KissKissBankBank

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KissKissBankBank
Logo de KissKissBankBank

Adresse kisskissbankbank.com
Description Site de financement participatif
Slogan L'idée c'est de se lancer
Type de site Financement participatif
Langue Multilingue (3 langues)
Inscription Gratuite
Nombre d'inscrits 1 944 694
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Propriétaire La Banque Postale
Créé par Vincent Ricordeau, Ombline le Lasseur, Adrien Aumont
Lancement
Classement Alexa 607 (France, mai 2014)
État actuel En activité

KissKissBankBank est une entreprise de financement collaboratif fondée en France en par Ombline Le Lasseur, Vincent Ricordeau et Adrien Aumont[1], sur le modèle de Kickstarter. Le titre de la société fait allusion à un film de 2005 Kiss Kiss Bang Bang.

KissKissBankBank est un des principaux sites européens de financement participatif.

Développement[modifier | modifier le code]

En , une version bêta de KissKissBankBank est lancée, comportant une dizaine de projets musicaux. Lors de son ouverture officielle en , la plateforme élargit ses catégories aux différentes formes de création et devient un site généraliste[2].

En 2009, KissKissBankBank obtient 1,4 million d'euros auprès du fonds XAnge Private Equity[3]. En , XAnge fournit à nouveau 700 000 euros[2].

Durant l'année 2013, KissKissBankBank connaît une augmentation significative dans la récolte de dons. En effet, le site collecte 8 millions de dons, tandis que 3 millions avaient été collectés entre et [4]. Cet essor se situe dans un contexte où le financement participatif a crû de 160 % en France durant l'année 2013[5].

En 2013, parallèlement est fondé hellomerci qui vise à permettre « à tout un chacun de solliciter un financement auprès de sa communauté proche »[6], avec des prêts à taux zéro dans une optique de micro-entrepreneuriat. L'activité de cette plateforme est mise en sommeil depuis décembre 2017.

En novembre 2014, KissKissBankBank Technologies donne naissance à Lendopolis, plateforme de financement participatif par prêts (crowdlending) pour les TPE/PME[7]. En mars 2019, Lendopolis suspend ses prêts aux TPE/PME pour devenir une plateforme essentiellement dédiée aux acteurs des énergies renouvelables et de l'immobilier[8].

En 2015, le marché du financement participatif français ralentit tant concernant le nombre de projets financés que les montants collectés. Pour une croissance d'environ 75% en 2014, KissKissBankBank enregistre l'année suivante un taux de 15 à 20%[9].

En , La Banque postale rachète 100 % de KissKissBankBank & Co[10]. A cette occasion, l'un des fondateurs explique qu'il est « difficile pour une entreprise, certes avec une forte notoriété mais de petite taille, de continuer à combattre sur un marché devenu très concurrentiel »[11]. Une banque mobile, co-construité par les deux entités et intitulée Ma French Bank, est annoncée pour 2019[12].

En mars 2018, KissKissBankBank rachète la plateforme de dons gratuits Goodeed et en juillet 2020, elle rachète la plateforme de dons Microdon[13].

Fonctionnement du financement[modifier | modifier le code]

L'équipe du site procède à une première modération des projets qui lui sont présentés, et accepte en moyenne 1 projet sur 4. Selon Vincent Ricordeau, les projets refusés ne sont « pas assez créatifs » ou sont dans un état « embryonnaire »[14]. Une fois cette sélection passée, les projets sont publiés sur le site qui crée l'interface entre les créateurs du projet et leurs contributeurs. Les projets sont financés par les internautes, par l'intermédiaire de dons. L'internaute peut choisir une contrepartie de son choix correspondant au montant de son don, ou effectuer un don sans contrepartie. Les transactions sont effectuées par carte bancaire, et la société se rémunère en percevant 5 % sur les collectes réussies (+3 % de frais bancaires)[15].

Les projets sont décrits avec un budget chiffré, un temps imparti pour la collecte et des contreparties fixées par le créateur selon les montants engagés. L'objectif financier fixé peut être dépassé pendant la période de collecte, mais il doit atteindre 100 % au moins à la date butoir pour que les contributions soient débitées ; si le montant minimum n'est pas atteint, les internautes ne sont pas prélevés.

Analyse des activités[modifier | modifier le code]

Dans un portrait consacré aux cofondateurs, Libération écrit que la plateforme « défend une logique de mécénat » qui a pris « une tournure militante inattendue » consistant en la création d'une « utopie » : celle d'un système guidé par l'empathie[16].

Pour Le Monde, les participants sur KissKissBankBank ou Ulule ne font pas que soutenir des causes (principalement tournées vers l'écologie ou l'éthique). Ils s'inscrivent, d'une part, dans une dynamique de lutte contre un système qui leur déplaît et, d'autre part, dans une forme de participation par procuration (« Devenir « un peu propriétaire de ruches, même si je n’ai pas mon nom dessus » » selon les propos d'une donatrice)[17].

