Henry Franklin-Bouillon

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Henry Franklin-Bouillon
Illustration.
Henry Franklin-Bouillon, ministre d'État (1917)
Fonctions
Député
Gouvernement IIIe République
Groupe politique RRRS (1910-1928)
GSR (1928-1932)
NI (1932-1936)
Ministre d'État
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Gouvernement Paul Painlevé (1)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 67 ans)
Résidence Seine-et-Oise

Henry Franklin-Bouillon est un homme politique français, né à Jersey le , et décédé à Paris le .

Professeur et journaliste[modifier | modifier le code]

Fils d'un ancien fonctionnaire républicain, proscrit après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, il rencontre Victor Hugo dès son enfance. Rentré en France en 1878, il fait ses études à Caen, puis à Paris, où il devient agrégé d'anglais. Il enseigne à Londres, avant devenir journaliste pour la presse française. Il est correspondant de guerre pendant la guerre du Soudan, puis pendant la guerre gréco-turque (1897). De novembre 1908 à juin 1909, il est le directeur-administrateur du journal Le Radical.

Bien qu'élu député dès 1910, et en dépit de ses problèmes de santé, il s'engage pendant la Première Guerre mondiale, de 1914 à 1917[1].

Radical unioniste[modifier | modifier le code]

Membre du Parti radical-socialiste, Henry Franklin-Bouillon y représente l'aile droite, hostile au communisme et au socialisme, et très favorable à l'Union nationale. Ces positions le conduisent à quitter en 1927 le Parti radical pour créer la Fédération radicale indépendante de Seine-et-Oise. Il constitue à l'Assemblée nationale le groupe parlementaire de la Gauche sociale et radicale (ou Gauche unioniste et sociale) puis élargit son assise en lançant les Comités radicaux unionistes. Après sa mort, son principal lieutenant, Pierre Cathala, créé un Parti radical indépendant.

Carrière ministérielle et diplomatique[modifier | modifier le code]

Il est ministre d'État de septembre à novembre 1917 dans le gouvernement conduit par Paul Painlevé. Par la suite, il accomplit diverses missions diplomatiques pour la France en direction de la Turquie ; il contribue, avec les représentants français d'Istanbul, à faire évoluer la position française vis-à-vis des kémalistes[2]. Il rencontre en 1921 Mustafa Kemal dont il devient un proche après avoir signé avec lui, en octobre 1921, le traité d'Ankara, première reconnaissance de jure de la nouvelle Turquie par un Etat occidental (elle avait été reconnue de facto par la France avec l'armistice de mai 1920, par les autres puissances occidentales à la conférence de Londres, en mars 1921, et de jure par la Russie soviétique en décembre 1920, par le traité de Gümrü).

Fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Il était surnommé par certains "Washington Potage".

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Henry Franklin-Bouillon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=3134
  2. Robert F. Zeidner, The Tricolor over the Taurus. The French in Cilicia and Vicinity, 1918-1922, Ankara, TTK, 2005, p. 157.