Ghislaine Maxwell

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Ghislaine Maxwell
Ghislaine Maxwell (cropped).jpg
Ghislaine Maxwell en 2007.
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Ghislaine Noelle Marion Maxwell, née le à Maisons-Laffitte (France), est une femme mondaine ainsi qu’une femme d'affaires et militante associative britannique-américaine.

Plus jeune enfant du magnat de la presse britannique Robert Maxwell, elle s’installe aux États-Unis après la mort de son père, en 1991, et devient une proche associée du financier Jeffrey Epstein, plus tard accusé de crimes sexuels.

En 2012, elle fonde un groupe de défense des océans, The TerraMar Project (en). Cette organisation ferme en , une semaine après l’annonce des accusations de trafic sexuel déposées par les procureurs fédéraux de New York contre Epstein.

Ghislaine Maxwell est arrêtée le par le FBI dans le New Hampshire, et est inculpée pour trafic de mineurs et parjure, risquant 35 ans de réclusion. Sa libération sous caution ayant été refusée, elle reste incarcérée au Metropolitan Detention Center à Brooklyn dans l'état de New York en attente de procès, prévu pour juillet 2021.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Headington Hill Hall dans les années 2000.

Ghislaine Noelle Marion Maxwell[1] est née en 1961 à Maisons-Laffitte, en France[2]. Elle est la neuvième enfant d'Elisabeth Maxwell (née Meynard), une historienne française spécialiste de l'histoire de la shoah, et de Robert Maxwell, politicien et magnat des médias britannique d'origine tchèque. Elle passe toute son enfance en Angleterre, où elle grandit dans un milieu particulièrement privilégié matériellement. La famille réside à Oxford dans une somptueuse demeure historique nommée Headington Hill Hall, une maison de 53 pièces où se trouvaient aussi les bureaux de Pergamon Press, la maison d'édition dirigée par son père[2],[3],[4]. Ghislaine Maxwell effectue toutes ses classes dans l'enseignement privé, d'abord à Headington School (en), puis dans l'internat de Marlborough College.[5]. Elle achève sa formation par des études universitaires à Oxford, au Balliol College.[5] Elle est élevée dans la foi anglicane.[6]

La vie de la famille Maxwell est marquée par plusieurs tragédies. Dans la lignée paternelle, aucun membre n'a survécu à la shoah : Robert Maxwell, né Jan Ludvik Hyman Binyamin Hoch dans le shtehl de Slatinské Doly, est l'unique survivant, 300 personnes de sa famille et parentèle ont péri, dont ses parents et ses quatre frères et sœurs.[7],[8] Robert et Elizabeth ont également la douleur de perdre deux enfants : Karine, décédée de la leucémie à l'âge de 3 ans en 1957, ainsi que Michael, des suites d'un accident de voiture.[9] L'accident de voiture survient deux jours après la naissance de Ghislaine ; son frère, alors âgé de 15 ans, est plongé dans le coma et reste inconscient jusqu'à sa mort en 1967[10]. Dans ses mémoires, sa mère relate que cet accident a profondément marqué toute la famille et que chez Ghislaine, cela s'est traduit par un comportement anorexique alors qu'elle était encore toute petite[10].

Ghislaine Maxwell avait une relation très étroite avec son père et est généralement considérée comme ayant été l'enfant favori de celui-ci[4],[11],[12]. The Times a rapporté qu'après son entrée à l'université, Robert Maxwell ne lui permettait pas d'amener ses petits amis à la maison ni d'apparaître en public avec eux[13].

Par sa naissance, Ghislaine Maxwell fait partie de la haute société ; elle fait partie des figures éminentes de la vie mondaine londonienne dans les années 1980[14].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle a fondé un club féminin nommé d'après le Kit-Cat Club (en) du XVIIIe siècle[15],[12] et a été une des dirigeantes de l'Oxford United Football Club à l'époque où son père en était propriétaire[16],[17]. Elle a aussi travaillé pour The European, un hebdomadaire lancé par Robert Maxwell[18],[19]. Selon Tom Bower (en) du Times, en 1986 le père de Ghislaine l'a invitée à visiter son nouveau yacht dans un chantier naval des Pays-Bas pour fêter son baptême sous le nom de Lady Ghislaine (en)[20]. The Scotsman a affirmé que Robert Maxwell lui avait aussi « créé sur mesure une entreprise à New York »[21]. Cette entreprise, spécialisée dans les cadeaux d'entreprise, n'était pas rentable[13],[20],[22].

