Comédie de Genève

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Comédie de Genève
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Façade de la Comédie de Genève

Type Théâtre
Lieu Genève
Coordonnées 46° 11′ 50″ nord, 6° 08′ 38″ est
Architecte(s) Henry Baudin
Inauguration 1913
Nb. de salles 1
Capacité 613
Direction Hervé Loichemol
Site web www.comedie.ch

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Comédie de Genève

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Comédie de Genève

La Comédie de Genève, fondée par Ernest Fournier en 1913, est un théâtre situé à Genève en Suisse[1].

Description[modifier | modifier le code]

La Comédie de Genève, construite par l’architecte genevois Henry Baudin en 1911-1912, a été inaugurée en janvier 1913[2]. Elle est la première institution genevoise consacrée à l’art dramatique[3]. La salle peut accueillir 613 places[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Naissance 1913-1937[modifier | modifier le code]

Formé à Paris par un sociétaire de la Comédie-Française, Ernest Fournier a 34 ans lorsqu'il fonde la troupe dramatique de "La Comédie" qui jouera dès décembre 1909 à Plainpalais (actuellement Théâtre Pitoëff)[5].

L’accueil obtenu et le soutien financier du « Mouvement pour l’Art social » l’incitent dès 1911 à faire construire son propre théâtre : le bâtiment actuel de la « Comédie de Genève », Boulevard des Philosophes 6, inauguré le 24 janvier 1913[5],[6].

À la suite de la crise de 1929, l’équilibre financier de la « Comédie de Genève » perd de l'altitude. Ernest Fournier écoule ses moyens, sa santé, et meurt en décembre 1937[1],[6],[7].

1939-1959[modifier | modifier le code]

Le comédien français Maurice Jacquelin prend la direction de la « Comédie de Genève »[8].

Durant les années de guerre, la "Comédie de Genève" s'est davantage ouverte aux auteurs locaux, un phénomène qui se poursuivra jusqu'à la fin des années 1940[8].

En 1945, c'est à la "Comédie de Genève" que Giorgio Strehler, alors jeune réfugié italien, signe ses deux premières mises en scène, Meurtre dans la Cathédrale de T.S. Eliot et la création mondiale de Caligula de Camus[8].

En 1947, pour éviter la faillite de l’entreprise encore en mains privées, la Ville de Genève rachète le bâtiment[1],[7].

1959-1974[modifier | modifier le code]

Élève de Fournier pour la diction, André Talmès revient à la Comédie. De retour à Genève, il est choisi par la Ville pour succéder à Jacquelin [1],[7].

1974-1982[modifier | modifier le code]

En 1979, le théâtre connaît une grave crise financière. C'est la constitution de la Fondation d'Art Dramatique (FAD), qui va permettre à la "Comédie de Genève" de redresser la barre. Richard Vachoux sera reconduit à son poste de directeur jusqu'en 1982[1],[7].

1982-1989[modifier | modifier le code]

C'est lors de ces années et avec cette première réalisation (L'Oiseau vert d'après Carlo Gozzi) que la Comédie de Genève dirigée par Benno Besson gagne un public important. Le spectacle sera repris durant plusieurs saisons en Europe et au Canada. Ces faits ont donné un élan à la Comédie et l'image d'une Genève à l'actualité de la production théâtrale européenne[1],[7].

1989-1999[modifier | modifier le code]

Le comédien Claude Stratz deviens directeur de la Comédie de Genève jusqu'à 1999[1],[7].

1999-2011[modifier | modifier le code]

Première femme à occuper ce poste, Anne Bisang, visant à renforcer les liens entre artistes et spectateurs, fit installer une librairie, un restaurant et une galerie au sein de la Comédie de Genève[1],[7].

2011[modifier | modifier le code]

La Comédie de Genève est dirigée depuis le mois de juillet 2011 par le metteur en scène Hervé Loichemol[9],[10].

Direction[modifier | modifier le code]

1913 à 1937 : Ernest Fournier

1939 à 1959 : Maurice Jacquelin

1959 à 1974 : André Talmès

1974 à 1982 : Richard Vachoux

1982 à 1989 : Benno Besson

1989 à 1999 : Claude Stratz

1999 à 2011 : Anne Bisang

Depuis 2011 : Hervé Loichemol

Personnalités s'étant produites à La Comédie de Genève[modifier | modifier le code]

Alain Françon, Claude Régy, Emma Dante, Fanny Ardant, Galin Stoev, Isabelle Pousseur, Krzysztof Warlikowski, Matthias Langhoff, Michael Delaunoy, Nicolas Stemann, Olivier Py, Peter Brook, Romeo Castellucci, Stuart Seide, Wajdi Mouawad, William Kentridge, Yvette Théraulaz, Isabelle Huppert, Coline Serreau[11],[12],[13],[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Officiel Ville de Genève »,
  2. Christine Amsler, « La Comédie de Genève : une réalisation de l’Union pour l’Art social ? », dans Paul Bissegger, Monique Fontannaz, Des pierres et des hommes. Matériaux pour une histoire de l’art monumental régional, Lausanne, Bibliothèque historiques vaudoise 109, (ISBN 2-88454-109-8), p. 577-592
  3. « Vidy »,
  4. « UTR »,
  5. a et b « Officiel Comédie de Genève »,
  6. a et b « Tls »,
  7. a, b, c, d, e, f et g « Tls »,
  8. a, b et c « Union Des Théâtres Romans »,
  9. « Radio Télévision Suisse »,
  10. « Le programme »,
  11. « Tribune De Genève »,
  12. « Le Temps »,
  13. « Le Temps »,
  14. « Archives Comédie de Genève »,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoul Montandon, Genève foyer intellectuel : recueil pour servir à la connaissance de ses ressources scientifiques, artistiques et littéraires, Genève, A. Jullien, [1950]
  • Matthias Langhoff, Le rapport Langhoff : projet pour la Comédie de Genève, Genève, Éditions Zoé,
  • Joel Aguet et Claude Stratz, Dix saisons à la Comédie de Genève, 1989-1999, Genève, Comédie de Genève et Fondation d'art dramatique,
  • Angelina Berforini et Eva Cousido, Anne Bissang à la Comédie de Genève - l'obsession du printemps, Genève, Éditions L'Entretemps, (ISBN 978-2-35539-111-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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