’organise d’une façon encore jamais vue en France ! », POSITIVR,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2017)
  25. Isabelle de Foucaud, « Les consommateurs appelés à soutenir les producteurs de lait contre Lactalis », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2016)
  26. Périco Légasse, « Camembert Président, lait Bridel, roquefort Société... appel au boycott contre les marques Lactalis », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2017)
  27. « Crise du lait: un appel au boycott et une pétition visent les produits Lactalis », LExpansion.com,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2017)
  28. Guillaume Poingt, « Un appel au boycott de Lactalis lancé sur Internet », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2017)
  29. Levent Acar, « I-boycott - Nous sommes finalistes de @LaFabriqueAviva ! Merci de votre soutien pour #MonIdéeFab. », sur Aviva, (consulté le 27 décembre 2016).

Lien externe[modifier | modifier le code]