Gauche sociale et radicale

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La Gauche sociale et radicale est un ancien groupe parlementaire français créé en 1928 à la Chambre des députés par Henry Franklin-Bouillon.

Des radicaux unionistes[modifier | modifier le code]

Ce groupe parlementaire, fort de 47 membres, regroupe les anciens membres du Parti radical-socialiste qui refusent un nouveau Cartel des gauches et en appellent à l'Union nationale autour de Raymond Poincaré. Cette attitude leur vaut d'être qualifiés de nationalistes par André Siegfried ; eux-mêmes préfèrent le qualificatif d'unionistes. Le groupe de la Gauche sociale et radicale est d'ailleurs issu des Comités radicaux unionistes qui deviendront en 1935 le Parti radical indépendant.

Le groupe n'est pas reconduit en 1932 ; cette mouvance se retrouvera au sein du groupe de la Gauche radicale, qui devient en 1936 le groupe de la Gauche démocratique et radicale indépendante afin de signifier son rapprochement avec l'Alliance démocratique.

Citation[modifier | modifier le code]

La Gauche sociale et radicale, autour de M. Franklin-Bouillon, groupe surtout d'anciens radicaux-socialistes qui, par sentiment de l'union nationale, ont préféré le poincarisme au cartel et qui évoluent dans une atmosphère vaguement teintée de nationalisme. Le radicalisme a de tout temps contenu ce genre de tempéraments, mais a presque toujours fini par les éliminer. Leur place est-elle bien au centre ? Ils s'y sont en tout cas réfugiés sans en partager pleinement l'esprit et du reste ils ne rentreraient pas aisément dans le radicalisme des purs, qui ne leur pardonne pas leur dissidence.

André Siegfried, Tableau des partis en France.

Autres groupes parlementaires radicaux indépendants[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]