The Times a rapporté que Ghislaine Maxwell s'est rendue à New York le pour livrer au nom de son père une enveloppe qui, sans qu'elle le sache, faisait partie d'un plan de celui-ci pour voler 200 millions de dollars aux actionnaires de Berlitz[20].

Après le rachat du New York Daily News par son père en , Ghislaine a été envoyée à New York pour lui servir d'intermédiaire[23],[13]. En , elle a pris le Concorde avec lui pour New York, d'où il est rapidement reparti pour Moscou en la laissant le représenter lors d'une cérémonie en l'honneur de Simon Wiesenthal[24]. En , le corps de Robert Maxwell a été retrouvé flottant près du Lady Ghislaine (en) aux Îles Canaries[25]. Immédiatement après sa mort, Ghislaine s'est envolée pour Tenerife, où se trouvait le yacht, pour prendre soin de ses papiers[13]. Bien que l'enquête ait conclu à une noyade accidentelle, elle a indiqué depuis qu'elle croyait que son père avait été assassiné[26], déclarant en 1997 qu'« Il ne s'est pas suicidé. C'est simplement incompatible avec son caractère. Je pense qu'il a été assassiné[27]. ». Après sa mort, on a découvert que Robert Maxwell avait puisé dans le fonds de pension des employés de Mirror Group Newspapers, une compagnie qu'il dirigeait et dans laquelle il avait une forte participation, afin d'en soutenir les cours[28]. Il aurait manqué plus de 440 millions de livres, ce qui a laissé les survivants de la famille Maxwell et le gouvernement britannique dans l'impasse pour rembourser les 32 000 personnes lésées[29].

Ghislaine Maxwell est partie pour les États-Unis en 1991, juste après la mort de son père. Elle a été photographiée en train de prendre un Concorde, ce qui a provoqué l'indignation en plein milieu du scandale des retraites détournées, à cause du prix des vols sur cet avion[11],[12]. Elle aurait ensuite reçu « un legs annuel de 80 000 livres d'un fonds créé par son père »[30]. En 1992, elle s'est installée dans l'appartement d'un ami iranien au-dessus de Central Park. À cette époque, elle travaillait dans une agence immobilière sur Madison Avenue et fréquentait notamment Ivana Trump et le fils d'Adnan Khashoggi[31]. Elle est rapidement devenue une figure importante de la vie mondaine new-yorkaise[12],[32].

Association avec Jeffrey Epstein[modifier | modifier le code]

Ghislaine Maxwell a rencontré le financier américain Jeffrey Epstein au début des années 1990 dans une fête à New York, après « une rupture difficile avec le comte Gianfranco Cicogna » des hôtels Ciga[33] (aujourd'hui propriété de Starwood Hotels & Resorts Worldwide).

Elle a eu une relation amoureuse de plusieurs années avec lui au début des années 1990 et est restée très proche de lui au cours des décennies suivantes[12],[32],[34]. La nature de leurs relations reste indéterminée. Dans une déposition de 2009, plusieurs employés de maison d'Epstein ont témoigné que Ghislaine Maxwell jouait un rôle central dans sa vie publique et privée, la qualifiant de sa « petite amie principale », aussi chargée d'engager, de surveiller et de licencier le personnel à partir de 1992 environ[35]. Elle a aussi été qualifiée de « Lady of the House » par les employés d'Epstein, et de son « agressive assistante »[36]. Dans un portrait d'Epstein paru en 2003 dans Vanity Fair, la journaliste Vicky Ward (en) indique que celui-ci la désignait comme « ma meilleure amie[37] ». Ward a aussi observé que Ghislaine Maxwell semblait « organiser une grande partie de sa vie[37] ».

Ghislaine Maxwell a attiré l'attention de la presse pour son amitié avec le Prince Andrew, le deuxième fils de la reine Élisabeth II, qui a assisté à des événements mondains avec elle à New York[38]. Elle lui a présenté Epstein et tous les trois sont souvent sortis ensemble[39]. En 2000, Ghislaine Maxwell et Epstein ont assisté à une fête donnée par le Prince Andrew dans la propriété royale du comté de Norfolk pour le 39e anniversaire de Ghislaine[40]. Celle-ci a aussi été photographiée avec Bill Clinton, Donald Trump et l'avocat Alan Dershowitz[32].