Données juridiques et financières[modifier | modifier le code]

Activité et effectif[18].
2015 2016 2017 2018
Chiffre d'affaires en K€ 2 080 2 686 2 477 non publié
Résultat net en K€ + 406 - 564 - 1 851
Effectif 12 26 33

SIREN : 512 211 004

La société est présidée par Vincent Ricordeau qui dirige aussi les sociétés : Lendopolis, Goodeed, Junzi Conseils, Snov et Lendopolis II.

Projets notables[modifier | modifier le code]

  • Le Youtubeur et streamer Bob Lennon récolte 1 835 572  pour son livre dont vous êtes le héros Les Aventures du Pyro-Barbare (et de Billy) dans : La Forteresse du Chaudron Noir[19]. Ce projet est notable à double titre pour KissKissBankBank. D'abord parce qu'il s'agit de la plus grosse collecte de la plateforme, et également parce qu'il a battu le record d'Europe du plus gros montant collecté sur une campagne de crowdfunding[20]. Le précédent record, réalisé sur la plate-forme Ulule en 2017, avait récolté 1,2 millions d'euros pour le financement d'un jeu vidéo, Noob[21].
  • Demain : le , Mélanie Laurent et Cyril Dion récoltent 444 390  pour financer un documentaire intitulé Demain sur les « solutions » (écologiques, sociétales, etc.) existantes autour du monde[22].
  • L'Œil du SeaOrbiter : ce projet de Jacques Rougerie a récolté 344 650  pour le financement de la partie supérieure du SeaOrbiter, en date du [23].
  • NationWars 2 au Trianon de Paris : le , Pomf et Thud récoltent 165 690  pour le financement de NationWars 2. Il s'agit d'une deuxième édition de NationWars, un tournoi mondial de StarCraft 2, dont la finale se déroula au Trianon à Paris[24].
  • Co.Bâtissons ! : Numa (alias Silicon Sentier) récolte 113 659  pour l'aménagement du nouveau bâtiment de l'association, en date du [25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les nouveaux banquiers, Paris Match 2013.
  2. a et b « KissKissBankBank, facilitateur de financement de projets créatifs », sur frenchweb.fr, (consulté le 29 mai 2018)
  3. « KissKissBankBank », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 29 mai 2018)
  4. Aude Fredouelle, « 8 millions de dons ont transité sur KissKissBankBank », sur journaldunet.com, (consulté le 29 mai 2018)
  5. Aude Fredouelle, « 2013, année de l'explosion du crowdfunding en France », sur journaldunet.com, (consulté le 29 mai 2018)
  6. « Hellomerci va dépasser KissKissBankBank », sur wedemain.fr, (consulté le 27 mai 2018)
  7. « KissKissBankBank se lance dans les prêts aux PME », sur lesechos.fr, (consulté le 19 avril 2016).
  8. « Lendopolis suspend ses prêts aux TPE-PME », sur La Tribune (consulté le 16 juillet 2020)
  9. « Le « crowdfunding » français forcé de se renouveler pour éviter l’essoufflement », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2020)
  10. « La Banque Postale prend un coup de jeune en s'offrant KissKissBankBank », sur zdnet.fr, (consulté le 29 mai 2018)
  11. « La Banque postale s’offre KissKissBankBank », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2020)
  12. « La Banque Postale ne lancera sa banque mobile qu'en 2019 », sur usine-digitale.fr, L'Usine digitale, (consulté le 29 mai 2018)
  13. Timothée Talbi, « La Banque Postale renforce son pôle « crowdfunding » », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2020)
  14. Interview de Vincent Ricordeau, lesechos.fr, 5 juillet 2013.
  15. « KissKissBankBank s'impose comme la «banque de la nouvelle économie» », Les Échos, 2013.
  16. Chloé AEBERHARDT, « Vincent Ricordeau et Ombline Le Lasseur. Kisskiss, leur big bank », sur Libération.fr, (consulté le 16 juillet 2020)
  17. « Le financement participatif, je donne donc je suis », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2020)
  18. « KISSKISSBANKBANK & CO : bilans », sur www.societe.com (consulté le 6 décembre 2019)
  19. « Les aventures du Pyro-Barbare par Bob-Lennon », sur KissKissBankBank (consulté le 3 août 2020).
  20. « L'autre actu de la tech : une appli pensée par et pour des agriculteurs », sur Boursorama, (consulté le 3 août 2020).
  21. Corentin Courtois, « « Noob », la guilde star du crowdfunding européen », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2020).
  22. "Demain" : Succès pour le financement participatif du film de Mélanie Laurent et Cyril Dion, youphil.com, consulté le 1er août 2014.
  23. Patrick Déniel, « SeaOrbiter, un projet porté par un consortium industriel », sur www.usinenouvelle.com, (consulté le 30 avril 2014).
  24. Nation Wars II par O'Gaming, 23 juin 2014, millenium.org.
  25. « Les kisskissbankers immortalisés sur les marches », Journal du Net, 20 novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]