KissKissBankBank

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KissKissBankBank
Logo de KissKissBankBank

Adresse kisskissbankbank.com
Description Site de financement participatif
Publicité Non
Langue Multilingue (6 langues)
Inscription Gratuite
Nombre d'inscrits 311 784
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Créé par Vincent Ricordeau, Ombline le Lasseur, Adrien Aumont
Lancement
Classement Alexa 607 (France, mai 2014)

KissKissBankBank est une entreprise de financement collaboratif fondée en France en mars 2010 par Ombline Le Lasseur, Vincent Ricordeau et Adrien Aumont[1], sur le modèle de Kickstarter. Le titre de la société fait allusion à un film de 2005 Kiss Kiss Bang Bang.

KissKissBankBank est un des principaux sites européens de financement participatif.

Développement[modifier | modifier le code]

En septembre 2009, une version bêta de KissKissBankBank est lancée, comportant une dizaine de projets musicaux. Lors de son ouverture officielle en mars 2010, KissKissBankBank élargit ses catégories aux différentes formes de création et devient un site généraliste[2].

En 2009, KissKissBankBank obtient 1,4 million d'euros auprès du fonds XAnge Private Equity[3]. En avril 2011, XAnge fournit à nouveau 700 000 euros[2].

Durant l'année 2013, KissKissBankBank connaît une augmentation significative dans la récolte de dons. En effet, le site collecte 8 millions de dons, tandis que 3 millions avaient été collectés entre mars 2010 et décembre 2012[4]. Cet essor se situe dans un contexte où le financement participatif a crû de 160 % en France durant l'année 2013[5].

En 2013, parallèlement est fondé hellomerci qui vise à permettre « à tout un chacun de solliciter un financement auprès de sa communauté proche[6] », avec des prêts à taux zéro dans une optique de micro-entreprenariat.

Fin 2014, KissKissBankBank Technologies donne naissance à LENDOPOLIS, plateforme de prêt participatif (crowdlending) pour les TPE/PME[7].

Entre 2010 et juillet 2014, plus de 9 300 projets ont été présentés sur KissKissBankBank dont environ 54 % ont atteint leur objectif financier et ont ainsi pu être réalisés. Selon les données fournies par KissKissBankBank, parmi les dix-sept catégories répertoriées, celles présentant le plus grand nombre de projets et les meilleurs taux de réussite sont : 1) Musique, 2) Film/Vidéo et 3) Spectacle vivant[8].

En juin 2017, La Banque Postale rachète 100% de KissKissBankBank & Co. [9]

Fonctionnement du financement[modifier | modifier le code]

L'équipe de KissKissBankBank procède à une première modération des projets qui lui sont présentés, et accepte en moyenne 1 projet sur 4. Selon Vincent Ricordeau, les projets refusés ne sont « pas assez créatifs » ou sont dans un état « embryonnaire »[10]. Une fois cette sélection passée, les projets sont publiés sur le site qui crée l'interface entre les créateurs du projet et leurs contributeurs. Les projets sont financés par les internautes, par l'intermédiaire de dons. L'internaute peut choisir une contrepartie de son choix correspondant au montant de son don, ou effectuer un don sans contrepartie. Les transactions sont effectuées par carte bancaire, et la société se rémunère en percevant 5 % sur les collectes réussies (+3 % de frais bancaires)[11].

Les projets sont décrits avec un budget chiffré, un temps imparti pour la collecte et des contreparties fixées par le créateur selon les montants engagés. L'objectif financier fixé peut être dépassé pendant la période de collecte, mais il doit atteindre 100 % au moins à la date butoir pour que les contributions soient débitées ; si le montant minimum n'est pas atteint, les internautes ne sont pas prélevés.

Projets notables[modifier | modifier le code]

  • Demain le film : le 26 juillet 2014, Mélanie Laurent et Cyril Dion récoltent 444 390 pour financer un documentaire intitulé Demain sur les « solutions » (écologiques, sociétales, etc.) existantes autour du monde[12].
  • L'Œil du SeaOrbiter : ce projet de Jacques Rougerie a récolté 344 650 pour le financement de la partie supérieure du SeaOrbiter, en date du 27 janvier 2014[13].
  • NationWars 2 au Trianon de Paris : le 23 juin 2014, Pomf et Thud récoltent 165 690 pour le financement de NationWars 2. Il s'agit d'une deuxième édition de NationWars, un tournoi mondial de StarCraft 2, dont la finale se déroula au Trianon à Paris[14].
  • Co.Bâtissons ! : Numa (alias Silicon Sentier) récolte 113 659 pour l'aménagement du nouveau bâtiment de l'association, en date du 30 juillet 2013[15].
  • Le rappeur Georgio a financé son premier album via la plateforme en 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les nouveaux banquiers, Paris Match 2013.
  2. a et b KissKissBankBank, facilitateur de financement de projets créatifs, La rédaction, frenchweb.fr, 29 juin 2011.
  3. KissKissBankBank, challenges.fr, juin 2012.
  4. 8 millions de dons ont transité sur KissKissBankBank, journaldunet.com, Aude Fredouelle, 14 janvier 2014.
  5. 2013, année de l'explosion du crowdfunding en France, journaldunet.com, Aude Fredouelle, 14 janvier 2014.
  6. Cf. l'interview de Vincent Ricordeau, "Crowdfunding : « Hellomerci va dépasser KissKissBankBank »", Wedemain.fr, 21 mai 2014.
  7. « KissKissBankBank se lance dans les prêts aux PME », sur lesechos.fr, (consulté le 19 avril 2016).
  8. Les Stakisstiques, kisskissbankbank.com, consulté le 17 juillet 2014.
  9. « La Banque Postale prend un coup de jeune en s'offrant KissKissBankBank », sur ZDNet,
  10. Interview de Vincent Ricordeau, lesechos.fr, 5 juillet 2013.
  11. « KissKissBankBank s'impose comme la «banque de la nouvelle économie» », Les Échos, 2013.
  12. "Demain" : Succès pour le financement participatif du film de Mélanie Laurent et Cyril Dion, youphil.com, consulté le 1er août 2014.
  13. Patrick Déniel, « SeaOrbiter, un projet porté par un consortium industriel », sur www.usinenouvelle.com, (consulté le 30 avril 2014).
  14. Nation Wars II par O'Gaming, 23 juin 2014, millenium.org.
  15. « Les kisskissbankers immortalisés sur les marches », Journal du Net, 20 novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]