En 1995, Epstein a renommé une de ses entreprises de Palm Beach The Ghislaine Corporation ; celle-ci a été dissoute en 1998[35].

En 2008, Epstein a été condamné pour incitation d'une mineure à la prostitution et a passé 13 mois en prison (pour une peine négociée de 18). Après sa sortie de prison, bien que Ghislaine Maxwell ait continué à avoir d'importantes activités mondaines, ils n'ont plus été vus ensemble en public[4].

Vers la fin 2015, Maxwell elle-même s'est largement retirée de toute activité mondaine[4].

Affaires et accusations civiles[modifier | modifier le code]

Virginia Roberts v. Maxwell (2015)[modifier | modifier le code]

Les détails d'une poursuite au civil rendus publics en contiennent la déposition d'une femme identifiée comme « Jane Doe 3 », qui accuse Ghislaine Maxwell de l'avoir recrutée en 1999, alors qu'elle était mineure, pour avoir des relations sexuelles avec Epstein[12]. Un reportage de Julie K. Brown (en) dans le Miami Herald en 2018 a révélé que Jane Doe 3 est Virginia Giuffre, qui s'appelait Virginia Roberts en 1999. Giuffre a rencontré Maxwell à Mar-a-Lago, le club de Donald Trump à Palm Beach où elle travaillait à cette époque[12]. Elle a affirmé que Maxwell l'avait présentée à Epstein, après quoi elle avait été « formée par les deux pour son plaisir, y compris des leçons sur les préférences d'Epstein en matière de fellation[41],[12] ».

Ghislaine Maxwell a nié à de nombreuses reprises toute participation aux crimes d'Epstein[34]. Dans une déclaration de 2015, elle a rejeté les allégations selon lesquelles elle aurait agi comme entremetteuse pour Epstein et nié qu'elle ait « facilité des actes d'abus sexuel du Prince Andrew ». Son porte-parole a déclaré que « les allégations faites contre Ghislaine Maxwell sont fausses » et qu'elle « nie fortement toutes les allégations de mauvais goût qui sont apparues dans la presse britannique et ailleurs, et se réserve le droit de demander réparation pour la répétition de ces vieilles affirmations diffamatoires[39],[42] ».

Giuffre a attaqué Maxwell devant la cour fédérale du district sud de New York en 2015. Elle a affirmé que Maxwell et Epstein l'avaient prostituée avec d'autres jeunes filles mineures, souvent lors de fêtes sexuelles données par Epstein dans ses propriétés de New York, du Nouveau Mexique, de Palm Beach et des Îles Vierges. Maxwell l'ayant qualifiée de menteuse, Giuffre l'a poursuivie pour diffamation. Bien que les détails de l'arrangement n'aient pas été rendus publics, en le cas a été réglé en faveur de Giuffre[43], Maxwell lui versant « des millions »[44].

Sarah Ransome v. Epstein and Maxwell (2017)[modifier | modifier le code]

En 2017, Sarah Ransome a porté plainte contre Epstein et Maxwell, affirmant que Maxwell l'avait engagée pour faire des massages à Epstein et plus tard l'avait menacée de la blesser ou de détruire ses perspectives de carrière si elle n'acceptait pas leurs demandes sexuelles chez lui à New York et dans son île privée des Caraïbes, Little Saint James (en). Le cas a été réglé en 2018, selon des termes non publiés[45],[4],[32],[46].

Affidavit rempli par Maria Farmer (2019)[modifier | modifier le code]

Le , une nouvelle accusatrice, Maria Farmer, s'est fait connaître et a rempli un affidavit devant la cour fédérale de New York, affirmant qu'elle et sa sœur de 15 ans avaient été agressées sexuellement par Epstein et Maxwell dans des lieux séparés en 1996. Selon cet affidavit, Farmer avait rencontré Maxwell et Epstein lors de la réception d'une galerie d'art de New York en 1995. L'affidavit affirme que l'été suivant, ils l'ont engagée pour travailler sur un projet artistique dans le domaine de Les Wexner dans l'Ohio, où elle aurait été sexuellement agressée[47]. Farmer a rapporté l'incident au département de la police de New York et au FBI[35].

L'affidavit de Farmer affirme aussi qu'au cours du même été, Epstein a emmené en avion sa sœur, alors âgée de 15 ans, dans sa propriété du Nouveau-Mexique, où il l'aurait molestée sur une table de massage[48].

