Gare de Genève-Eaux-Vives

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Genève-Eaux-Vives
image illustrative de l’article Gare de Genève-Eaux-Vives
Ancien bâtiment voyageurs, aujourd'hui détruit.
Localisation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Ville Genève
Quartier Les Eaux-Vives
Coordonnées géographiques 46° 12′ 04″ nord, 6° 09′ 58″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire CFEG
Exploitant CFF (à partir de 2019)
Services RE, Léman Express (à partir de 2019)
Caractéristiques
Ligne(s) Ligne Annemasse - Genève-Eaux-Vives (1888-2011)
CEVA (en 2019)
Voies 2
(anciennement 3)
Quais 1 (central)
(anciennement 1 latéral et 1 central)
Zone 10 (Unireso)
Altitude 402 m
Historique
Mise en service (ligne des Eaux-Vives)
(CEVA)
Fermeture (pour reconstruction)
Architecte Hermann Hug (bâtiment de 1888)
Ateliers Jean Nouvel (gare du CEVA)
Correspondances
Tramway 12
à Amandolier (par la voie publique)
Autobus 21

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Genève-Eaux-Vives

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Genève-Eaux-Vives

La gare de Genève-Eaux-Vives est une gare ferroviaire située dans le quartier des Eaux-Vives de Genève (Suisse), et qui fut le terminus de la ligne d'Annemasse à Genève-Eaux-Vives (frontière). Jusqu'à sa fermeture provisoire le 27 novembre 2011 au soir, elle était la porte d'entrée genevoise du réseau TER vers la Haute-Savoie, via Annemasse, avec des liaisons ferroviaires directes pour Évian-les-Bains, La Roche-sur-Foron, Annecy (en train jusqu'en 2007, puis par autocar) ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet.

Elle rouvrira en en tant que gare intermédiaire du CEVA.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie en souterrain à 402 mètres d'altitude, la gare de Genève-Eau-Vives sera située sur le CEVA entre les gares de Genève-Champel et de Chêne-Bourg.

Du temps de la ligne d'Annemasse à Genève-Eaux-Vives (frontière), elle était située en surface au point kilométrique (PK) 5,994 et constituait le terminus de la ligne, précédant la gare de Chêne-Bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare « provisoire »[modifier | modifier le code]

La gare est construite en 1887 et ouvre en même temps que la ligne d'Annemasse à Genève-Eaux-Vives le [1],[2]. Les plans de la gare sont dessinés par l'architecte cantonal Hermann Hug[1].

La gare est construite de façon provisoire en bois, sans horloge ni marquise de quai, ni décorations soignées[1]. Provisoire qui durera plus d'un siècle puisque ce bâtiment ne sera détruit qu'en [3].

La gare, terminus de la desserte assurée par la SNCF avec le réseau TER vers Annemasse puis Évian-les-Bains ou Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet ou Annecy (uniquement par correspondance), est fermée le afin de pouvoir entamer les travaux du CEVA, prolongeant la ligne des Eaux-Vives jusqu'à la gare de Cornavin, nécessitant la destruction des bâtiments d'origine afin d'être reconstruite en souterrain[4].

La nouvelle gare souterraine[modifier | modifier le code]

La gare historique laisse place à une nouvelle gare souterraine dans le cadre du projet CEVA ; dessinée par les Ateliers Jean Nouvel, elle sera alors une des gares principales du futur Léman Express. Cette liaison devrait être achevée d'ici .

Le projet de desserte[5] prévoit la circulation des trains directs entre Coppet (Suisse), Genève-Cornavin, Genève-Eaux-Vives et Annemasse toutes les 15 minutes. Ces trains continueront au-delà d'Annemasse vers Annecy, Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet et Évian-les-Bains. La structure cadencée du réseau et le fonctionnement des gares d'Annemasse et de La Roche sur Foron comme des nœuds de correspondance permettront de proposer 2 liaisons par heure et par sens vers l'ensemble des destinations.

En complément de cette desserte régionale, des trains RegioExpress circuleront entre Annemasse et Lausanne (voire au-delà vers Vevey et Romont). Ils circuleront toutes les 30 minutes et desserviront notamment les gares de Lancy-Pont-Rouge, Genève-Cornavin, Coppet, Nyon, Gland, Rolle, Allaman et Renens.

À plus long terme, après la mise en service de CEVA, la réouverture de la ligne du Tonkin entre Évian-les-Bains et Saint-Gingolph (frontière franco-suisse) pourrait permettre la création de liaisons plus efficaces entre le bassin genevois et le canton du Valais, via la rive sud du Léman. Ce projet de réouverture est à l'étude par RFF et la région Rhône-Alpes.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare sera desservie par des trains RegioExpress qui relieront Vevey à Annemasse via Genève et par quatre des cinq lignes du Léman Express[6].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La desserte en direction de la Haute-Savoie est assurée par un service de bus à partir de 2013, la ligne 61 des Transports publics genevois (TPG), et ce jusqu'à la mise en service du CEVA en 2019 ; toutefois cette ligne de bus ne dessert pas la gare.

La gare est indirectement desservie par la ligne 12 du tramway de Genève, via la station Amandolier, placée à plus de 200 m de la gare et, de façon directe, par la ligne 21 des TPG en terminus sur l'avenue de la gare et qui dessert aussi la station Amandolier.

Une nouvelle station de tramway sera construite au niveau de l'accès sud de la future gare, à mi-distance des actuelles stations Roches et Amandolier sur la route de Chêne, ainsi qu'une nouvelle boucle de retournement via la rue de Savoie au lieu de passer dans les deux sens sur l'avenue de la gare[7]. L'ancienne boucle de retournement est fermée depuis début 2017[8].

Avec la mise en service du CEVA, la gare deviendra le terminus de deux lignes Transalis actuellement en terminus à la gare routière de Dorcière[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bénédict Frommel et Enis Arikok, Les chemins de fer du canton de Genève, Étude historique 1840-1960 : Ligne Eaux-Vives - Moillesulaz, Genève, DAEL - Service des monuments et des sites, , 257 p. (lire en ligne), p. 200-231
  2. Revue : La Vie du Rail, n° 1 809
  3. Laurence Bézaguet, « Des nostalgiques pleurent la gare des Eaux-Vives », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 31 janvier 2017).
  4. https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/21-mois-retard-tunnel-champel-mise-service-ceva-reportee/story/23827293
  5. « Communiqué de presse des Cantons de Genève et Vaud du 13 janvier 2009 sur la future offre du RER Franco-Valdo-Genevois »
  6. « Carte du réseau Léman Express », sur http://lemanexpress.ch (consulté le 18 octobre 2017)
  7. « CEVA et Léman Express », sur http://www.citrap-ge.ch, (consulté le 21 décembre 2017)
  8. « Les TPG vu par la Citrap Genève », sur http://www.citrap-ge.ch (consulté le 13 janvier 2018)
  9. Luca Di Stefano, « Les autocars mettent Genève sous pression », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 27 juin 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Maison, Les Chemins de fer du Jura de Genève à Bâle, Éd. Revue du Rail, 1979.
  • Voies Ferrées n° 11 de mai-juin 1982, Les atouts d'un raccordement (CEVA), article de William Lachenal.
  • Connaissance du Rail n° 302-303 d'octobre-novembre 2006, Le Sillon alpin, article de William Lachenal.
  • Connaissance du Rail n° 340-341 août-septembre 2009, articles de William Lachenal sur "le rail à Genève" avec photos des trains SNCF et CFF, pages 6 à 15 ; et sur le projet CEVA, pages 16 à 19.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]