Ghost in the Shell

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Ghost in the Shell
攻殻機動隊
(Kōkaku kidōtai)
Type Seinen
Genre Policier, action, cyberpunk
Manga : Ghost in the Shell
Auteur Masamune Shirow
Éditeur (ja) Kōdansha
(fr) Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale
Volumes 2
Manga : Ghost in the Shell 2: ManMachine Interface
Auteur Masamune Shirow
Éditeur (ja) Kōdansha
(fr) Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale 1991 – 1997
Volumes 2
Manga : Ghost in the Shell 1.5: Human Error Processor
Auteur Masamune Shirow
Éditeur (ja) Kōdansha
(fr) Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale 1991 – 1996
Volumes 1

Autre

Ghost in the Shell (攻殻機動隊, Kōkaku kidōtai?, littéralement « policiers anti-émeute en carapaces offensives »), parfois abrégé GITS, est un manga de Masamune Shirow prépublié au Japon dans le Young Magazine en 1989. Deux autres mangas, Ghost in the Shell 2: Man-Machine Interface et Ghost in the Shell 1.5: Human Error Processor, sont ensuite publiés entre 1991 et 1997. La version française des trois œuvres est publiée par Glénat.

La série est ensuite devenue une franchise médiatique composée de quatre films d'animation (Ghost in the Shell, Ghost in the Shell 2: Innocence, Ghost in the Shell: SAC Solid State Society et Ghost in the Shell: The New Movie), trois séries d'animation (Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, Ghost in the Shell: Stand Alone Complex 2nd GIG et Ghost in the Shell Arise: Alternative Architecture) et différents jeux vidéo. Une adaptation en prise de vues réelle sort en 2017, avec Scarlett Johansson dans le rôle du major Kusanagi.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ghost in the Shell est un manga futuriste cyberpunk se déroulant aux alentours des années 2030.

Le personnage principal est un cyborg[1] de sexe féminin du nom de Motoko Kusanagi. Kusanagi fait partie d’une section d’élite anticriminelle, la section 9.

La trame principale du manga, ainsi que du film adapté du manga, raconte la traque d’un cybercriminel connu sous le nom de « Marionnettiste » (Puppet Master). Ce cybercriminel prend le contrôle de l’esprit d’un humain par l’intermédiaire du Réseau Numérique mondial, évolution d’Internet.

Alors que l’enquête progresse, la section 9 finit par découvrir que le criminel n’est pas une personne physique mais une intelligence artificielle ayant acquis, pour la première fois au monde, une conscience. Le désir du Marionnettiste, qui a réussi à s’incarner dans un corps d’androïde, est de se reproduire. Il ne souhaite pas se dupliquer comme un simple virus (toujours identique et donc vulnérable) mais bien donner naissance à une nouvelle forme de vie. C’est pourquoi il sollicite Motoko Kusanagi pour fusionner leurs ghosts (l’équivalent de l’âme et de l’esprit) et ainsi créer un être nouveau et unique.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Ghost in the Shell.

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Plusieurs thèmes classiques de la science-fiction sont abordés, tel que les rapports entre les hommes dans une société robotisée, mais le thème principal, abordé tout au long des œuvres de Masamune Shirow, est le suivant : qu’est-ce qu’être humain ?

Une liste non exhaustive des questions à portée philosophique que pose l’auteur peut être :

  • Qu’est-ce qui distingue l’être humain d’un robot pensant ayant conscience de son existence ?
  • Qu’est-ce qui fait la spécificité de la pensée humaine ?
  • Que peut-on considérer comme « être vivant » ?
  • Où se situe la frontière entre le corps et l’esprit ?

Ces questions sont abordées, entre autres, avec le personnage de Kusanagi qui a tous les attributs d’un être humain, si l’on met de côté son corps artificiel plus lourd et puissant, seul son cerveau (cyber-amélioré par des implants permettant d’accéder au réseau internet) étant d’origine. Ce personnage doute parfois de son humanité.

L’œuvre de Masamune Shirow aborde également la question de l’évolution (de l’homme, de la vie…) et met en relief certaines idées puisées dans l’essai d’Arthur Koestler « Le cheval dans la locomotive » (« The ghost in the machine » en anglais)[2]. Ces idées sont notamment introduites par le Major Kusanagi dans le film[3].

Ghost (en anglais : le fantôme, l’esprit) fait référence à l’esprit, à l’âme humaine. Le ghost[4] est ce qui fait la différence entre les robots et les humains. Shell fait référence tantôt à l’enveloppe humaine robotisée (en anglais : la coquille, la carcasse), tantôt au programme ou au système (shell informatique) dans lequel le ghost peut être inclus et qui fait le lien entre celui-ci et l’extérieur, pour les connexions réseau, comme pour les entrées et sorties physiques[réf. nécessaire].

Censures[modifier | modifier le code]

L’édition anglaise de Dark Horse Comics tout comme l’édition de Glénat ont fait l’objet de censure : certaines pages à caractère érotique présentes dans l’édition originale du chapitre 2 « junk jungle » ont été enlevées.

Le premier tome de Ghost in the Shell 2, appelé ManMachine Interface, publié en France en tant que 3e tome de Ghost in the Shell, a été publié également au Japon dans une version intégrale où certaines scènes sont à caractère érotique.