Jennifer Araoz vs. the estate of Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, and Jane Does 1–3 (2019)[modifier | modifier le code]

Le , Jennifer Araoz a porté plainte devant la Cour suprême de New York contre la succession d'Epstein (mort 4 jours avant), Ghislaine Maxwell et trois membres non-nommés de son personnel ; cette poursuite a été rendue possible par le nouveau Child Victims Act de l'État de New York, qui a pris effet le jour même[49].

Priscilla Doe vs. the estate of Jeffrey Epstein (2019)[modifier | modifier le code]

Ghislaine Maxwell est nommée dans une des trois plaintes déposées le à New York contre la succession de Jeffrey Epstein[50]. Celle qui l'a déposée, connue sous le nom de « Priscilla Doe », affirme avoir été recrutée en 2006 et formée par Maxwell avec des instructions pas-à-pas pour fournir des services à Epstein[51],[52].

Publication de documents judiciaires[modifier | modifier le code]

Le , la Cour d’appel des États-Unis pour le deuxième circuit a ordonné la publication de documents de la plainte précédente de Virginia Giuffre contre Ghislaine Maxwell au civil[53]. Jeffrey Epstein a été arrêté le à l'aéroport de Teterboro dans le New Jersey sous les accusations de proxénétisme et proxénétisme aggravé[54].

Maxwell a demandé une nouvelle audience de la cour d'appel fédérale le , pour essayer de garder confidentiels les documents de la plainte de Virginia Giuffre[55].

Le , un premier lot de documents de la plainte pour diffamation de Giuffre contre Maxwell ont été rendus publics[56]. Le lendemain, Epstein se pend dans sa cellule de prison, à Manhattan, à l'âge de 66 ans[57],[58].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Arrestation et inculpation[modifier | modifier le code]

Le matin du 2 juillet 2020, Maxwell est arrêtée par le FBI dans sa résidence de Bradford (New Hampshire)[59]. Elle comparaît l'après-midi-même devant une juge fédérale qui lui notifie les raisons de son arrestation. En raison de la pandémie de coronavirus, cette audience a eu lieu par visioconférence.[60]

L'arrestation dans l'État du New Hampshire de la quinquagénaire s'est déroulée « sans incident », selon le FBI[61]. Présentée à un juge fédéral, Maxwell est formellement inculpée le soir-même de son arrestation par la procureure de New York de six chefs d'accusation, notamment d'incitation à des actes sexuels illégaux, de parjure, et d'avoir "aidé, facilité et contribué aux agressions sur mineures de Jeffrey Epstein", de 1994 à 1997[59].

Placement en détention provisoire[modifier | modifier le code]

Ghislaine Maxwell est incarcérée au Metropolitan Detention Center à New York, dans l'attente de son procès[62]. Immédiatement, toute une série de mesures sont mises en vigueur pour assurer sa sécurité personnelle et empêcher qu'elle n'attente à ses jours et qu'elle ne tente de se suicider[62].

Le 11 juillet, ses avocats proposent de payer 5 millions de dollars pour la remise en liberté sous caution de Maxwell ; ils indiquent qu'elle est prête à remettre ses passeports américain, anglais et français et à demeurer en résidence surveillée dans une propriété new-yorkaise, dans l'attente de son procès[63].

Le FBI révèle peu après que lors de son arrestation les agents l'ont vue à travers une fenêtre, à la fois ignorer leur ordre de se rendre et essayer de s'enfuir dans une autre pièce de la maison, fermant rapidement la porte derrière elle. Les agents sont entrés de force - ont défoncé la porte - et ont arrêté Mme Maxwell . Les procureurs ont déclaré que lors d'une perquisition dans la maison, les enquêteurs avaient trouvé un téléphone portable enveloppé de papier d'aluminium sur le dessus d'un bureau, ce qu'ils ont interprété comme étant « une tentative maladroite pour échapper à la détection » des forces de l'ordre[64].

L'audience pour déterminer d'une éventuelle libération sous caution a lieu le 14 juillet 2020. Ses avocats indiquent que Ghislaine Maxwell plaide non coupable. Maxwell assiste à cette audience par vidéoconférence depuis le centre de détention. En raison d'un risque de fuite jugé particulièrement élevé, la juge rejette la demande libération sous caution de Maxwell, qui restera donc incarcérée jusqu'à l'ouverture de son procès dont la date a été fixée par le procureur au 12 juillet 2021. Le 31 juillet suivant, des documents concernant Maxwell sont déclassifiés et rendus publics, démontrant que la britannique et Jeffrey Epstein sont restés en contact au moins jusqu'en 2015, d'après des courriels échangés entre eux. Le 12 août suivant, la protection anti-suicide de Maxwell est levée, lui permettant de quitter sa cellule d'isolement et de revenir à un système carcéral normal. Selon le Daily Mail, Ghislaine Maxwell serait en possession d'une collection de vidéos montrant plusieurs personnalités influentes et des filles mineures se livrant à des actes sexuels. D’après l'ami interrogé par le journal britannique, Ghislaine Maxwell serait « en danger de mort permanent »[65]. La rumeur qui affirme que Jeffrey Epstein aurait été assassiné existe depuis sa mort, alors les avocats de Ghislaine Maxwell auraient réussi à obtenir qu'elle soit déplacée de cellule en cellule afin qu'elle ne soit pas assassinée[66].

En cas de condamnation pour les six charges dont elle a été inculpée, Ghislaine Maxwell encourt une peine maximale allant jusqu'à 35 ans de prison[61],[67],[68],[69].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Newsweek a indiqué que Ghislaine Maxwell avait « le charisme pompeux de son père[70] ». Depuis au moins 1997, elle a conservé une résidence dans le quartier londonien de Belgravia[71],[72],[19]. En 2000, elle s'est installée dans une maison de 650 m2 de l'Upper East Side de New York, sur East 65th Street, à moins de 10 blocs de celle de son ami Epstein (Herbert N. Straus House (en)). La maison a été achetée pour 4,95 millions de dollars par une compagnie à responsabilité limitée anonyme (LLC), dont l'adresse était la même que celle des bureaux de J. Epstein & Co. L'acheteur était représenté par Darren Indyke, avocat de longue date d'Epstein[4].

Après sa relation personnelle et professionnelle avec Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell a été plusieurs années en couple avec Ted Waitt (en), fondateur de la société Gateway computers[22],[73]. En 2010, elle a assisté au mariage de Chelsea Clinton, comme invitée de Waitt[22]. Elle a aidé Waitt à acquérir et à rénover un yacht de luxe, le Plan B, qu'elle a utilisé pour voyager en France et en Croatie avant la fin de leur relation, survenue fin 2010[74] ou début 2011[22],[12]. En , il a été rapporté que Maxwell vivait à Manchester-by-the-Sea, dans le Massachusetts, dans la maison de Scott Borgerson[75]. Maxwell et Borgerson ont été décrits comme en couple depuis plusieurs années[74],[75]. Les habitants de Manchester-by-the-Sea ont indiqué qu'elle y était restée discrète, se faisait appeler « G » plutôt que par son prénom complet et avait été vue à plusieurs reprises en train de promener un braque hongrois sur la plage[76],[77]. Un gestionnaire immobilier voisin a déclaré que Maxwell et Borgerson formaient un couple et avaient été régulièrement vus courant ensemble le matin[78]. Borgerson a indiqué en que Maxwell ne vivait pas chez lui pour le moment et qu'il ne savait pas où elle se trouvait[75].

TerraMar Project[modifier | modifier le code]

En 2012, Maxwell a fondé The TerraMar Project (en)[79], une association sans but lucratif de protection des océans. Elle a donné une conférence pour TerraMar à l'université du Texas à Dallas et une conférence TED à TEDx Charlottesville en 2014[80]. Elle a accompagné Stuart Beck (en), membre du bureau 2013 de TerraMar, à deux réunion des Nations unies pour discuter du projet[22].

TheTerraMar Project a annoncé sa fermeture le , moins d'une semaine après la publication des accusations de trafic sexuel déposées par les procureurs de New York contre Jeffrey Epstein[81],[4]. Une entreprise associée, Terramar (UK), continue à exister, avec Maxwell parmi ses directeurs[82]. Une demande de radiation de cette entreprise a été faite le et devrait paraître dans The London Gazette le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b (en) « Betty Maxwell Obituary », sur The Telegraph, (consulté le 18 juillet 2019)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mark Seal, « “Ghislaine, Is That You?”: Inside Ghislaine Maxwell’s Life on the Lam », Vanity Fair,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]