Chronologie[modifier | modifier le code]

En partie du fait de ses nombreuses déclinaisons sous différents médias, la franchise Ghost in the Shell propose une chronologie interne complexe, parfois vague ou même contradictoire[5],[6],[7].

Les critiques s'accordent toutefois à définir la série Ghost in the Shell: Arise (2013-2014), suivie par le film Ghost in the Shell: The New Movie (2015), comme les préquelles du manga original de 1989. Ce manga est adapté en deux films, Ghost in the Shell, le film original (1995)[8] et Ghost in the Shell 2: Innocence (2004), eux-mêmes adaptés en film live, Ghost in the Shell (2017)[9]. Le manga a aussi été adapté en une série animée de deux saisons présentant un point de vue alternatif de l'univers : Ghost in the Shell: Stand Alone Complex (2002-2005), suivie de l'OVA Ghost in the Shell: SAC Solid State Society (2006)[10].

Il est également à noter que bien que pouvant servir de préquelle autant au manga original de 1989 qu'aux interprétations alternatives, Ghost in the Shell (1995) et Ghost in the Shell: Stand Alone Complex (2002-2005), l'animé Ghost in the Shell: Arise et ses suites peuvent être considérés comme indépendants car se permettant quelques incohérences envers les trois œuvres pouvant être sa suite[réf. nécessaire].

Influence[modifier | modifier le code]

La franchise a inspiré de nombreux créateurs, notamment les jeux vidéo Syndicate Wars, Oni[11], le mod « Neotokyo » d'Half life 2[réf. nécessaire] et EYE: Divine Cybermancy[12], ainsi que les réalisatrices Lana et Lilly Wachowski pour leur film Matrix[6].

Manga[modifier | modifier le code]

Ghost in the Shell[modifier | modifier le code]

Ghost in the Shell (anime comics)[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'adaptation en manga du film de Mamoru Oshii.

Ghost in the Shell 2: ManMachine Interface[modifier | modifier le code]

Note : Une première édition du tome 1 est sortie sous le titre Ghost in the shell - Tome 3, ce qui peut poser quelques problèmes de cohérences. Cette erreur a été corrigée sur les volumes imprimés au cours de l’année 2004.

Ghost in the Shell 1.5: Human-Error Processor[modifier | modifier le code]

L’édition Glénat est accompagnée du même CD-ROM que l’édition japonaise (donc non traduit).

Il s’agit de quatre histoires courtes relatant des enquêtes de la section 9 :

  1. Fat Cat (1991)
  2. Drive Slave (1992)
  3. Mines of Mind (1995)
  4. Lost Past (1996)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Les trois films de Mamoru Oshii sont la première adaptation des mangas de Masamune Shirow. Il a également supervisé les séries du même nom dont la direction a été confiée à Kenji Kamiyama, également à l’origine des films d’animation adaptés par la suite.

Séries d'animation[modifier | modifier le code]

OAV[modifier | modifier le code]

Film en prises de vue réelles[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cyborg, mais pas un androïde : un androïde est une machine à part entière, humaine seulement d’apparence. Un cyborg est une créature issue de la fusion entre la machine et un organisme humain. Le major Kusanagi possède encore son cerveau, enfermé dans une boîte crânienne en métal renforcé de haute protection, et enchâssé dans son corps artificiel. C’est tout ce qui la rattache à son humanité d’origine.
  2. Cahier des lectures MCX Serge DIEBOLT, « Note de lecture : Ghost in the Shell (Kukaku Kidutai) », sur Réseau intelligence de la complexité, (consulté le 13 février 2013) : « Petit dialogue à méditer : « … à force de nous spécialiser nous devenons prévisibles… et c'est la mort » ». Ceci reprend une idée présente dans l’essai « Le cheval dans la locomotive », à savoir que l’évolution d’une espèce a parfois besoin de revenir en arrière pour que cette espèce ne disparaisse pas.
  3. Dans la version doublé en français du film, Kusanagi dit à Togusa : « À force de nous spécialiser nous devenons plus vulnérables… et c’est la mort ».
  4. En anglais dans le texte original comme dans la traduction française.
  5. Alfro, « Édito #39 : C'est quoi ce foutoir avec Ghost in the Shell ? », sur 9emeart.fr, (consulté en février 2017)
  6. a et b (en) Darryn Bonthuys, « A guide to the anime viewing order of Ghost In The Shell », sur criticalhit.net, (consulté en février 2017)
  7. (en) Andy Lee Chaisiri, « In which order should I watch Ghost in the Shell? », sur quora.com, (consulté en février 2017)
  8. Et son remake Ghost in the Shell 2.0 en 2008.
  9. Secrets de tournage sur allocine.fr
  10. (en) Brian Ruh, « Your Ghost in the Shell Cheat Sheet », sur animenewsnetwork.com, (consulté en février 2017)
  11. (en) Entrevue avec l'ingénieur principal Brent Pease.
  12. (en) E.Y.E: Divine Cybermancy.
  13. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=313248X
  14. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=1744801
  15. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=334441X
  16. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=3504069

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]